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Critique

 

Joséphine Baker (Catherine Catel Muller)

note: 4J'ai deux amours Les bibliothécaires - 10 juin 2017écoutez

Avec Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouges, Catel Muller et José-Louis Bocquet avaient déjà exploré le destin exceptionnel de deux femmes qui ont su marquer leur époque et leurs contemporains. Cette fois-ci, leur inspiratrice est une grande dame qui chantait qu’elle avait « deux amours : [son] pays et Paris »…

Américaine d’origine et Française d’adoption, Joséphine Baker a commencé à danser dans les rues de Saint-Louis avant de terminer sa carrière sur les plus grandes scènes internationales. Entre temps, elle a introduit le charleston en Europe, intégré les forces de l’armée de l’air pour le compte de la France libre, marché aux côtés de Martin Luther King pour les droits civiques des Afro-Américains, adopté douze enfants de différentes nationalités, et charmé les plus grandes personnalités du XXème siècle.
Un destin tumultueux que Catel et Bocquet se sont appliqués à croquer dans un pavé de plus de 500 pages, qui s’avale pourtant d’une traite tant la vie de l’artiste semble tenir du roman. Chaque pas de swing, chaque note de jazz sont rendus par l’expressivité et le dynamisme des dessins.

Le choix du scénariste de suivre chronologiquement les événements qui ont marqué la vie de Joséphine peut, à première vue, sembler indigeste, mais nous permet de mieux saisir l’évolution personnelle de la femme qui se cache derrière la vedette. Une évolution que l’on suit avec d’autant plus de plaisir et de surprise lorsque l’on se rend compte que Joséphine Baker a pratiquement croisé tous ceux qui ont modelé son époque. Reconnaissable à son pagne de bananes et à son léopard de compagnie, figure d’exotisme et d’excentricité, Joséphine Baker a pourtant su se forger une solide réputation auprès de la haute sphère politique et culturelle de son temps. Derrière l’image de la première icône noire internationale, Catel et Bocquet ont su dévoiler la femme dans toute son humanité et son expressivité. Une lecture enrichissante, que l’on pourra compléter, en fin d’ouvrage, avec la biographie complète de Joséphine Baker ainsi que celles, plus rudimentaires, des personnages qu’elle a croisés…