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AccueilCritiques rédigées par Les bibliothécaires

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Critiques rédigées par Les bibliothécaires

 

Antonia (Gabriella Zalapì)

note: 5Journal d’une épouse délaissée Les bibliothécaires - 15 mars 2019

Palerme, 1965. Antonia est mariée et s’ennuie profondément, elle est seule et ne supporte plus la vie à deux .Son mari, un notable de la ville, est autoritaire et peu aimant. Elle a un fils qui est élevé par une nourrice exclusive. Suite au décès de sa grand-mère, elle tient un journal qu’elle étoffe de lettres, carnets et photographies. En dépouillant ces archives, elle reconstruit le puzzle du passé familial. Elle puise dans cette recherche la force nécessaire pour échapper à sa condition.
Roman d’une femme émancipée dans les années 1960,qui est rythmé de photographies tirées des archives familiales de Gabriella Zalapì, ce qui donne un caractère biographique à ce journal. D.S.

Contes ordinaires d'une société résignée (Ersin Karabulut)

note: 4Une anticipation poétique et acerbe Les bibliothécaires - 8 mars 2019

À travers quinze historiettes à l’imaginaire sombre et cynique, le dessinateur et satiriste turc Ersin Karabulut dépeint le quotidien d’une société contemporaine dans ses travers les plus troublants. Relevées d’une touche fantastique et surnaturelle, ces chroniques sociales de quelques planches suffisent à susciter le malaise (voire l’horreur ?) par des métaphores inquiétantes où la noirceur poétique le dispute à une satire glaçante et acerbe.
Entre le vieillard qui ne meurt jamais et vampirise ses proches, le fœtus dont on prédit la future carrière professionnelle dès l’échographie, les éruptions cutanées qui communiquent avec leurs hôtes ou encore ceux qui se couperaient volontiers bras et autres organes par amour, Karabulut évoque avec poésie et humour (noir, certes) une société du renoncement, minée par les carcans sociaux et complètement apathique. Drôlement effrayant : à découvrir si vous n’êtes pas trop déprimé ! Vv

La tour fantôme n° 1 (Taro Nogizaka)

note: 4À tour de rôle ! Les bibliothécaires - 8 mars 2019

L'histoire se déroule en 1954, dans la ville de Kobe au Japon.
La tour de l'horloge, aussi communément appelée Tour Fantôme, est l'un des endroits les plus effroyables de la ville. En effet le 23 Juin 1952, à 23h53 exactement, un horrible drame s'y est produit. Tatsu Fujiwa, une femme de 60 ans, a brutalement été assassinée par sa fille adoptive, Rika, âgée de 23 ans ! Depuis, deux ans se sont écoulés.

Taichi Amano, un jeune homme un peu perdu et vivant en marge de la société se retrouve par la force des choses à enquêter sur cette fameuse tour, le menant de rencontres en découvertes sordides.
Cette série alterne les genres de manière très fluide, passant du drame au policier, puis du mystère à l’horreur sans la moindre discordance. Les personnages sonnent vrai, chacun évoluant à sa propre manière opposant parfois son intérêt personnel à l’objectif du groupe. Ainsi ils vont tour à tour s’entraider, dissimuler des informations et mettre également en danger les autres.

L’ambiance générale rétro et délicieusement glauque ne sera pas au goût de tout le monde mais ce serait se passer d’une histoire prenante et SURprenante.
À noter tout de même la présence importante de violence (modérée certes mais tout de même) : La tour fantôme vise donc avant tout un Public Adulte et adolescent.
T. V.

Incendies (Denis Villeneuve)

note: 4Femme qui chante Les bibliothécaires - 1 mars 2019

Incendies est un film du réalisateur canadien Denis Villeneuve sorti en 2010. Villeneuve, déjà connu pour ses succès de science-fiction tels que Premier Contact ou Blade Runner 2049, montre ici tout son talent de metteur en scène en matière de dramaturgie. Ce film est une adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Wajdi Mouawad, portant sur la quête identitaire autour du passé d’une femme réfugiée au Canada. A la lecture du testament de leur mère Nawal Marwan, ses enfants Jeanne et Simon se voient remettre par le notaire deux enveloppes : l’une destinée à leur père qu’ils croyaient mort avant leur arrivée au Canada, et l’autre destinée à leur frère dont ils ignoraient l’existence. Le film se transforme alors en enquête sur le terrain, dans un pays du Moyen Orient (certainement le Liban pendant la guerre civile) jamais nommé. Le cinéaste alterne entre récits présents et passés que le spectateur doit raccorder entre eux afin de retracer la vie de cette femme qui devient à la fois mère mais aussi terroriste, prisonnière de guerre, et femme violée. Ce procédé permet au spectateur d’atteindre une plus grande compassion pour les jumeaux qui découvrent leur histoire au fur et à mesure de leurs recherches.
Un film très dur qui ne vous laissera pas indifférent. R. V.

Soundtrax (Fred Pallem)

note: 5Une collection de vraies fausses B.O. de films Les bibliothécaires - 1 mars 2019

Toujours inclassables, les musiques de Fred Pallem s’inspirent systématiquement de sa première passion : les musiques de films. Un voyage à travers le temps et les salles obscures de cinémas de genres : du thriller italien aux séries Z, en passant par la Blaxploitation et les nanars érotiques français des années 70. Suspense, émotions, humour :16 titres jubilatoires de vraies-fausses bandes originales dont seul notre imaginaire peut en définir le film. « Cet album a été pensé comme une B.O, sans le film, avec la seule volonté de convoquer des images. C’est un album pour "tripper", se faire son propre scénario. » A découvrir absolument ! C.G.

137 avenue Kaniama (Baloji)

note: 5Un aller retour Kinshasa-Bruxelles, svp… Les bibliothécaires - 1 mars 2019

Baloji est belgo-congolais, ou « kongaulois », comme le dit le titre de l'une de ses chansons. Baloji produit ici un rap atypique, un métissage festif de hip-hop, de funk, de house et chargé d'influences africaines. L’afro beat de Fela Kuti n’est pas très loin non plus : morceaux longs, rythmes répétitifs envoûtants. Mais pas seulement : Baloji est également un enfant de la chanson francophone avec des textes puissants au service d’un récit autobiographique ou engagés pour évoquer des satires sociales et politiques. Sa musique est un terrain de jeu qui lui permet de traiter le désespoir avec humour, de transcender les situations, puis de s'en détacher. C.G.

Dogman (Matteo Garrone)

note: 5Chienne de vie Les bibliothécaires - 1 mars 2019

Dogman est un film du réalisateur italien Matteo Garrone déjà connu pour son œuvre Gamorra sorti en 2008 et portant sur la mafia napolitaine.
Ici, il s’inspire d’un fait divers réel de la fin des années 1980, qui choqua toute l’Italie. Le scénario se déroule dans une station balnéaire de Campanie en déshérence. On suit Marcello, interprété par le formidable Marcello Fonte (Prix d’interprétation à Cannes), un toiletteur pour chien apprécié et aimé de tous. Marcello se retrouve malgré lui entraîné dans une spirale criminelle lorsque réapparait son ami Simoncino, un ancien boxer accro à la cocaïne. Celui-ci est obligé de commettre des cambriolages pour financer son addiction et contraint très vite Marcello à prendre part à ses exactions. Marcello se retrouve alors isolé de sa famille, détesté de tous, et n’a d’autre choix que d’assumer ses forfaits. Trahi, il doit tout recommencer à zéro, mais compte bien cette fois se venger.
Dogman pourrait être assimilé à un film de vengeance, mais cette finalité tant attendue par le spectateur, ne sera qu’un échec pour Marcello car celui-ci se retrouvera encore plus seul, vidé de toute humanité, montrant l’échec de la gentillesse face à la violence. Le but inavoué du réalisateur est la dénonciation de la violence qui sévit de façon récurrente en Italie et la passivité des gouvernants qui ont abandonné cette population. La parabole du début du film dans laquelle le chien violent devient gentil suite aux soins prodigués par Marcello ne s’applique pas à l’homme, Dogman résonne surtout comme le constat d’une violence qui pousse l'humain à ce qu'il est le plus souvent, une bête. Le film n’est pas sans rappeler les comédies satiriques des grands cinéastes italiens des années 60 tel que Comencini ou De Risi, où l’on cherchait à montrer l’envers du miracle économique. Un film haletant, à découvrir. R.V.

Kedi, des chats et des hommes (Ceyda Torun)

note: 4Des chats et des hommes Les bibliothécaires - 15 février 2019

Si vous aimez regarder des vidéos de chats sur internet (qui n’aime pas les vidéos de chats ??), ce film de Ceyda Torun est fait pour vous : la réalisatrice turque nous propose de suivre le temps d’une journée les gambades de sept matous parmi les milliers qui vagabondent à leur gré dans les rues d’Istanbul. Des chats, du soleil et de beaux paysages, que demander de plus ?

Aux animaux la guerre (Nicolas Mathieu)

note: 5Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés… Les bibliothécaires - 15 février 2019

Le prix Goncourt 2018 a récompensé Nicolas Mathieu pour « Leurs enfants après eux ». Mais connaissez-vous son premier et précédent roman paru chez Actes Sud dans la collection Actes Noirs, la fameuse collection de Stieg Larson et de Camilla Lackberg ?
Nicolas Mathieu nous livrait en 2014 un polar complexe enraciné dans le terroir vosgien fracassé par les licenciements économiques. Nous découvrions une palette de personnages bousculés, déclassés, aspirés par le quotidien dans lequel les « héros » étaient en équilibre entre le mal et le bien. Derrière l’esprit roman policier de cette fresque du quotidien pointait déjà le roman politique de la France « périphérique ». Nicolas Mathieu a adapté fin 2018 son roman en une série de très bonne facture pour la télévision. Y.G.

Botanicum (Katherine J. Willis)

note: 5Promenade végétale Les bibliothécaires - 15 février 2019

Entre herbier et cabinet de curiosités, ce livre invite à la déambulation planche après planche. Le lecteur y découvre la merveilleuse diversité que la Nature a à offrir au travers de somptueuses illustrations mises en valeur par le format de l’ouvrage. Et puis, les textes sont exigeants MAIS totalement abordables aux enfants. C’est le livre parfait à feuilleter avec les enfants pour (re)-découvrir le monde végétal complexe et fascinant. C.G.

Dans la forêt (Jean Hegland)

note: 5Séquoia le problème? Les bibliothécaires - 15 février 2019

Deux sœurs, Nell et Eva, vivent dans la demeure familiale au fin fond des bois à bien 50 kilomètres de toutes formes de civilisations tandis que le monde civilisé extérieur se meurt tel un feu de bois mal attisé.
Si vous êtes à la recherche d’une histoire pleine de bons sentiments, passez votre chemin : ce roman est un roller-coster émotionnel, alternant des moments de tendresse touchante avec des épisodes au désespoir certain.C’est comme-ci nous étions soumis au rythme des jongleries bigarrées d’un saltimbanque nous plongeant dans une espèce d’expectative angoissante.
Nous sommes ici les spectateurs de la vie des deux jeunes femmes livrées à elles-mêmes, tentant de vivre plutôt que de survivre.
Préparez-vous pour sa lecture car ce roman est une longue course en apnée où les moments de répit sont rares et fugaces. T.V.

Sketches of nowhere (Antoine Pierre)

note: 4Un son de nulle part Les bibliothécaires - 1 février 2019

Antoine Pierre et son quintet Urbex signent un deuxième album intitulé Sketches of nowhere? jazz planant inspiré des plus grands comme Miles Davis, mais aussi teinté d’une touche plus électro absente du précédent album sorti en 2016. Cette confrontation entre acoustique et électro montre une volonté de mélanger tradition et innovation. Il s’agit d’une suite d’improvisations, enregistrée en studio avec de nombreuses collaborations, notamment celle de Ben Van Gelder au saxophone ou encore de Magic Malic à la flute et au chant. La principale nouveauté de l’album est ce besoin de mixer le son rock et jazz, ce qui donne une spontanéité à l’ensemble de la création. L’ambiance de l’album est presque hypnotique. La présence de Bert Cools et de sa guitare électrique dans le quintet ont a fortement orienté l’album vers la musique électronique notamment en utilisant des pédales d’effets. Les morceaux sont des improvisations qui s’inspirent du vécu des musiciens, comme sur le titre Entropy où Antoine Pierre s’intéressait aux théories de Stephen Hawking. Ce principe de l’entropie qui stipule le désordre croissant, propose un début de morceau très ordonné, qui au fur et à mesure se déconstruit, et le désordre augmentant aboutit à une fin totalement chaotique. Ce voyage en dix pistes s’accompagne d’un livret comportant des photos d’enregistrements studio, comme pour tracer ce qui paraissait être une simple et éphémère collaboration, et qui finalement se poursuivra pour de nombreux concerts. A découvrir sans attendre. R. V.

Exotic worlds and masterful treasures (Stimulator Jones)

note: 5Sous le soleil, la plage Les bibliothécaires - 1 février 2019

Avant l’écoute même de l’album, l’esthétique rétro chic du collage de la couverture interpelle : champignons géants (hallucinogènes ?), femmes nues lascivement étendues, fruits exotiques. La musique de Stimulator Jonesrenvoie aux années 80-90 pour une balade en roller sous les palmiers de la côte californienne, un casque sur les oreilles envoyant des morceaux soul et funky à souhait. Ce groove sirupeux, voire cliché, n’en demeure pas moins séduisant. C.G.

Broadway Limited (Malika Ferdjoukh)

note: 4Swing Time Les bibliothécaires - 15 janvier 2019

Suite à une méprise linguistique et grâce à un bocal de soupe d’asperges, Jocelyn Brouillard, 17 ans, étudiant français en musicologie et fraîchement débarqué à New York, se retrouve logé à la pension Giboulées, exclusivement réservée aux jeunes filles.

On est en 1948 : tandis que le vieux continent se relève péniblement de la guerre, Jocelyn découvre une Amérique où le jazz et les paillettes explosent dans les clubs et les théâtres de Broadway, alors qu’en coulisses, la peur du « rouge » s’érige progressivement en chasse aux sorcières au sein du monde éclatant du show-business et des comédies musicales.

C’est bien peu de chose pour égratigner les rêves de Jocelyn et ses nouvelles camarades de pension, attachantes jeunes demoiselles téméraires et pétillantes, assoiffées de gloire et de justice, et qui s’imaginent volontiers au bras d’un Fred Astaire ou récoltant déjà les acclamations d’une Ginger Rogers. Mais derrière chaque rêve, se cache une blessure secrète, une quête personnelle dont chacune tente de venir à bout.

Alors que le roman s’insère à l’aube de la guerre froide, on s’amuse pourtant avec ces jeunes gens et on se prend à croire avec eux en un monde qui tournerait tout en musique et où les grandes vedettes d’hier et d’aujourd’hui feraient irruption dans nos vies avec la facilité d’un caméo d’Alfred Hitchcock. Ces filles du docteur March d’un nouveau genre, gardées par un dragon mélancolique et mélomane, n’ont pas fini de nous faire rêver… et danser. À lire avec les plus beaux morceaux de jazz en fond !
Vv

Les Amazones (Adrienne Mayor)

note: 4À la rencontre des Amazones Les bibliothécaires - 15 janvier 2019

Adrienne Mayor nous entraîne sur les traces des Amazones, ces guerrières fantasmées qui ont fait couler beaucoup d’encre (et de sang) et qui ont peuplé l’imaginaire de l’Antiquité occidentale. Dans les mythes des Grecs et des Romains, elles sont de redoutables combattantes, forcément belles et braves, à l’égal des plus grands héros grecs et des plus valeureux généraux romains. Mais c’est leur caractère mortifère et castrateur qui a fait leur renommée et les a définies comme les dignes adversaires de héros civilisateurs qui en triompheront toujours systématiquement (ou presque…).

En s’appuyant sur de récentes découvertes archéologiques et génétiques ainsi que sur l’analyse de différents artefacts antiques, Adrienne Mayor rectifie le tir et met à jour la réalité historique des Amazones. Elle nous montre qu’il n’y eut jamais de femmes mutilant leurs enfants mâles ni se coupant un sein pour mieux guerroyer. Il y eut en revanche des femmes combattantes, issues de peuples nomades (et mixtes !) qui auraient été les premiers à domestiquer les chevaux et qui parcoururent les environs de la Mer Noire et les steppes eurasiennes jusqu’en Inde et en Chine. L’historienne nous révèle ainsi ce qu’on sait de ces « Amazones » réelles et de leur mode de vie. Elles combattaient en effet à l’égal des hommes et on ne les identifia que récemment comme figurant parmi les guerriers dont on a retrouvé les tombeaux tout au long du XXème siècle dans les régions de la Mer Noire et de la Mer Caspienne, guerriers qu’on a longtemps crus être uniquement des hommes.

Mais loin de nous limiter au monde européen, l’historienne nous conduira aussi en Perse, en Arabie, en Lybie puis en Asie centrale et en Chine, à la découverte de civilisations qui avaient leurs propres histoires de femmes guerrières. Ces combattantes semblaient parfois ne pas faire figure d’exception mais constituaient bien la norme au sein de peuples dont le principal mode de vie était sans cesse soumis à la mobilité et l’indépendance. Et c’est peut-être ce qui, chez les Amazones, a autant fasciné et dérangé les Grecs : leur redoutable indépendance qu’ils voyaient refléter dans le rejet de la féminité classique, telle qu’elle était conçue par la société gréco-romaine.
Vv

Entre 2 rives (Ki-Duk Kim)

note: 4Ouvre tes yeux Les bibliothécaires - 5 janvier 2019

Entre 2 rives est un film réalisé en 2016 par le réalisateur coréen Kim Ki-duk. A travers l’histoire d’un pêcheur nord-coréen nommé Nam Chul-woo et interprété par Ryoo Seung-bum, il a voulu dénoncer toute la brutalité de la relation fratricide qui s’exerce entre les Corées pour des raisons idéologiques totalement dénuées de sens (le Sud capitaliste et le Nord communiste). Nam Chul-woo, modeste pêcheur nord-coréen, tombe en panne au milieu du lac qui fait office de frontière entre les deux Corées. Ses filets se sont pris dans l’hélice du moteur et il dérive ainsi jusqu’en Corée du Sud. Interpelé, il est considéré comme un espion, et les méthodes alors utilisées à son égard n’ont qu’un but: le faire avouer. Les interrogatoires pratiqués en Corée du Sud ressemblent beaucoup à ceux du Nord. Le parallèle vaut aussi pour les méthodes de manipulation de l'opinion publique. Les deux Corées sont semblables dans leurs contradictions. Un terrible mécanisme kafkaïen se met alors en place, rendant impossible tout retour en arrière pour notre malheureux héros. Quoi qu’il fasse il est considéré comme un espion des deux côtés. Petit à petit Nam Chul-woo est broyé par les deux systèmes, alors que son seul but était de rentrer chez lui pour retrouver sa famille.
Le 22ème film de Kim Ki-duk se veut ouvertement politique et renvoie dos à dos deux pays paranoïaques et antagonistes. Kim Ki-duk remet notamment en cause le capitalisme exacerbé de la Corée du Sud qui n’arrive plus à satisfaire sa population et dénonce un système démocratique qui n’en a que les apparences. La façon de filmer traduit la colère du cinéaste dont la principale préoccupation est le temps qui passe. Plus on avance dans la narration plus les antagonismes entre les deux pays augmentent. Mais l’espoir est encore permis à travers le personnage de Oh Jin-woo, jeune garde du corps de Nam, car la jeunesse est la clé de la réunification, grâce à son ouverture d’esprit. Une véritable leçon de tolérance. R. V.

Andalusia of love (Marcel Khalife)

note: 4Andalousie mon amour Les bibliothécaires - 3 janvier 2019

Marcel Khalifé, compositeur, chanteur et oudiste libanais, reprend dans ce nouvel album Andalusia of love les poèmes de son grand ami Mahmoud Darwich disparu en 2008. Leur complicité artistique avait déjà rencontré de nombreux succès, notamment avec l’album Promises of the storm sorti en 1976, mais aussi de grandes mésaventures avec l’album The arabic coffee pot sorti en 1995 qui valut à Khalifé un procès pour blasphème religieux, ayant utilisé un verset du Coran. Dans cet opus Andalusia of love, on retrouve un long poème d’amour écrit par Darwich, vibrant hommage à l’ancien Khalifa andalou du 15ème siècle où Musulmans et Chrétiens coexistaient en paix, faisant écho à l’engagement humaniste et pacifique partagé par les deux auteurs. Le poème est traduit en anglais sur la pochette du cd, laissant au public la possibilité de s’imprégner du texte. La voix grave de Khalifé donne une résonance spirituelle et poignante au texte, l’oud et sa voix se mélangent parfaitement pour créer une douce harmonie orientale, l’ensemble accompagné de son quartet composé à la fois de son fils Ainé Rami au piano, et de son cadet Bachar aux percussions. Le piano donne des notes de virtuosité et de modernisme à toute l’œuvre. Andalusia of love vous submergera d’émotions à coup sûr. RV

Rider (The) (Chloé Zhao)

note: 5Rider on the storm Les bibliothécaires - 3 janvier 2019

The rider dresse le portrait bouleversant d’une étoile montante du rodéo et dresseur de chevaux, tentant de trouver un nouveau sens à sa vie après un tragique accident qui le prive de sa passion. Pour ce deuxième film, Chloe Zhao pose à nouveau sa caméra dans le Dakota du Sud mais les cowboys de son western moderne s’avèrent cassés, désœuvrés, vulnérables dans ces grandes plaines américaines. Une Amérique sublimée et en même temps étouffante.
Elle s’attache aussi à montrer une communauté, hors du temps et socialement isolée, qui glorifie la nature, se retranche dans des traditions et une culture forte, qui à nos yeux d’Européens, peuvent paraître incompréhensibles.
Une scène est remarquablement filmée : une chorégraphie entre le cheval et Brady. Le jeune homme tente de dompter le cheval, il l’approche progressivement, il le monte puis redescend et ainsi de suite jusqu’à ce que le cheval l’accepte définitivement sur son dos. Elle capte la relation fusionnelle entre ces deux êtres permettant à Brady de trouver le chemin du deuil et de la guérison. C’est bouleversant et magnifique

Hip hop after all (Guts !)

note: 5Habillés pour l'hiver Les bibliothécaires - 2 janvier 2019

Loin d’être une nouveauté, Hip Hop after all mérite d’autant plus l’écoute. Œuvrant dans les coulisses du hip hop, Guts, producteur de l’ombre, signe içi une pépite. Cet alchimiste du son a composé 16 titres melting pot mêlant élégamment soul, funk, jazz et rap old school. La production de cet album vous rappelera le son des 80/s ou 90’s. Et puis, les transitions entre chaque titre sont soignées comme sur une vieille station de radio américaine Hip hop after all donne chaud, alors vous voilà parer pour l’hiver. C.G.

Oeuvre non trouvée

note: 4Swing Time Les bibliothécaires - 19 décembre 2018

Suite à une méprise linguistique et grâce à un bocal de soupe d’asperges, Jocelyn Brouillard, 17 ans, étudiant français en musicologie et fraîchement débarqué à New York, se retrouve logé à la pension Giboulée, exclusivement réservée aux jeunes filles.
On est en 1948 : tandis que le vieux continent se relève péniblement de la guerre, Jocelyn découvre une Amérique où le jazz et les paillettes explosent dans les clubs et les théâtres de Broadway, alors qu’en coulisses, la peur du « rouge » s’érige progressivement en chasse aux sorcières au sein du monde éclatant du show-business et des comédies musicales.

C’est bien peu de chose pour égratigner les rêves de Jocelyn et ses nouvelles camarades de pension, attachantes jeunes demoiselles téméraires et pétillantes, assoiffées de gloire et de justice, et qui s’imaginent volontiers au bras d’un Fred Astaire ou récoltant déjà les acclamations d’une Ginger Rogers. Mais derrière chaque rêve, se cache une blessure secrète, une quête personnelle dont chacune tente de venir à bout.

Alors que le roman s’insère à l’aube de la guerre froide, on s’amuse pourtant avec ces jeunes gens et on se prend à croire avec eux en un monde qui tournerait tout en musique et où les grandes vedettes d’hier et d’aujourd’hui feraient irruption dans nos vies avec la facilité d’un caméo d’Alfred Hitchcock. Ces filles du docteur March d’un nouveau genre, gardées par un dragon mélancolique et mélomane, n’ont pas fini de nous faire rêver… et danser. À lire avec les plus beaux morceaux de jazz en fond !
Vv

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres (Emil Ferris)

note: 5Monstres et cie Les bibliothécaires - 15 décembre 2018

Remarquable première œuvre de la dessinatrice Emil Ferris, Moi ce que j’aime, c’est les monstres se présente à la fois comme le journal intime et le carnet à dessins d’une fillette de 10 ans. Karen Reyes vit avec une famille aimante mais pauvre dans le sous-sol d’un immeuble de Chicago dans les années 60. Fascinée par les monstres en tout genre, elle est malmenée à l’école mais laisse sa créativité se déployer dans son journal où elle se représente volontiers en loup-garou et reproduit (au stylo bille !) tableaux de maîtres et couvertures de pulp comics d’horreur.

Son journal devient un carnet d’enquête lorsqu’elle apprend l’inexplicable mort de sa sympathique mais mystérieuse voisine, Anka Silverberg, rescapée de la Shoah : persuadée qu’il ne s’agit pas d’un suicide comme le conclut la police, Karen se lance dans une enquête qui la mènera à s’interroger sur son entourage et sur elle-même, tout en lui faisant découvrir la jeunesse d’Anka dans l’Allemagne des années 30 et pendant la seconde guerre mondiale. Les deux récits s’entremêlent et abordent les problématiques sociales de l’Amérique des années 60, plongée dans la lutte pour les droits civiques.
Dense et prenant, ce premier tome est une véritable prouesse artistique et se conclut sur un cliffhanger qui annonce déjà une série d’envergure. À découvrir.
Vv

Hiver indien (Charlotte Bousquet)

note: 3Une douce histoire de Noël Les bibliothécaires - 15 décembre 2018

Hiver indien est une nouvelle collaboration de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini qui avaient déjà signé ensemble une série de BD pour ados (collection les Graphiques chez Gulf Stream). Cette fois-ci elles restent dans l’univers adolescent avec un roman graphique centré sur la musique.

Manon, 16 ans, est timide et peu sûre d’elle. Elle se remet difficilement d’un échec à une audition de piano dû au trac et à la pression de ses proches. L’adolescente trouve peu de réconfort auprès d’un père effacé qui ne la comprend pas et qui vit dans l’orbite d’une famille en apparence unie mais minée par les rivalités et les rancœurs.
Alors qu’elle s’apprête à les retrouver pour les fêtes de fin d’année, réapparaît dans leur vie Nadia, la marraine de Manon, qui s’était brouillée avec la famille pour avoir tout quitté afin de réaliser son rêve de devenir violoncelliste. Entre les deux femmes naîtra une complicité qui permettra à Manon de reprendre confiance en elle et de s’affirmer. Un sympathique roman graphique sur la transmission et les incertitudes de l’adolescence.
Vv

Saint Georges (Marco Martins)

note: 5Les poings au service du desespoir Les bibliothécaires - 1 décembre 2018

Saint Georges est un film de Marco Martins sur la crise financière au Portugal en 2011. Il a été présenté lors de la Mostra de Venise en 2016 et Nuno Lopes l’acteur principal a obtenu le prix du meilleur acteur. Est mis en scène la déchéance de Jorge, un homme qui a tout perdu: son emploi, sa femme, et bientôt son fils. La boxe, sa seule sortie de secours, ne lui rapporte plus rien. Il propose alors ses services à une entreprise de recouvrement qui sème la terreur auprès des victimes de la crise comme lui.
Dans ce film sombre, la misère est visible partout, il n’y a aucune échappatoire. Le personnage erre dans une ville fantomatique de Lisbonne, méconnaissable. La plupart des scènes se passent la nuit dans des quartiers pauvres. Le racisme s’invite aussi au travers les échanges de ces victimes de la crise financières qui prennent pour responsable les étrangers venus au Portugal pour travailler. Le regard que le père de Jorge porte sur sa femme Susanna en est symptomatique : il l’appelle « la Brésilienne », avec beaucoup de mépris. Toutes ces vérités lui arrivent en pleine face, et ces coups-là sont bien plus douloureux que ceux reçus sur le ring. Cette morale il tentera de l’inculquer à son fils après son dernier combat.
La déshumanisation de cette société touche même les sentiments, puisque l’amour entre les êtres est mis à l’épreuve par le matérialisme. Comment peut-on encore vivre quand on n’a plus rien? Pour certain la solution est toute trouvée, il ne reste plus qu’à disparaitre une bonne fois pour toute.
Ici, Marco martins a voulu donner le témoignage d’une réalité qui a modifié les mentalités de tout un pays : un univers poignant qui ne vous laissera pas indifférent.R.V.

Dancehall (Blaze (The))

note: 5Sur le dance...hall Les bibliothécaires - 1 décembre 2018

L’itinéraire fulgurant de The Blaze ressemble à celui de nombreux groupes découverts sur le net. C’est d’autant plus vrai que leur musique s’écoute autant qu’elle se regarde. En effet, ces deux cousins réalisent des clips aux allures de courts métrages sensuels dans lesquels sont glorifiées les notions de jeunesse, de communautés ou d’amitiés. Côté musique, leurs mélodies mêmes racontent des histoires. Une voix soul et robotique traverse la quasi-totalité des morceaux leur donnant une touche mélancolique voire crépusculaire. Cette électro-house pourra convaincre les plus récalcitrants à la musique électronique. C.G.

Wanderer (Cat Power)

note: 5Douceur vagabonde Les bibliothécaires - 1 décembre 2018

Originaire de Georgie, Chan Marshall alias Catpower est une fille du Sud des États-Unis. Le sud-américain: celui de la Soul.
Imprégnée de cette musique ainsi que de celle de ces ainé(e)s folkeu(ses) x, elle a ouvert la voie à une ribambelle de chanteuses ces dernières années. Aujourd’hui, elle opère un retour lumineux aux sources d’une musique folk plus mélancolique et minimaliste où la plupart des morceaux sont dominés tantôt par la guitare tantôt par le piano. C’est un album très dépouillé, voire acoustique, et on reste suspendu à ce fil fragile et émouvant. C.G.

Princesse Kevin (Michaël Escoffier)

note: 5Quand les garçons voient aussi la vie en Rose… et pas qu’en bleu ! Les bibliothécaires - 10 novembre 2018

Les filles auraient le droit de se déguiser en cowboy ou en pirate, mais pour les garçons, interdit de porter une robe de princesse??!
Kevin est une princesse. Les autres peuvent bien rigoler, Kevin s’en moque. Kevin est une princesse, un point c’est tout. Sa sœur lui a prêté une robe, des chaussures à talon, quelques bijoux. Il a emprunté le maquillage de sa maman, et maintenant Kevin est une princesse. Il ne voit pas ce qu’il y a de mal à se déguiser ainsi. Quand on se déguise, c’est pour qu’on ne vous reconnaisse pas. Sinon, ça ne sert à rien de se déguiser. Et d’abord, qui a décrété que seules les filles pouvaient se déguiser en princesses ?

Sous l’effet « girly » assuré par sa couverture et ses illustrations roses fluo, l’auteur Michael Escoffier et l’illustrateur Roland Garrigue abordent avec humour le thème de la différence, de la tolérance et la liberté d’être soi que cela plaise ou pas.

Monsieur Fée (Morgane de Cadier)

note: 5un beau message pour les enfants sur la différence Les bibliothécaires - 10 novembre 2018

Ce qui attire dans cet album, c’est avant tout le titre et le petit éléphant grognon en robe.
Chouette vous dites-vous, un album sur la théorie du genre et bien… non pas tout à fait…
Certes Monsieur fée est (a priori) la seule fée masculine de la forêt, mais l’histoire ne tourne pas autour de ça, l’enjeu ici est surtout de démontrer que chacun possède ses propres forces et faiblesses et ce qu’y paraît inutile au premier coup d’œil peut finalement s’avérer indispensable.

Deux mots sur l’histoire, Monsieur fée faisant tout de travers décide de quitter la forêt et découvre par hasard une ville, tout y est gris, tout le monde y est triste. (Un peu comme Paris en gros). Il décide alors d’utiliser ses dons pour remettre de l’ordre dans tout ça, évidemment rien ne fonctionne comme il le voulait mais ce sont finalement les effets secondaires de sa magie qui ont le plus d’impact, redonnant aux habitants de la ville le sourire.

Un personnage attachant avec de savoureuses illustrations, un récit poétique et rempli d’optimisme. Un album qui vaut le coup qu’on s’y attarde.

Night is short, walk on girl (Masaaki Yuasa)

note: 5Délire visuel Les bibliothécaires - 3 novembre 2018

Night is short walk on girl est un film d’animation japonais du réalisateur Yuasa Masaaki, auteur déjà connu pour son cultissime Mind Game. Il s’agit ici d’une comédie romantique ubuesque. Senpaï, un jeune étudiant de Kyoto, est secrètement amoureux d’une jeune fille aux cheveux noirs dont il ne connaît ni le nom, ni l’adresse. Afin de la séduire, le jeune homme transi manœuvre depuis des mois pour mettre en place l’opération OCV, consistant à occuper le champ de vision de la jeune fille et à provoquer des rencontres inopinées, afin que celle-ci tombe amoureuse de lui. Le terrain étant bien préparé, il est temps pour lui de passer à l’action en lui avouant ses sentiments. Pour cela il a toute une nuit pour y arriver, mais comprendra-t-elle ses sentiments ?
La romance des deux étudiants se transforme peu à peu en une véritable épopée métaphysique où l’on rencontre des personnages plus originaux les uns que les autres : un obsédé amateur d’estampes érotiques, un dramaturge qui changera de caleçon le jour où il retrouvera la femme de ses rêves, un vieux riche dépressif qui passe son temps à organiser des concours complètement fous.
Cette nuit-là semble durer une année entière, ne s’égrène pas au même rythme pour les différents personnages : sur le cadran des montres des plus âgés l’aiguille file à une vitesse vertigineuse tandis que pour les plus jeunes, elle tourne au ralenti, leur laissant le temps d’accomplir leurs rêves.
Pour le spectateur c’est une heure trente de grand divertissement qui ne laisse pas le temps de respirer. Une révélation visuelle et scénaristique à la fois drôle et immersive. Un rêve éveillé. R. V.

Ce qui nous lie (Cédric Klapisch)

note: 3Un bon cru ! Les bibliothécaires - 3 novembre 2018

Ce qui nous lie est un film de 2017 du réalisateur Cédric Klapich. Il s’agit là de son onzième long métrage.
Le film relate la reprise par une fratrie d’un domaine familial situé en Bourgogne. Jean, l’ainé des fils, interprété par Pio Marmaï, a quitté le pays il y a presque dix ans pour faire un tour du monde et surtout pour fuir l’autorité du père. Sa mère, morte il y a un peu plus de 4 ans, il n'a pas donné signe de vie depuis. Cet épisode a laissé des traces au sein de la fratrie, notamment entre Jérémie le benjamin et Jean; or lorsque sa sœur le prévient que son père est gravement malade, celui-ci décide de rentrer, mais de façon provisoire, car il a refait sa vie en Australie, où il est devenu père d’un petit garçon. Rien cependant ne se passe comme prévu puisque le père meurt juste avant les vendanges. Tous décident alors de vivre une année ensemble, quitte à mettre leur vie respective entre parenthèses afin de régler les problèmes de succession et produire la nouvelle récolte.
Ce qui lie ces jeunes est bien plus qu’un simple héritage car c’est la terre elle-même, comme le constate Jean en voix off « à force de travailler la terre, on s'imagine qu'elle vous appartient, alors qu'on finit par réaliser que c'est vous qui lui appartenez ».
Les films de Klapisch sont marqués par sa façon de dresser des portraits et de tisser des liens entre les personnages. On se souvient du portrait générationnel des étudiants Erasmus dans l’Auberge Espagnole. Ici on s’intéresse surtout aux rapports familiaux, entre un père et un fils, entre deux frères et une sœur. La notion de transmission est également très présente dans le film, pas seulement la transmission d’un bien ou d’une terre mais aussi celle d’un savoir. La vigne demande un long apprentissage, tout comme ces jeunes gens devront trouver leur équilibre entre espoirs et souvenirs.
Un très bon cru à déguster sans modération, bien que celui-ci laisse une certaine langueur en bouche. R.V

Geography (Tom Misch)

note: 5Voyage sonore Les bibliothécaires - 3 novembre 2018

Inconnu pour la plupart d’entre nous, le Londonien Tom Misch, 22 ans, compte déjà quelques millions d’écoutes et de vues sur le net pour les différents titres qu’il a produit au cours des trois dernières années. Totalement ouvert et curieux, il n’hésite pas à mélanger les styles et les sons, sans complexes. Ainsi, dans la musique de Tom Misch se croisent des sonorités pop, funk, hip-hop, soul, jazz ou même disco, pour un résultat aussi singulier que familier, parfaitement abouti, d’une grande diversité et d’une grande richesse. La preuve en est avec les nombreuses collaborations sur cet album et dans ses productions plus généralement : Loyle Carner, De la Soul…C.G.

Lost & found (Jorja Smith)

note: 5Jorja on my mind Les bibliothécaires - 2 novembre 2018

Dans la catégorie « espoir de la soul anglaise », je demande Jorja Smith. La presse aime voir en elle une héritière d’Amy Winehouse pour cette voix éraillée voire lascive. Elle aussi est autrice de ses textes, engagés pour certains, et dans lesquels elle vient à questionner la société anglaise. Musicalement, elle puise dans un large champ. Son album se compose à la fois de R'n'B, de dance-hall, de jazz, de gospel. Sa voix majestueuse, est portée par des rythmes minimalistes et des synthés lascifs. C.G.

Orages d'acier (Ernst Jünger)

note: 4Témoignage exceptionnel Les bibliothécaires - 9 octobre 2018

Dans ce livre, Ernst Jünger nous fait revivre la grande guerre de 14/18 sous la plume du jeune officier qu'il fut à cette époque.
Bien que ce soit le point de vue d'un Allemand, on est frappé par la similitude du vécu, des situations, avec les récits des écrivains français : mêmes villages, mêmes batailles dont la célèbre bataille de la Somme, mêmes tranchées, mêmes gaz, mêmes obus, mêmes morts atroces…
Un livre surprenant, qui vient sans doute de la distance qui nous sépare de 14-18, mais aussi par la forme de la narration de cet « Orages d'acier ».
En effet, il y a dans ce récit peu de peur perceptible: le ton est froid, les descriptions sans émotion ni sentiment. Des déluges de balles, d'obus, de massacres. Vers la fin du livre où l'on sent l'épuisement et la folie qui guettent.
Fascinant, par le courage et l'humanité de Jünger, qui n'a aucune animosité envers ceux d'en face, les soldats de l'autre camp (comme en témoignent ces scènes étonnantes de conversation avec des soldats anglais, par-dessus les tranchées, ou au moment de capturer des prisonniers).
Etonnants encore les moments de bonheur relatés dans ce livre... telles ces journées de lecture dans l'abri des tranchées.
Ce livre fait le pendant aux écrits de Maurice Genevoix (« Ceux de 14 ») puisque les deux auteurs se sont retrouvés sur les mêmes lieux de bataille presque au même moment.
Ainsi, un remarquable ouvrage de Bernard Maris verra le jour prochainement pour évoquer les destins croisés de ces deux écrivains-guerriers d'un autre siècle : "L'homme de guerre - M. Genevoix face à E. Jünger" … F.D.

Andersen (Nathalie Ferlut)

note: 5À l'Eventyr ! Les bibliothécaires - 6 octobre 2018

Il était une fois, le fils d’un pauvre cordonnier qui rêvait d’aventures et de gloire. Ainsi pourrait commencer, comme n’importe quel conte, le récit de la vie palpitante de Hans Christian Andersen, dont Nathalie Ferlut a tiré une biographie d’une grande poésie.

Mais loin de l’autobiographie enchantée où Andersen lui-même tentait de persuader le lecteur qu’il mena une existence digne d’un « conte de fées, riche et heureuse », ce roman graphique aborde de manière plus contrastée la vie et l’œuvre d’un conteur d’exception, personnage attachant et rêveur mais marginal et solitaire. En effet, si ses contes ont su charmer des générations entières d’enfants, ce grand mélancolique, pour qui l’imagination fut à la fois voyage et refuge, ne put jamais vraiment trouver sa place dans la bonne société danoise.

Ce sont donc bien les zones d’ombre du conteur qui sont dépeintes ici, aussi bien sa fragilité psychologique qu’une partie de son œuvre, romans, poèmes et pièces de théâtre à foison, méconnue du grand public. Les différentes étapes de sa vie défilent tels de petits contes enchanteurs, habillés de frises colorées, des personnages de papier dont il était friand et de riches enluminures qui font de ce livre un très bel objet graphique.
Pourquoi hésiter ? Suivez les pas du petit soldat de plomb et écoutez le chant de la fée : nul n’est jamais trop vieux pour se replonger dans la poésie et l’univers merveilleux et mélancolique d’Andersen !
Vv

Nous avons fait de notre mieux (Thi Bui)

note: 4Une biographie familiale poignante et poétique Les bibliothécaires - 6 octobre 2018

Thi Bui a trois ans lorsqu’elle arrive en Californie avec ses parents et ses frère et sœurs et n’a que peu de souvenirs de sa vie « d’avant ». Nous sommes en 1978 : après plusieurs années de misère, la famille Bui monte à bord d’une embarcation de fortune et quitte le Vietnam récemment réunifié pour échouer dans les camps de réfugiés de Malaisie, avant d’arriver aux États-Unis. Thi fait partie de cette première génération de boat people qui a grandi en Occident et qui constate la difficulté pour les anciens de concilier mode de vie à l’américaine et tradition ancestrale.
Mais ce n’est qu’une fois adulte que Thi entreprend de redécouvrir son histoire familiale afin de mieux comprendre ses parents, ce qui les a fait tels qu’ils sont et le silence qu’ils tirent sur plusieurs décennies de guerre : elle retracera ainsi leur enfance, sous l’Indochine encore française, et leur jeunesse marquée par l’instabilité politique et les premières guérillas jusqu’à la scission de leur pays natal sous l’égide des blocs occidental et soviétique.

Thi Bui livre la biographie à la fois poétique et poignante d’une famille en exil, confrontée au racisme et au déclassement mais qui à force de travail, est parvenue à se hisser parmi la middle class. Le traumatisme de l’exode et ses sacrifices font partie intégrante d’une histoire familiale dont hérite l’auteur, préoccupée par la constitution de sa propre identité, et de celle qu’elle laissera à ses propres enfants.
Vv

Ring (Hideo Nakata)

note: 4Spectre en vue Les bibliothécaires - 2 octobre 2018

Ring est un film d’horreur d’Hideo Nakata sorti en 1998 et considéré comme l’un des films les plus terrifiants de ces 20 dernières années. Nous sommes au Japon et une terrible rumeur circule parmi les lycéens japonais : des personnes meurent dans les sept jours suivant le visionnage d’une cassette vidéo. Tomoko, une lycéenne, trouve la mort chez elle dans d'étranges circonstances. Sa meilleure amie, unique témoin de la scène, est dès lors tenue pour folle, depuis qu’elle la retrouvée morte dans un placard, le visage foudroyé par la frayeur. Les amis de cette jeune fille qui avaient également regardé la cassette meurent les uns après les autres. Reiko Asakawa, journaliste à Tokyo, et tante de Tomoko, décide d’enquêter sur la mort de sa nièce après avoir entendu parler de cette cassette. Ses investigations la conduisent dans une auberge de montagne où elle entreprend de visionner, seule, la vidéo.
Ici, le tour de force du réalisateur est de faire monter l’angoisse, en suggérant plus qu’en montrant, comme dans un Carpenter, un Tourneur ou encore un Hitchcock, mais à la façon teenage wasabi : des adolescentes fraîches et puériles sont vouées à mourir d’horreur. Plus l’intrigue avance, plus le spectateur est immergé au point de croire que ce mal répugnant sortant d’un anneau symbolisant un puits, pourrait surgir de l’écran. Nul besoin d’effets spéciaux ou d’hémoglobine pour être terrifié puisque le cinéaste ne montre pas ce qui tue, la chose létale peut donc être partout, tapie dans chaque endroit du quotidien, voire même dans votre écran de télévision.
A regarder sans attendre, tapis sous la couette, et en l’absence des enfants évidemment.

Les gardiennes (Xavier Beauvois)

note: 4Les femmes de l'arrière. Les bibliothécaires - 2 octobre 2018

Les gardiennes est un film du réalisateur Xavier Beauvois sorti en 2017, drame adapté du roman d'Ernest Pérochon paru en 1924.
L’intrigue se déroule pendant la première guerre mondiale, dans la ferme d’Hortense, interprétée par Nathalie Baye. En l’absence des hommes partis combattre pour une guerre soi-disant éclair, les femmes sont les seules à travailler et à maintenir l’effort de guerre. Pour aider sa fille à la ferme, Hortense décide de contacter l’assistance publique, qui lui envoie Francine, une jeune femme courageuse, ne rechignant pas au travail. Cette vie de labeur est rythmée par les permissions des hommes, qui tentent de retrouver un semblant de vie, auprès de leur mère, de leur femme ou bien leur fille. Georges, le fils benjamin, arrive à se rapprocher de Francine par des échanges épistolaires, puis physiquement. De cet amour naîtra un enfant qui conduira Francine à sa perte.
Le film est un hommage vibrant à toutes ces femmes qui ont été les gardiennes du logis de la famille et de l’effort de guerre d’une manière plus générale ; elles ont contribué au modernisme de l’économie par le biais des innovations apportées par les Alliés et par les inventions liées à la guerre. Beauvois met ces héroïnes en avant grâce à une magnifique photographie qui nous plonge dans une France profonde rurale, où le travail est le seul maître mot, et prend le temps de développer sa trame narrative, bien appuyée par un casting de choix, avec entre autres Nathalie Baye et Laura Smet qui se retrouvent à jouer leur rôle de mère et fille à l’écran. Et enfin, la belle découverte d’une jeune actrice, Iris Bry, qui à elle seule symbolise la future émancipation des femmes… Un véritable voyage au cœur d’une Histoire qui nous paraît si éloignée. R.V.

Une vie ailleurs (Olivier Peyon)

note: 4Histoires de mère(s) Les bibliothécaires - 2 octobre 2018

Accompagnée d’un assistant social, Sylvie part en Uruguay pour reprendre son fils, enlevé quatre mois plus tôt par son ex conjoint uruguayen. Malgré le décès du père, le jeune garçon continue de vivre avec sa tante et sa grand-mère. Leur plan initial ne va pas se révéler si simple que ça.
Le film est intéressant car il se place du point de vue de Medhi, à la fois témoin du désespoir d’une mère, et également du bonheur de cet enfant dans sa famille paternelle. Chargé de localiser et ramener l’enfant, Medhi va progressivement s’immiscer dans le quotidien du jeune garçon, se lier d’amitié avec lui et se rapprocher des deux femmes dévouées qui entourent d’amour cet enfant et tentent de pallier au vide de la mère disparue. Dès lors, son engagement auprès de Sylvie vacille.

L’enjeu principal du film reste la question centrale de la parentalité. Quels sont les droits de Sylvie sur cet enfant qui ignore son existence ? Faut-il privilégier son bonheur personnel au détriment de l’équilibre de son enfant, quitte à le perdre définitivement? Toutes ces interrogations sont soulevées de manière sensible et non manichéenne. C.G.

Les fleurs du mal n° Tome 1 (Shûzô Oshimi)

note: 5Mauvaises graines Les bibliothécaires - 21 septembre 2018

Amateurs de jolies rimes et d’alexandrins élégants et sophistiqués, veuillez passer votre chemin! Ne vous laissez pas abuser par le titre : nous parlons ici d’un manga paru en 2017 (pour la version française) qui n’a rien de poétique à priori. Oh non, ici on est plutôt dans le dur et le moche, Ces fleurs du mal ne sont pas là pour faire sourire et voir la vie en rose, mais pour faire grincer des dents et curieusement, c’est plaisant.
L’histoire prend place dans une ville de province banale, dans un collège banal. Le protagoniste, Takao, est un élève moyen et timide (en bref : banal) qui se sent à l’étroit dans son quotidien monotone. Pour y échapper, il se réfugie dans la lecture, tombe sous le charme du recueil Les fleurs du mal de Baudelaire, et l’ouvrage va vite devenir sa bouée de sauvetage, le moyen de se démarquer dans ce monde de grisaille où la normalité est de mise, où tout et tout le monde se ressemble.
Comme beaucoup d’adolescents de son école, il s’émerveille devant la belle Nanako (l’idole de sa classe voire même du collège). Se contentant d’ordinaire à l’observer de loin, il est un jour pris d’un coup de folie et dérobe les vêtements de sport de la demoiselle. Paniqué, il s’enfuit avec le fruit de son larcin. Manque de chance, Sawa, l’élément perturbateur du récit ET de la classe, le surprend et décide de le faire chanter, l’obligeant ainsi à effectuer les actes les plus fous et dégradants sous peine de se faire dénoncer.
Ce manga choque, brise les tabous. Il dépeint la déviance non pas comme un vice mais plutôt comme une bouffée d’oxygène, une espèce de libération.
Attention tout de même : ce manga s’adresse à un public adulte ET averti. Th. V.

Panthère (Brecht Evens)

note: 5"Un livre pour adulte qui se déguise en livre pour enfant" (B. Evens) Les bibliothécaires - 12 septembre 2018

On croirait ouvrir un album de conte pour enfant, avec les mille couleurs qui se déploient sur la couverture, mais quelque chose dans l’expression effacée de la fillette et celle, troublante, de la panthère, nous refroidit immédiatement.
Et on aura bien raison car tout de Panthère esquisse une progression du rêve merveilleux vers le cauchemar le plus glaçant. L’histoire s’ouvre sur le deuil que fait Christine, six ans, de la disparition de son chat. Son père l’élève seul depuis que sa mère a claqué la porte du foyer en menaçant de se suicider.

Dans son quotidien morne et solitaire, la fillette voit avec émerveillement surgir du dernier tiroir de sa commode– comme un diable de sa boîte – l’époustouflant et charismatique Panthère, prince de contes de fées haut en couleurs, héritier du royaume de Panthésia, beau parleur aux milles aventures et aux mille visages.

Si sa présence tient à première vue du merveilleux et a vite fait de réintroduire un peu de magie dans la vie de Christine, Panthère révèle rapidement au lecteur perplexe toute l’ambiguïté de son personnage. Tantôt confident rassurant, tantôt ami troublant, ses multiples masques en font un caméléon manipulateur et inquiétant que les couleurs, vives et éclatantes, ne rendent que plus attirant aux yeux de Christine.
Entre jeux d’ombres qui créent le malaise et parties de twister suggestives, l’ami dévoué de la petite fille change constamment de visage et de personnalité et se voudrait exclusif, l’isolant du reste du monde – et même de ses jouets favoris qui tentent, en vain, de la prévenir. Et le doute de s’emparer du lecteur qui s’interroge : réalité sinistre ou sombre sublimation d’un traumatisme ?
La relation presque fusionnelle du prédateur et de l’enfant est angoissante et atteint son sommet à la venue des amis de Panthère, nettement plus menaçants et qui, dénués de son charisme, ont bien du mal à dissimuler leurs véritables intentions…

Les couleurs chatoyantes utilisées par Brecht Evens et la féérie première instaurée par la venue de Panthère renvoient inévitablement cet album vers le livre pour enfant, ce qui ne fait qu’accentuer la sinistre réalité d’un huis-clos perturbant dont le lecteur est le spectateur muet. Les expressions changeantes de la panthère et les kaléidoscopes saturés de couleurs et de détails, vertigineux et chaotiques, entretiennent le sentiment de malaise tout au long des pages jusqu’à l’horreur la plus complète.
Une lecture glaçante.
Vv

Migrant (Eoin Colfer)

note: 3Pour une vie meilleure Les bibliothécaires - 11 septembre 2018

Migrant s’ouvre sur deux jeunes frères perdus en pleine Méditerranée, serrés avec quatorze autres migrants dans un minuscule bateau gonflable qui prend l’eau. Scénarisé par Eoin Colfer et Andrew Donkin, ce roman graphique suit le périple vers l’Europe d’un jeune orphelin ghanéen, Ebo. Depuis que leur sœur aînée a décidé de traverser la mer pour rejoindre l’Italie, Ebo et son grand frère Kwame attendent de ses nouvelles dans leur village natal. Mais lorsque Kwame part également sans prévenir, Ebo se lancera dans un long voyage dans l’espoir de retrouver sa famille.

Le récit revient ainsi sur tous les dangers et difficultés auxquels sont confrontés les migrants, bien avant la traversée de la Méditerranée sur des embarcations de fortune : sur le temps passé à accumuler les travaux ingrats et à économiser pour partir, sur la violence et la cupidité de passeurs parfois sans scrupules, en passant par les dangers de la traversée du désert en camion… Autant de périls qui constituent le quotidien de ces personnes à la recherche d’une vie meilleure.

Si les couleurs, douces et parfois même lumineuses, semblent peu se prêter à un sujet aussi grave, elles permettent de soutenir une narration menée sans aucun pathos, à l’image du personnage principal qui fait preuve d’un optimisme à toute épreuve.
Vv

Jeune femme (Léonor Serraille)

note: 5Jeune et Folie Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Un chat sous le bras, des portes closes, rien dans les poches Paul est de retour à Paris après une longue absence…Le film s’ouvre sur une scène frontale où Paula s’impose violemment à la caméra, dans ce délire verbal se mêle colère et désespoir suite à une rupture amoureuse. Dès lors, la caméra ne lâchera plus son personnage central. Elle dessine un portrait mouvant de cette jeune femme, spontanée, fantasque et sensible, toujours sur la brèche mais en perpétuelle révolution. Ainsi, elle tente de se faire passer pour ce qu’elle n’est pas, endosse diverses identités afin de correspondre à ce que la société attend d’elle. Cette adaptabilité lui donne la force et une indépendance nouvelle. Dans cette quête, les personnages secondaires participent de cette construction.
C’est une tragi-comédie touchante dans laquelle on assiste à la mue de cette jeune femme passant d’un être incontrôlable voire animal pour atteindre un être solide et libre. C.G.

Orquesta Akokan (Orquesta Akokan)

note: 4Viva Mambo Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Fidèles pourvoyeurs d’artistes et de sons Soul vintage, l’exigeant label Daptone, une fois n’est pas coutume, se lance dans la production d’un album de musique cubaine. Enregistré dans les mythiques studios Areito de la Havane, cet opus de compositions originales réunit un casting 5 étoiles issu des meilleurs formations cubaines actuelles. Cet orchestre multigénérationnel d’exilés cubains, d’Havanais ou d’américains restitue à la perfection l’ambiance fiévreuse des dancings des années 50 de la Havane. C.G.

Radyo siwèl (Melissa Laveaux)

note: 5Back to the roots Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Canadienne d’origine haïtienne, Mélissa Laveaux est allée puiser dans le répertoire du folklore haïtien, principalement des chansons de l’occupation américaine d’Haïti de 1915 à 1934 remises au goût du jour. Renouer avec ses racines, c’est d’abord renouer avec une langue. Après deux albums qui mélangeaient anglais et français, toutes les chansons de ce disque sont quasiment intégralement interprétées en créole. Ces 12 titres mêlant chansons, comptines et airs vaudous rendent bien sûr hommage à la culture de ses ancêtres tout en mélangeant ses influences folk, blues, trip hop, calypso ou merengue.
Radyo Siwèl n’est pas seulement une célébration de la culture haïtienne mais également un moyen nécessaire d’éveiller les consciences. En raison des controverses générées par la présidence de Trump qui a récemment qualifié les pays africains mais aussi haïtiens et autres de « pays de merde », ce troisième opus, selon son auteure, « c’est un épisode de l’histoire d’Haïti, c’est de la chanson haïtienne, mais le thème de l’envahisseur est universel ».
Énorme coup de cœur pour cette artiste que la médiathèque George Sand a reçu dans le cadre d’une rencontre musicale en 2014. C.G.

Madame (Amanda Sthers)

note: 3La vie domestique Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Dans Madame on suit une riche famille issue de l’aristocratie anglaise et vivant à Paris. Anne et Bob organisent un dîner mondain afin de favoriser l’authentification d’un Caravage. Cependant, l’arrivée inopinée du fils ainé de Bob porte le plan de table à treize convives, une fausse note que Madame (Toni Colette) corrige en ajoutant Maria (Rossy de Palma), la bonne, au nombre des invités. S’ensuit un quiproquo sur la véritable identité de Maria.
Pour son deuxième long-métrage, la romancière et réalisatrice Amanda Sthers propose une comédie romantique dont la thématique de l’amour entre la pauvre bonne et le riche aristocrate est vue et revue, mais dont la finalité, critique de notre système occidental de castes, est inattendue. Acerbe, la réalisatrice n'hésite pas à égratigner cette petite bourgeoisie des temps modernes, sans pour autant se montrer cruelle.
Rossy de Palma remplit à merveille son rôle de femme du peuple pétrie d'espoirs malgré ses doutes et ses peurs. Cette émancipation du personnage se retrouve dans la fin ouverte du film qui montre justement qu’on peut sortir des carcans sociaux qui empêchent de voir la vérité au-delà des apparences. R.V

Makala (Emmanuel Gras)

note: 3Sur des charbons ardents Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Makala qui signifie charbon en swahili est un documentaire-fiction d’Emmanuel Gras. L’intrigue se déroule dans la région du Katanga en République démocratique du Congo. Kabwita, un jeune villageois, essaye d’offrir un avenir meilleur à sa femme Lydie et à ses enfants. Il décide d’agrandir sa maison mais pour cela, il lui faut acheter des tôles qu’il pourra financer par la vente de son charbon. Durant la première partie du film, on suit Kabwita dans son travail ; on le voit abattre un arbre immense à coups de hachette, réunir les bûches en un monticule recouvert de terre et brûler le bois pour en récupérer le charbon. La deuxième partie du récit se concentre sur l’acheminement périlleux du charbon vers la ville à l’aide d’un vélo de fortune. Emmanuel Gras s’attache à montrer le quotidien de Kabwita, sans fioriture. L’image est un instantané traduisant la réalité.
A chaque instant, on sent le cinéaste se questionner : comment filmer Kabwita sans l’humilier ? Son point de vue crée involontairement une fictionnalisation du protagoniste qui, faisant preuve d'une telle persévérance, devient un héros malgré lui. L'esthétisation à outrance et l'écriture de certaines séquences participent également à cette fictionnalisation. Emmanuel Gras n'a pas voulu de voix off ou de commentaires. Le montage dynamise une mise en scène contemplative, pleine de pudeur. Tout ceci afin de pousser le spectateur à réfléchir sur la condition humaine. R.V.

Aleph (Gesaffelstein)

note: 4Back to Black Les bibliothécaires - 10 août 2018

Attention pour âme sensible à l’électro made in France.
À l’instar des cadences de la Machine trouvez ici leurs échos, la beauté du rêve en prime.

Une musique qui vous chauffe dans la noirceur et vous subjugue.

Je kiffe GESAFFELSTEIN « Aleph » !

Les nouvelles aventures du fäkir au pays d'Ikea (Romain Puértolas)

note: 5Embarquez pour un voyage insensé ! Bonne humeur et rires garantis ! Les bibliothécaires - 17 juillet 2018

Dans ce deuxième opus, notre fakir n'a désormais plus rien à voir avec l'Indien qui multipliait les galères en arrivant en France. Aujourd'hui, il vit dans un grand appartement parisien avec son épouse Marie Rivière.
Grâce aux énormes ventes du livre qui relatait ses pérégrinations, il s'est quelque peu embourgeoisé et a perdu toute authenticité, se complaisant dans le matérialisme.
Ajatashatru a perdu son inspiration. Il n’arrive pas à écrire son deuxième roman.
Un malheur n’arrivant jamais seul, le lit à 15000 clous, « Kisitrotsipik », disparaît du dernier catalogue Ikea. Le géant suédois des meubles en kit ayant en effet dû interrompre sa fabrication suite à diverses plaintes.
C'est ainsi qu' « Aja » part en Suède pour se retrouver, une sorte de pèlerinage, et pour rencontrer monsieur Ikea afin de lui demander de lui fabriquer un dernier modèle de lit à clous.
En parallèle à ce nouveau voyage, il sera également question de la jeunesse d'Aja, et plus précisément de la façon dont il est devenu fakir grâce à son maître Baba Orhom.
L’alternance des chapitres entre l’expédition en Suède et le retour sur le passé sombre auprès de son maître peut toutefois perturber le lecteur au début. Mais vous l'aurez compris, ce deuxième opus, c'est du grand n'importe quoi.
L'humour provoqué le plus souvent par le mélange des cultures françaises, suédoises et indiennes porte quand même ses fruits, même si l'histoire est totalement (et volontairement) rocambolesque et pleine d'improbables coïncidences.
Certes, si vous êtes un lecteur particulièrement exigeant, il vaut mieux s'abstenir mais si vous souhaitez juste passer un bon moment avec un roman facile à lire, rempli de péripéties loufoques, alors ces nouvelles pérégrinations vous satisferont. Il faut aimer l'humour délirant, la blague à deux balles comme les jeux de mots caustiques. Bonne humeur et rires garantis ! F.B.

Guerres (Timothy Findlery)

note: 5un roman atypique et poignant sur la « Der des Der » Les bibliothécaires - 17 juillet 2018

Présenté par l'éditeur comme une interrogation sur le sens de notre humanité, plutôt que comme un livre de guerre, ce troisième roman de l’écrivain canadien anglais Timothy Findley est tout à fait remarquable.
T. Findley nous conte, comme s'il l'avait lui-même vécue, l'histoire de Robert Ross, jeune canadien enrôlé dans la Première Guerre mondiale, une guerre absurde et meurtrière dans laquelle il est chargé de responsabilités auxquelles il n'était pas préparé. Lui, comme beaucoup d'autres, s'y est impliqué avec l’intime conviction que cette guerre devait mettre fin à toutes les autres.
Même lors des moments terribles, l’auteur ne s'attarde pas aux atrocités, ne décrit pas l'horreur mais plutôt la façon dont elle est vécue par les soldats.
Ce qui en fait un livre fort réside également dans la narration qui se développe sous forme de petits tableaux (le contexte familial autour de Robert Ross, la préparation militaire, la traversée de l’Atlantique…).
C’est grâce à l’exploitation d’un ensemble d'entretiens, d'extraits de journal intime, que T. Findley arrive à créer des images à partir de la mise en valeur de petits détails qui progressivement pourraient presque s’animer pour nourrir un film dans nos têtes…
La fin du roman est écrite avec beaucoup de style, assez dramatique mais avec un rythme enlevé.
Au final, ce livre, tellement atypique, ne se raconte pas ! Il se lit !

Sirius (Stéphane Servant)

note: 3Le grand voyage Les bibliothécaires - 17 juillet 2018

Ce roman s’adresse à ceux et celles qui souhaitent voyager sans sortir de chez eux. Les deux protagonistes vivent à l’écart de tout problème jusqu’au jour où ils se retrouvent contraints de prendre la route, traversant les vestiges de notre civilisation et confrontés à la folie et à la sauvagerie qui se sont emparées des habitants du « nouveau » monde.
Agréable à lire, les pages défilent et la fin arrive avant même que l’on s’en rendre compte… Les personnages y sont PRESQUE tous plaisants : sauf Kid, horripilant, avec qui vous n’avez pas fini de vous arracher les cheveux !
Pour peu que vous ne soyez pas malade en voiture, ce livre est le moyen idéal de passer le temps dans les embouteillages, avant d’atteindre les bords de plages. T.V.

The shadow hero (Gene Yang)

note: 3Tu seras un super-héros, mon fils Les bibliothécaires - 6 juillet 2018

Pour Hua, jeune immigrante chinoise dans les années 1920, le rêve américain a un goût amer : parquée dans le Chinatown d’une petite ville côtière des États-Unis, elle épouse un épicier local – Chinois lui aussi – à la réussite modeste. Elle mène une vie paisible (comprenez monotone) entre le commerce tenu par son mari et son fils adolescent et les maisons des quartiers nantis où elle passe chaque jour faire le ménage.
Jusqu’au jour où, témoin d’un hold-up, Hua est prise comme otage par un des braqueurs. C’est sans compter sur l’aide et l’efficacité de l’Ancre de la Justice, le super-héros local. Dès lors, pour la petite mère de famille, l’avenir est tout tracé : si elle n’est allée que de déception en résignation, son fils Hank, lui, deviendra un super-héros, elle y tient. Quitte à lui coudre elle-même son costume, l’aider à acquérir des super-pouvoirs ou l’emmener en voiture jusque sur les lieux du crime…

Ainsi deux jeunes auteurs font revivre un super-héros des années 40, dont les aventures (inachevées) et le visage (jamais dévoilé) sont tombés dans l’oubli. Et pour cause, en plein âge d’or des comics de super-héros – et en pleine Seconde Guerre mondiale – la Tortue Verte n’a pas su se démarquer de ses collègues surhumains défendant les États-Unis à grands renforts de liberté et de patriotisme. Elle protégeait cependant la Chine, alliée des Américains, contre les assauts de l’Empire japonais. Gene Luen Yang et Sonny Liew proposent un hommage moderne et hilarant au genre tout en soulevant la question de l’identité et de l’intégration de la communauté sino-américaine aux États-Unis.
Vv

L'art de lui faire l'amour à lui (Gérard Leleu)

note: 4A lire tête-bêche Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

Un livre pour se mettre sans dessous-dessus...
Strictement réservé aux Gourmets de plus de 18 ans. LV

Pommes ! (Amandine Geers)

note: 4La Pomme Magique ! Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

Newton, Ève, la déesse Iduun, Merlin, Pomono la Nymphe, Guillaume Tell, Magritte, Marseille ou les Beatles perpétuent sa Légende.
La pomme apparaît il y a plus d’une dizaine de millions d’années.
Il y a 3000 ans elle éclot dans les grands récits mythologiques.
Au Moyen Âge la pomme servait de base à la préparation d’onguents devenus « pommade ».
Sa conservation est optimale, elle se bonifie avec le temps. Elle recèle d’incroyables nutriments santé comme la vitamine C, de la quercétine qui est un polyphénol puissant et régénérant. Elle agit sur le cholestérol, le diabète, les cellules, la dentition … La pomme est rassasiante et détoxifiante. Découvrez la suite dans le livre…

Recette :
Gelée de pomme bio « anti-gaspi »
Préparation 15 min
Cuisson 1 heure
Conservation 1 an

Pour 4 à 5 petits pots
500 G d’épluchures, cœurs et pépins
80 cl d’eau
Le jus d’un citron non traité
Sucre blond (ou autre produit sucrant non colorant, pas de sucre complet) - 50% du poids de jus prélevé.

- Mettre les déchets de pommes dans une cocotte.
- Arroser de jus de citron, couvrir d’eau et cuire à feu doux sans remuer pendant 30 min.
- Filtrer le jus avec une passoire fine et le peser. Réserver la moitié du poids du jus en sucre
- Remettre le jus dans la cocotte, ajouter le sucre faire cuire 30 min à petit feu.
- Vérifier la gélification, verser le jus dans des pots stérilisés ou ébouillantés.
- Retourner les pots pour faire le vide d’air.

Accompagnement : Une belle brioche ou un Camembert de Normandie etc... LV.

Enghien-les-Bains (Sophie Cueille)

note: 5Pour les Journées du Patrimoine Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

Pour un moment privilégié dans la ville créative d’Enghien-les-Bains, où la Mémoire commune est en partage et se fête, je vous propose deux très beaux livres qui vous accompagneront dans cette invitation à la promenade et autres petites flâneries paisibles. Ils sont abondamment illustrés et agrémentés de petits chapitres relatant quelques curiosités assez étonnantes (Châteaux discrets, gréement en Casino, architecture ambitieuse, décorations très stylisées, mondanités...) enfin, voici de quoi vous sublimer les yeux et l’imaginaire ! Du XIXe siècle à aujourd’hui, surprise et admiration s’impatientent de vous rencontrer. LV

Enghien-les-Bains (Louis-Léopold Gavelle)

note: 5L'art du partage Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

Pour un moment privilégié dans la ville créative d’Enghien-les-Bains, où la Mémoire commune est en partage et se fête, je vous propose deux très beaux livres qui vous accompagneront dans cette invitation à la promenade et autres petites flâneries paisibles. Ils sont abondamment illustrés et agrémentés de petits chapitres relatant quelques curiosités assez étonnantes (Châteaux discrets, gréement en Casino, architecture ambitieuse, décorations très stylisées, mondanités...) enfin, voici de quoi vous sublimer les yeux et l’imaginaire ! Du XIXe siècle à aujourd’hui, surprise et admiration s’impatientent de vous rencontrer. LV

Dire au revoir (Gaëtan Roussel)

note: 5Poésie acidulée Les bibliothécaires - 4 juillet 2018


Gaëtan Roussel livre un recueil de nouvelles tout en poésie et en humour. Vingt nouvelles, de trois à quinze pages chacune sur un même thème : dire au revoir. Dans tous ces textes, flottent toujours le sens de la formule, l’humour délicat et la poésie doucement acidulée. On reconnait, même sans l'entendre, la voix particulièrement intense et déchirante de l’auteur de par sa façon de rythmer ses phrases, d’agencer des jeux de mots simples et recherchés, de jouer astucieusement sur les répétitions introduisant au final une belle sensibilité et une certaine nostalgie.
Ainsi, on savoure les instants « Des bouquets sans fleurs », de « La rupture », du « Zéro cachemire, une rencontre »… Il y a aussi « Un même jour », « La maladie » et surtout « Ma Camille ». Jolie petite nouvelle d’un homme en voyage qui finit par un au-revoir. Des « au-revoir » sans haine, sans drame, où les choses sont acceptées… ce qui fait aussi le charme particulier de ce recueil de nouvelles.

Les nuits de Reykjavik (Arnaldur Indrióason)

note: 3Nuits islandaises Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

C'est un préquel (ou antépisode : œuvre littéraire dont l'histoire précède celle d'une œuvre antérieurement créée en se concentrant sur les événements se déroulant avant le récit original).

Ce roman pourrait s'appeler « Aux origines » car il correspond à la 1ère enquête du jeune policier Erlendur Sveinsson. Je trouve ce roman particulièrement réussi car :

- l’enquête nous montre le tournant dans la carrière du jeune policier (et son ascension) ainsi que l’évolution dans sa vie sentimentale puisque on en sait davantage sur les débuts de sa relation avec Halldora, celle qui deviendra sa femme et la mère de ses enfants.

- en plus de l'intrigue, l'auteur, Arnaldur Indridason, offre davantage qu'un roman policier, il nous dresse un portrait de la société islandaise des années 1970 en proie aux doutes (l'alcoolisme, la drogue, les violences conjugales…), décrite avec force et une certaine noirceur.

- l’enquête repose entièrement sur la minutie, l'analyse rigoureuse des faits et surtout, sur la personnalité et la psychologie de cet Erlendur nostalgique, solitaire et taiseux, secret, taciturne, voire asocial...

- de par certains aspects, dont le rythme, parfois les pesanteurs de l’enquête, la description du milieu social ou celle de l'atmosphère de Reykjavik, ce roman nous fait penser à G. Simenon et à son célèbre personnage du commissaire Maigret.

Le Prince et la Couturière (Jen Wang)

note: 4Frais et moderne Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

La saison des bals bat son plein et les souverains du royaume de Belgique cherchent une épouse pour leur fils le prince Sébastien : une aubaine pour Francès, jeune couturière talentueuse qui espère se faire un nom dans le milieu en confectionnant les robes des prétendantes…
Mais ses créations originales attirent l’œil d’une cliente autrement plus inattendue : Sébastien lui-même, jeune prince sensible et maladroit écrasé par ses fonctions et qui ne se sent bien dans sa peau que lorsqu’il porte les robes les plus extravagantes !

Aidé de Francès, rapidement devenue son amie et sa complice, Sébastien devient la vedette des soirées mondaines sous les traits (et surtout dans les robes) de l’époustouflante et fictive lady Crystallia. Mais difficile de mener une telle double vie, surtout lorsqu’on est appelé à régner, d’autant que l’ambitieuse Francès ne se voit pas vivre pour toujours dans l’ombre du futur héritier sans réaliser ses propres rêves…

À travers ce conte d’une étonnante modernité, Jen Wang revisite les histoires à la Cendrillon et aborde avec finesse la question actuelle et sensible du genre, sans tomber dans la facilité ou les stéréotypes. Les personnages, adolescents attachants en quête d’identité, portent un scénario qui est une réelle bouffée d’oxygène et d’ouverture d’esprit. Entre l’animation et le manga, le dessin rond et mignon apporte beaucoup de douceur à l’histoire.

Et tant pis si certains reprocheront à cette bande dessinée la candeur de son propos et de son dénouement: c’est doux, c’est frais, c’est coloré, et parfois, les happy ends, ça fait du bien !
Vv.

Verdun n° 3 (Jean-Yves Le Naour)

note: 5Une histoire d’amour et de fidélité au nom de la justice et de l’honneur Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

« Les fusillés de Fleury », c’est le tome 3 de la série « Verdun ». Cet opus a l’avantage de pouvoir être lu indépendamment des autres, ce qui permet de comprendre toute l’histoire sans avoir lu les deux premiers tomes.

Cette BD retrace l’histoire vraie de deux sous-officiers « fusillés pour l’exemple » lors de la Première Guerre mondiale, pour avoir fui le champ de bataille et l’enfer déchaîné de Verdun afin de sauver une trentaine de soldats français condamnés à une mort assurée et à la boucherie puisque cernés et isolés par l’ennemi. Exécutés sans jugement ni tribunal par leurs propres camarades soldats survivants de la boucherie, ils ont été accusés par leur hiérarchie militaire d’avoir « quitté le champ de bataille sans ordre, abandonnant la lutte »…

C’est le combat contre cette injustice que cette BD nous propose de vivre. L’histoire d’un combat de dix ans mené par Fernande Herduin afin de réhabiliter la mémoire de son mari.
Une belle BD montrant l’horreur de la Première Guerre mondiale ; un dessin soigné livré par Inaki Holgado et S. Bouet ; une reconstitution crédible et un personnage principal auquel on s’attache vite dans sa recherche obstinée de la vérité, dans sa reconquête folle de l’honneur perdu de son mari… ce qui fait, au final, la réussite de cette BD.

Enfin, la BD s’achève sur une invitation de l’auteur, J-Y Le Naour, au devoir de mémoire et à venir visiter les lieux où les fusillés de Fleury ont connu le supplice… à prendre « le petit chemin qui… vous amène… au village fantôme de Fleury-devant-Douaumont, village mort pour la France, dont il ne reste plus rien, pas même une pierre… ». Afin de ne pas (les) oublier… jamais.
F. D.

Les filles d'Avril (Michel Franco)

note: 5Ma mère, ma meilleure ennemie Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

Les filles d’Avril est un drame psychologique du réalisateur mexicain Michel Franco. Ce film traite de la maternité d’une jeune fille de 17 ans, Valéria. Follement amoureuse de son petit ami Matéo : ils vont bientôt devenir parents d’une petite fille. Valéria vit avec Mateo à Puerto Vallarta chez sa sœur ainée, Clara. Bien décidée à garder l’enfant, Valéria ne veut pas mettre au courant sa mère Avril. Cependant, et en raison du coût et de la responsabilité qu'un enfant représente, Clara décide de l'appeler. Avril s’installe alors avec ses filles et prend les choses en main. Progressivement son comportement vis-à-vis de l’enfant change.
Dans ce film, on ne trouve pas de scène terrifiante de sadisme, habituelle dans les films de Michel Franco. C’est un film plus insidieux, qui distille petit à petit son poison à travers un personnage extrêmement dérangeant de mère prédatrice prête à tout pour conserver une forme de jeunesse éternelle.
Personne n'est épargné dans ce drame. Les femmes y sont immatures, tentatrices et égoïstes. Quant au seul homme présent dans cette aventure, il est faible, et donne une image peu flatteuse du genre masculin. On peut surtout saluer l'interprétation d'Emma Suarez, très inquiétante en mère castratrice. RV

Peur de rien (Danielle Arbid)

note: 5Soif de liberté Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

1993, Lina une jeune libanaise arrive à Paris pour ses études. Seule, ou presque : elle a pour seule famille en France une tante et son mari. Bien vite elle se voit contrainte de fuir leur maison car son oncle tente d’abuser d’elle. Elle trouve refuge chez une amie de l’université puis parvient à décrocher un emploi, et s’ensuit plusieurs rencontres. Ainsi commence l'éducation sentimentale et culturelle de la jeune fille qui doit se battre pour avoir un toit et obtenir sa carte de séjour.
Le film est un récit très ample d’initiations adolescentes où le personnage est tout à tour aidé ou rejeté.
La réalisatrice Danielle Arbib raconte un morceau de l’histoire de France : celle de Charles Pasqua, période sombre où l’on cherchait à faire fuir les immigrés par tous les moyens administratifs, et qui fait tristement écho à notre actualité.
Ce film est un véritable plaidoyer à la solidarité et à l’intégration. RV

Diane a les épaules (Fabien Gorgeat)

note: 59 mois de grâce Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

Diane porte l’enfant d’un couple d’amis homosexuels lorsqu’elle rencontre Fabrizio et en tombe amoureuse. Contrairement aux apparences, la gestation pour autrui n’est pas tant le sujet du film mais plutôt le prétexte à une comédie dramatico-sentimentale.
Diane est une femme libre, extravertie et solaire qui prête juste son corps au désir de paternité de ses amis. Et alors ? Elle sépare « sa tête de son ventre ».Cependant, le film avance au rythme des doutes de son héroïne. Clotile Hesme crève l’écran, la complexité de son personnage permet de montrer toute l’étendue de son talent.
Ce film n’est absolument pas militant mais grâce à son humour il encourage le spectateur à s’interroger sur cette question sociétale. CG.

45 vérités sur les chats (Bruno Gibert)

note: 5les chats sont ici passés au crible! Les bibliothécaires - 27 juin 2018

Un album qui ravira enfants et adultes sur nos espiègles amis les chats!
L'auteur nous délivre avec humour, 45 dessins très graphiques et poétiques avec en dessous une vérité ( ou presque) sur nos sympathiques bêtes à moustache.

Nos yeux fermés (Akira Sasō)

note: 3L'amour, aveugle ? Les bibliothécaires - 26 juin 2018

Ichitaro est aveugle. Un jour, en ville, il se fait bousculer dans un escalator et il en laisse tomber sa canne blanche. Ce sera la première fois que son chemin croise celui de Chihaya qui, pressée, ne s'excusera même pas, ni ne l'aidera à récupérer sa canne. Comme souvent, elle était trop pressée...
Habitant tous les deux dans le même quartier, Ichitaro et Chihaya vont se recroiser. Lui, assez bavard, profitera, lors de leur seconde rencontre, de la gêne affichée par Chihaya pour imposer le rythme : il réussira à ce qu'elle accepte de faire un bout de chemin avec lui, puis un autre, un autre jour, et ainsi de suite. Jusqu'à ce qu'entre eux finisse par naître une certaine complicité...

Vous l’aurez compris le thème du jour c’est la tranche de vie (navré pour les amateurs de bastons et d’intrigues à vous triturer les méninges). D’un point de vue purement graphique, les dessins des personnages sont plutôt moyens et inégaux suivant les planches, mais l’ambiance et la beauté générale est largement rattraper par les environnements qui sont ultra maîtrisés. En bref, nous avons la chance de pouvoir nous servir de nos yeux, ils seraient fort dommage de ne pas lire ce petit one-shot franchement rafraîchissant et de passer à côté de ce petit bol d’air frais.
T. V.

Jamais (Bruno Duhamel)

note: 4. Les bibliothécaires - 26 juin 2018

Dans le paisible village normand de Troumesnil, le vent et la pluie grignotent à petit feu les falaises, menaçant de faire disparaître paysages et habitations. Le maire a réussi à faire évacuer tous les administrés inquiétés. Tous ? Non ! Madeleine, une irréductible nonagénaire, résiste encore et toujours à son transfert en maison de retraite et s’accroche vaillamment à ses souvenirs et à la maison que lui a construite son mari, disparu en mer. Mais lorsque l’érosion arrive sur le pas de sa porte, Madeleine, aveugle de naissance, sera bien contrainte de faire face au danger.
Duhamel réussit à faire d’un sujet délicat une bande dessinée sensible et drôle : il parvient, avec le sympathique et bouillonnant personnage de Madeleine, à évoquer des thèmes comme la mémoire et l’oubli, la perte d’un être cher ou encore tout simplement l’épreuve de la solitude sans verser dans le pathos. Une belle BD.
Vv

All melody (Nils Frahm)

note: 4Doux, envoûtant et hypnotique. Les bibliothécaires - 8 juin 2018

Influencé par les univers minimalistes de Steve Reich ou Max Richter, le pianiste Nils Frahm, de formation classique, propose avec All melody une musique instrumentale intimiste et contemplative mixant habilement musique électronique et musique "classique". Sur cet album, ses compositions au piano sont colorées par de subtiles collaborations qui ouvrent des ponts entre les genres. Cuivres et cordes notamment apportent une densité et une variété de paysages sonores.
C'est un album à la fois doux, envoutant et hypnotique. CG

Dans un recoin de ce monde (Sunao Katabuchi)

note: 5Fresque poétique Les bibliothécaires - 8 juin 2018

Dans un recoin de ce monde est un film d’animation de Sunao Katabuchi tiré d’un manga de la dessinatrice Fumiyo Kouno. On y voit la vie quotidienne d’une famille japonaise pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le récit passe en revue 15 ans d’histoire, des années 30 jusqu’à la capitulation japonaise en 1945. On suit la vie de Suzu Urano, une jeune fille d’Hiroshima s’apprêtant à quitter sa famille pour rejoindre son mari à Kure, un port militaire limitrophe d’Hiroshima. Déracinée, elle apprend à connaître sa nouvelle famille et à les aimer. La jeune fille s’échappe de son quotidien grâce au dessin qui lui permet de mettre de la beauté dans un monde bouleversé par les horreurs de la guerres. La force du récit s’appuie sur le méticuleux travail de reconstitution réalisé par Katabuchi qui arrive à lier la grande histoire avec la petite, tous les détails du quotidien sont montrés sans fioriture, le dessin est simple, presque enfantin, le but étant de mettre en exergue l’amour. Ce souci du détail explique que les œuvres de Katabuchi soient si rares. Ce film est un petit chef-d’œuvre de l’anime, peut-être l’un des meilleurs traitant de ce sujet avec Le tombeau des lucioles. RV

Silicon Valley saison 1 (Mike Judge)

note: 5Cynical Valley Les bibliothécaires - 8 juin 2018

Cette série parodique sur le monde de la high tech suit le parcours d’un programmeur timide, Richard, dans les couloirs de la grande multinationale, Hooli (une caricature de Google. Sur son temps libre il travaille dans un modeste incubateur de start-up à Palo Alto (le Beverly Hills de la Silicon Valley) sur son application révolutionnaire de compression de fichiers. Les géants de la Silicon Valley prennent conscience du potentiel de son invention et vont tout faire pour obtenir les droits d’exploitation de son algorithme.
Dans cette série, tout le monde en prend pour son grade, les grands comme les petits, qui prétendent vouloir “rendre le monde meilleur” avec leurs applications Les épisodes montrent les obstacles que Richard devra surmonter, l’un après l’autre, pour créer son entreprise Pied Piper. David contre Goliath revisité à l'ère du 2.0 ou l’utopie du rêve américain des grandes entreprises d’informatique. On regrettera l’absence de personnages féminins forts. Les premiers épisodes sont un peu poussifs et ennuyeux car on colle trop à la réalité, mais plus on avance dans la série, plus le scénario est audacieux et hilarant. RV

A voix haute (Stéphane de Freitas)

note: 5C'est d'la bombe bébé ! Les bibliothécaires - 2 mai 2018

Inspirer haut et fort, jongler avec les mots, maitriser les règles de l'humour courtois : autant de plaisirs simples auxquels vous aurez gouté en buvant les paroles tantôt hésitantes, tantôt assurées de cette bande de jeunes étudiants en quête d'éloquence. Ce film documentaire est un antidote à la timidité, joli moment d'une expérience tant individuelle que collective.
Comme l'ont chanté leurs ainés, il y à 20 ans , assurément la scène Seine Denis, c'est d'la bombe bébé ! CG

Imani. Vol. 1 (Blackalicious)

note: 5Un album à découvrir Les bibliothécaires - 2 mai 2018

Imani Vol.1 est le quatrième album studio du groupe Blackalicious composé de The Gift of Gab et Chief Xcel. Le duo est connu pour son impressionnante capacité à rimer. En 2012, Gift of Gabe souffre d’insuffisance rénale, ce qui contraint le groupe à repousser la sortie de l’album en raison de la longue convalescence de Gift of Gab. Trois ans plus tard le disque sonne comme un remerciement à la vie notamment dans le titre Love’s gonna save the day qui est un hymne à l’amour. Autre titre évocateur, Escape qui oppose une vie de créativité à une vie de délinquance. Toute cette positivité est agrémentée par des rythmes de jazz légers et des rythmes funk, écho du hip-hop des années 90, et plus spécifiquement dans les morceaux Twist of Time et Blacka qui ne sont pas sans rappeler IAM en France. RV

Bonne pomme (Florence Quentin)

note: 5Pas si paumé que ça.... Les bibliothécaires - 2 mai 2018

Bonne pomme signe les retrouvailles du célèbre couple Depardieu et Deneuve, dans une comédie attendrissante. Gérard est un garagiste sexagénaire passionné par son travail mais il supporte de plus en plus mal sa situation au sein de sa famille. Sa femme le trompe et il sait qu’il risque de tout perdre. Bien décidé à reprendre sa vie en main avec le petit pactole qu’il a mis de côté, Gérard décide de tout quitter. Sa fugue le conduit dans le Gâtinais où il compte reprendre un garage dans un petit village paisible, ou presque, puisqu’en face du fameux garage se trouve l’auberge de Barbara incarnée par Catherine Deneuve, une femme complètement fantasque. Même si ces retrouvailles constituent un véritable plaisir pour les spectateurs, le film pâtit d’un scénario et d’un casting peu aboutis. Florence Quentin ne révolutionne pas le genre puisqu’elle reprend des typologies de personnages que l’on retrouve déjà dans la filmographie des deux comédiens. L’atout majeur de cette comédie farfelue reste cependant le personnage de Barbara, cette madame sans-gêne qui mène tout son petit monde et surtout le nouvel arrivé, par le bout du nez.
Un film dont on se délecte comme d’un bon fruit, sur le moment, mais qu’on aura vite digéré. RV

Et si l'amour c'était aimer ? (Fabcaro)

note: 5Amour, gloire et absurdité Les bibliothécaires - 2 mai 2018

Ne vous fiez pas à sa couverture jaune fade et ses dessins complètement statiques : cet album de Fabcaro est un véritable petit bijou d’absurdité ! Henri et Sandrine forment un couple heureux, mais leur idylle sans nuage va bientôt être troublée par la venue du ténébreux Michel…
À partir d’une reprise décalée des intrigues compliquées des soap-opera et autres feux de l’amour, Fabcaro nous fait enchaîner des situations toutes plus loufoques les unes que les autres. Le découpage, qui n’est pas sans rappeler celui des romans photos, les visages inexpressifs des personnages et leurs propos complètement décalés font de cet album un régal d’inepties, à la fois drôles et intelligentes. On en redemande !
Vv

Ceux qui restent (Josep Busquet)

note: 4Alerte, enfants perdus Les bibliothécaires - 2 mai 2018

Nous avons tous lu de ces histoires où des enfants partent en plein milieu de la nuit pour des contrées imaginaires dont ils deviennent les héros d’un jour. Le temps est en général passé plus lentement dans le monde réel et l’enfant revient pétri d’expérience quelques heures plus tard.
Mais que se passerait-il si, à l’inverse, le temps s’écoulait plus rapidement dans le monde réel ? C’est la question que se sont posé Joseph Busquet et Alex Xoül dans ce roman graphique aux couleurs douces qui ne présage en rien l’issue dramatique pour les proches de Ben, garçonnet énergique qu’une créature magique emmène une nuit pour sauver son royaume enchanté. Pour une fois, l’histoire ne suivra pas les aventures de l’enfant mais celles, bien moins réjouissantes, de « ceux qui restent », c’est-à-dire les parents de Ben.

Edward et Susan Hawkins découvrent un matin le lit de leur fils vide. Après avoir alerté la police, ils passeront par tous les moyens dans l’espoir de le retrouver : tracts, interviews télévisées, consultation de spécialistes… jusqu’à ce que Ben réapparaisse deux mois plus tard, en pleine santé, avec des objets magiques plein les poches et des histoires rocambolesques plein la tête… ainsi que l’intention de repartir le plus vite possible.
Réelle BD du désenchantement et de la désillusion, Ceux qui restent explore une facette originale des récits de notre enfance et décrit l’envers d’un rêve d’enfant qui a tout du cauchemar éveillé pour les parents : entre pression médiatique et soupçons des enquêteurs face aux multiples disparitions de leur fils, les tourments qui menacent les Hawkins se trouvent bien dans la réalité. Mais ils ne semblent pas les seuls à être dans cette situation…
Vv

Les mythes du Cthulhu (Howard Phillips Lovecraft)

note: 4Entre littérature et bande dessinée, les monstres sans visage sont bien là Les bibliothécaires - 18 avril 2018

Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) fait partie de ces écrivains qu’on ne présente plus. Il est entre autres l’auteur du Mythe de Cthulhu et est, avec Edgar Allan Poe, un des auteurs de récits d’horreur les plus influents du XXème siècle. De son côté, Alberto Breccia (1919-1993) est un auteur de bande dessinée argentin, principalement connu pour ses œuvres de science-fiction, biographies et comic strips (il fonda avec Hugo Pratt l’Ecole Panaméricaine d’Art de Buenos Aires).

En 1979, il publie Les Mythes de Cthulhu, adaptée des textes de Lovecraft (adaptation en collaboration avec Norberto Buscaglia). Cette bande dessinée reprend quelques nouvelles de l’auteur du Mythe, tirées de différents recueils (La Couleur tombée du ciel, Je suis d’ailleurs, etc.) et mises en images par Breccia. Avec cette BD, Breccia pourrait presque être appelé, non pas dessinateur, mais peintre de bande dessinée, tellement ses images sont de l’ordre de la création plastique, mêlant collage, peinture, traits de crayon, de pinceau… Tantôt du côté du dessin académique (portraits réalistes, un trait fin et soigné), tantôt dans l’informe (avec des coulures de peinture, d’encre de chine, des collages asymétriques…), Breccia s’accorde parfaitement aux récits d’horreur de Lovecraft qui, lui-même, nous fait passer d’un monde où règne la folie, à un monde de cauchemar où vivent des créatures issues de la peur des hommes…

Les adorateurs lovecraftiens ne seront pas déçus par cette bande dessinée car on y retrouve toute l’horreur invisible décrite par Lovecraft dans ses nouvelles. Le texte se mêle directement aux dessins, tel un roman illustré, et l’adaptation qui en a été faite reste fidèle aux textes originaux (certains passages ont été condensés, voire retirés, mais sont entièrement résumés dans les images). Si vous ne connaissez pas Lovecraft, la bande dessinée de Breccia est l’occasion de découvrir ce monde terrifiant, qui aura inspiré des auteurs comme Stephen King, Alan Moore, ou encore Clive Barker.
A. M.

Edelweiss (Cédric Mayen)

note: 4Quand l'amour fait gravir les montagnes Les bibliothécaires - 18 avril 2018

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Olympe, jeune femme issue de la bourgeoisie française, est déterminée à se montrer digne de son héritage familial : son aïeule, Henriette d’Angeville, a été la première femme à gravir le Mont-Blanc. Indépendante, persévérante et passionnée d’alpinisme depuis toujours, Olympe se destine à reproduire le même exploit.
Lors d’une fête de village, elle rencontre Edmond, un jeune ouvrier. Au mépris des conventions de leur temps, les deux jeunes gens décident de passer leur vie ensemble, pour le meilleur comme pour le pire. Et de gravir toutes les montagnes côte à côte.

Cédric Mayen nous livre ici une belle histoire d’amour, parfois alourdie par les événements plus tragiques les uns que les autres qui touchent le couple. Ce sont cependant dans ces épreuves que les deux personnages réaffirment à chaque fois leur confiance indéfectible en l’avenir.
Côté couleurs, la palette rétro de Lucy Mazel se répartit de façon harmonieuse et constante pour souligner le contraste entre le caractère inébranlable d’Olympe et le dévouement inconditionnel d’Edmond. Le dessin, quant à lui, est soigné et dynamique, et achève d’illustrer un récit qui joue sur les drames d’un quotidien qui accompagne l’évolution des mentalités et des modes de vie de l’après-guerre.
Vv

Blood (Rhye)

note: 5La délicatesse Les bibliothécaires - 14 avril 2018

Un corps de femme dénudée s’affiche sur la couverture de cet album.
A l’écoute, une voix singulière, qui n’est pas sans rappeler celle de Sade. A l’instar de Cigarettes after sex, la frontière entre masculin et féminin s’estompe. Laissez-vous effleurer par cette voix caressante qui évoque l’amour, sa fin et le renouveau.
Une pop-soul sensuelle à ne pas rater. CG

Petit paysan (Hubert Charuel)

note: 5Des vaches et des hommes Les bibliothécaires - 4 avril 2018

Pierre, jeune éleveur de vaches laitières va tout tenter pour sauver sa petite exploitation alors que son troupeau est menacée par une épidémie.
Pour ce premier long métrage, Hubert Charuel porte un regard lucide et authentique sur cette profession en difficulté. Son ambition n’est pas uniquement de filmer le réel; en effet, très vite, il insuffle une dose de suspense et amène son film à la lisière du thriller psychologique avec une touche de fantastique.
Pierre, le Petit Paysan en question, c’est Swann Arlaud. Il interprète un personnage taiseux, quasiment asocial, porté par un quotidien réglé au cordeau. Il porte davantage d’attention à ses bêtes qu’à son prochain, instaurant une relation quasi paternelle à son cheptel. Face à l’inéluctable évidence, son monde va s’écrouler. Sa sœur vétérinaire, jouée par Sarah Giraudeau occupe une place à part ; elle est à la fois la complice fraternelle et la rigueur professionnelle, une représentante de la loi soumise à l’application du principe de précaution.
Hubert Charuel ne propose pas tant un film sur la condition paysanne qu’une réflexion sur la condition humaine. CG

En cuisine avec Kafka (Tom Gauld)

note: 5: Vous aimez la littérature ? Les vaisseaux spatiaux ? Les dinosaures et les chevaliers ? Non ? Ah. Les bibliothécaires - 28 mars 2018

En cuisine avec Kafka, c’est la suite de Vous êtes tous jaloux de mon jetpack, de Tom Gauld, et c’est toujours aussi barré !
Si vous ne connaissez pas Vous êtes tous jaloux de mon jetpack, on ne peut que trop vous conseiller de foncer vers le mur le plus proche sans vous arrêter. Bon, on ne vous en veut pas (trop) et, devinez quoi, ça tombe bien, on a les deux volumes. Donc ensuite relevez-vous, et allez découvrir ces génialissimes cartoons de Tom Gauld.

À l’origine publiés dans le Guardian (pour certains dans le New York et le New York Times), les strips de Gauld sont, et ce n’est pas peu de le dire, emprunts d’un humour (très anglais) complètement absurde, avec une certaine pointe d’élégance (bien anglaise) et de culture (peut-être anglaise). Si vous aimez des auteurs comme Quino (Mafalda) ou Geluck (le Chat), ces strips sont faits pour vous . Gauld se joue avec un amour non dissimulé de la littérature, de la fantasy, de la science-fiction, des classiques, du cinéma, des auteurs, du monde de l’édition, des bibliothécaires (mais ça, ce n’est pas drôle), de la société… Et il y a toujours une critique véhiculée derrière chaque blague… ou presque. Et nous on adore.

Des histoires courtes, un dessin minimaliste et un humour complètement absurde, irrévérencieux et surtout… très anglais. À découvrir, surtout si vous n’êtes pas « un excellent homme nommé Dutilleul qui possèd[e] le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé » (et vous pouvez commencer aussi bien par Vous êtes tous jaloux de mon jetpack que par En cuisine avec Kafka, qui est encore mieux !).
A. M.

Le photographe de Mauthausen (Salva Rubio)

note: 4Photographier l'enfer Les bibliothécaires - 10 mars 2018

En 1946, Francisco Boix, photographe espagnol, membre du parti communiste et survivant du camp de concentration de Mauthausen, témoigne au procès de Nuremberg. Des photos prises puis cachées dans le camp lors de son emprisonnement lui permettent d’identifier et de faire condamner des officiers nazis.

Ce roman graphique est un hommage rendu par Salva Rubio et Pedro J. Colombo à un de ces oubliés de la Seconde Guerre mondiale au parcours hors du commun : issu d’une famille sympathisante de gauche, Francisco Boix fuit l’Espagne après la prise du pouvoir par Franco. Il rejoint alors les forces armées françaises et est capturé en 1940 par le Troisième Reich. Son passé républicain puis son engagement communiste en font immédiatement un double prisonnier politique envoyé en sûreté au camp « de travail » de Mauthausen, en Autriche : un enfer dont Boix s’efforcera de conserver les traces tout au long de sa captivité.

Ancien photographe de profession, il est en effet affecté au service d’identification du camp où il développe les photos des exécutions prises par un officier SS particulièrement fasciné par la mort, et qu’il sera parfois contraint d’assister dans l’immortalisation des scènes macabres. Il fait alors plusieurs copies des pellicules qu’il dissimule un peu partout dans le camp, et parviendra même à en faire sortir quelques-unes.

Enrichi d’un remarquable dossier avec quelques-unes de ces fameuses photos à l’appui (âmes sensibles s’abstenir), ce roman graphique témoigne des tentatives du photographe de mettre des images sur l’indicible et la barbarie.
Il lève également le voile sur le statut difficile de ces survivants espagnols qui, à la fin de la guerre, ne trouvent plus leur place : communistes pour une grande majorité d’entre eux, il leur est impossible de retourner en Espagne où Franco les attend de pied ferme. Et parce qu’ils ont survécu à l’enfer, ils suscitent la méfiance dans les pays alliés et sont considérés comme des collaborateurs par l’Union Soviétique.
Le photographe de Mauthausen interroge donc l’engagement, qu’il soit politique ou artistique, ainsi que ses limites, dans l’élaboration de ce difficile travail de mémoire.
Un roman graphique extrêmement fort.
Vv

S'unir c'est se mélanger (Laurent Cardon)

note: 4Unissons-nous Les bibliothécaires - 10 mars 2018

Branle-bas de combat au poulailler, une poule a disparu. comment s'organiser pour la retrouver et qui doit décider ?
Démocratie, différence, égalité, liberté individuelle sont les thèmes abordés avec humour dans cet album. Sans oublier la chute qui nous a bien fait rire!

Good time (Benny Safdie)

note: 5Une vraie expérience de cinéma. Les bibliothécaires - 10 mars 2018

Un braquage amateur tourne mal. Connie parvient à s’enfuir, son frère Nick est arrêté. Connie n’a plus qu’une idée en tête : libérer son frère et commence alors une virée frénétique et hypnotique dans les rues crades de New York. Le New York des frères Safdie est peuplé de marginaux, chaotique et imprévisible. Caméra au poing, visages filmés en plans rapprochés, leur cinéma se rapproche du documentaire et capte l’urgence comme l’inéluctable dérive de Connie. Les décisions prises ne sont jamais les bonnes et leur enchainement frise même l’absurde. Cette atmosphère survoltée, soutenue par la musique hypnotique d’Oneothrix Point Never (primé au Festival de Cannes) achève de faire de cette cavale urbaine une vraie expérience de cinéma.Cg

Tramontane (Vatche Boulghourjian)

note: 5Une révélation à voir sans attendre! Les bibliothécaires - 10 mars 2018

Vatche Boulghourjian signe avec Tramontane un film bouleversant. Rabih, un jeune Libanais aveugle, doit voyager en Europe pour une tournée avec sa chorale. Lors des formalités pour obtenir son passeport, on lui explique que sa pièce d’identité est fausse et qu’il risque des poursuites judiciaires. Sa recherche identitaire se heurte alors à l'ignorance et aux mensonges de son entourage. Mais son insistance lui permet de découvrir qu’il a été adopté. Rabih est né un an avant la fin de la guerre civile qui a duré 15 ans, son oncle Hishamn, frère de sa mère adoptive, l’a recueilli près d’une zone de combats où ont été tués ses vrais parents. La quête de vérité pousse Rabih à traverser le pays, et ce voyage devient le symbole d’un passé douloureux qui refait surface à la fois pour lui mais aussi pour tout un pays. Le cinéaste montre à quel point il est difficile d’obtenir des réponses dans un pays où l’on cherche à fuir un passé fratricide. Vatche Boulghourjian lance un message fort en choisissant un acteur aveugle pour son premier film, celui de l’espoir. L’espoir de toute une nation qui doit apprendre à se pardonner, car elle ne peut revenir sur son passé, tout comme Rabih ne peut réécrire son histoire. Le film est porté par la performance de Barakat Jabbour (Rabih), acteur aveugle dont c’était le premier rôle au cinéma. Les chants traditionnels qu’il interprète avec sa chorale sont juste poignants. Une révélation à voir sans attendre

Your lie in april n° 1 (Naoshi Arakawa)

note: 4Une lecture qui donne une furieuse envie de se mettre à la musique ! Les bibliothécaires - 20 février 2018

Quand Arima Kōsei était petit, il était considéré comme un enfant pianiste prodige. Mais depuis la mort de sa mère, il ne peut plus entendre le son du piano. Quelques années plus tard, il rencontre une violoniste nommée Kaori Miyazono qui va le forcer à participer à plusieurs compétitions de piano, lui faisant redécouvrir le monde musical.

Nous sommes face à une curiosité : un manga sur la musique. Certains d’entre vous sont sûrement déjà en train de hausser les sourcils et pourtant, malgré l’absence totale d’ambiance musicale (manga oblige… Après, libre à vous de vous préparer votre playlist au préalable pour une immersion optimale !), Your lie in april arrive à nous retransmettre les émotions ressenties par nos jeunes artistes !
Et c’est une jolie prouesse car très vite, nous allons nous rendre compte que le véritable intérêt de cette série, n’est PAS la musique en elle-même, mais plutôt tout ce qui en découle : ainsi le lecteur aura très vite fait, d’angoisser avant chaque représentation, se sentir impuissant et désemparé devant les échecs de nos héros ou bien sourire bêtement devant un moment calme et joyeux.

Ce shôjo réussit à captiver son lecteur en à peine un claquement de doigt (qu’il soit une fille ou un garçon d’ailleurs !) et ses rebondissements bien que parfois un peu classiques sont nombreux et nous font apprécier d’autant plus, les petits moments où « tout va bien ». Bouclez donc vos ceintures et préparez-vous à de nombreux ascenseurs émotionnels !

Enfin pour finir, cette série laissera une petite trace dans votre cœur, et fort est à parier qu’une fois terminé, vous aurez vous aussi une furieuse envie de vous mettre à jouer d’un instrument ! (Envie qui retombe relativement vite, rassurez-vous.)
T. V.

Une soeur (Bastien Vivès)

note: 4Une fille ? Je ne connais pas ce Pokémon... Les bibliothécaires - 20 février 2018

Antoine, 13 ans, passe des vacances en bord de mer, avec sa mère, son père et son petit frère Titi. Son quotidien sans histoire va être bouleversé par l’arrivée d’Hélène, 16 ans, une amie de la famille…

Bastien Vivès nous livre ici l’histoire d’un premier amour pleine d’émotion, et nous transporte par un dessin fin, épuré et très poétique. Une fois commencée, les pages de la bande dessinée se tournent d’elles-mêmes, jusqu’aux dernières cases où, comme les personnages, on regrette que ce soit si vite terminé.

On pourra toutefois regretter quelques scènes un peu trop explicites, amenées et puis stoppées de manière assez abrupte (un peu comme si l’auteur s’était dit « ça y est, ça c’est fait, on passe à autre chose… »).

Une bande dessinée très poétique et forte en émotion donc, destinée plutôt à un public averti.
A. M.

Misery (Rob Reiner)

note: 5A conseiller aux amoureux des films d’épouvante. Les bibliothécaires - 10 février 2018

Auteur à succès, Paul Sheldon vient tout juste de terminer son dernier manuscrit. Lorsqu’il quitte l’hôtel où il a l’habitude de se rendre pour écrire et trouver l’inspiration, il est surpris par une tempête de neige et finit par avoir un accident. Il est alors secouru, enseveli dans la neige, par Annie Wilkes, une admiratrice de sa saga de romans Misery. Gravement blessé, il est soigné par cette infirmière apparemment bienveillante, qui vit seule dans une maison isolée, mais Paul ne va pas tarder à voir sa convalescence tourner au cauchemar quand Annie, lisant le dernier roman de Misery, découvre que son héroïne préférée est morte…
Adapté du roman éponyme de Stephen King, Misery est un film d’épouvante jouant aussi bien sur le gore que sur la pression psychologique, que ce soit au niveau de la tension générée par ses scènes de suspens que par le personnage de Annie Wilkes et ses crises de colère imprévisibles. Rob Reiner réussit ainsi à alterner scènes d’actions et de tortures violentes, et une atmosphère glauque mettant nos nerfs à dure épreuve. À noter, l’incroyable prestation de Kathy Bates qui reçut l’Oscar de la meilleure actrice pour son rôle en 1991.
Au final, Misery ne nous laissera pas indifférent, le réalisateur nous tenant en haleine tout au long du film, à nous faire nous demander qui du héros ou de sa geôlière s’en sortira vivant… Mais pas indemne. On pourra regretter toutefois une fin un peu trop empressée, après toutes ces minutes d’angoisse, comme souvent chez King.
Du bon Stephen King donc, un classique même, à conseiller aux amoureux des films d’épouvante.

The lost city of Z (James Gray)

note: 5la jungle leur appartient …. Les bibliothécaires - 10 février 2018

Trés loin de New York, sa terre de prédilection, James Gray nous entraîne en forêt amazonienne pour relater l'histoire vraie de l'explorateur Percy Fawcett. Ce Britannique est missionné en Bolivie par la Royal Geographic Society pour cartographier des régions jusque-là inexplorées. Mais là-bas, il trouve des restes d'une possible cité perdue.
Sous ce récit d'aventures, James Gray ravive ses obsessions pour des personnages tiraillées entre deux mondes ou mus par des pulsions contraires. Et puis, içi encore, à l’instar de La nuit nous appartient, la question de la famille constitue le dilemme suprême. Au cœur de l’hostilité verdoyante, il pense à sa famille laissée en Angleterre mais une fois rentré, il demeure tourmenté par ces contrées inexplorées et cette cité inconnue. Il incarne nos aspirations à l’ailleurs.
C’est un film subtile et grandiose, une quête identitaire aux allures de film d’aventures. Cg

Awaken, my love ! (Childish Gambino)

note: 5Un album qui réveille Les bibliothécaires - 10 février 2018

Derrière Childish Gambino se cache Donald Glover, l'interprète, compositeur, auteur et réalisateur habitué du petit écran dans la série Community où il incarne Troy Barnes ou plus récemment sur grand écran au côté de Matt Damon dans Seul sur Mars. Awaken, My love ! son troisième album quitte l’univers hip-hop très présent dans ses deux premiers opus pour un style plus funk, néo-soul comme dans le morceau Boogieman qui puise ses sonorités dans le disco funk des seventies. D’autres comme zombies ne sont pas sans rappeler des influences électro de la scène française en particulier Kavinsky. Childish Gambino change de style et ça lui va plutôt bien, c’est dans ce nouveau registre qu’on espèrera le retrouver.

13 (Indochine)

note: 513 comme rêve et espoir Les bibliothécaires - 10 février 2018

C’est avec plaisir que l’on retrouve le mythique groupe de rock français des années 80 Indochine. Il s’agit du treizième album de la formation dont la pochette est signée par le photographe Erwin Olaf, mettant en scène treize enfants portant des costumes colorés avec des bannières. Depuis l'arrivée d’Oli de Sat au synthé, le groupe est marqué par les influences électro pop et new wave. Ce treizième opus n’échappe pas à la règle et il est porté par la voix posée du leader Nicola Sirkis qui signe l’ensemble des textes de l’album. Ces textes sombres dressent le portrait du monde actuel où les drames de l’actualité se succèdent comme dans Un été français qui évoque les attentats de Paris et du Bataclan, mais l’espoir n’est jamais loin comme avec le titre 2033. Indochine reste fidèle à ses thèmes de prédilection : la tolérance, l’égalité des droits, la mort, l’oppression, l’espoir, c’est pour cette raison que le groupe plaît toujours autant aux plus jeunes et aux moins jeunes.
A écouter sans attendre.

Les mille et une vies des urgences (Dominique Mermoux)

note: 4Alors voilà. Les bibliothécaires - 1 février 2018

« Je vais parler. Parler jusqu’à ce que les avions décollent, jusqu’à ce que son fils revienne. La patiente m’écoutera. Tant qu’elle écoute, elle est en vie. »

Dans le service de cancérologie d’un hôpital, une femme en phase terminale attend impatiemment le retour de son fils, retenu en Islande par un volcan capricieux. Pour la divertir, Baptiste, jeune interne affecté aux urgences, lui tient chaque jour compagnie et partage avec elle des anecdotes de son quotidien débordé.
Étonnantes, cocasses ou émouvantes, ces petites histoires donnent un aperçu du rythme effréné des urgences, par lesquelles passent des milliers de vie chaque année. Le quotidien du personnel médical y oscille entre la routine des consultations et des soins quotidiens, jusqu’aux interventions médicales plus conséquentes, du déplacement sur les lieux d’une défenestration à l’amputation d’un accidenté de la route.

Adapté de l’ouvrage Alors voilà. Les 1001 vies des urgences de Baptiste Beaulieu, recueil d’anecdotes elles-mêmes tirées du blog de l’auteur, cette bande dessinée dépeint avec beaucoup de sensibilité et ce qu’il faut d’humour et d’autodérision un quotidien éprouvant, celui du personnel soignant comme des personnes qui y sont soignées …
Mieux encore, elle détricote au fil des pages les tensions qui peuvent exister entre eux, issues d’une méconnaissance du service et de l’incompréhension que peuvent parfois provoquer les maux complexes de chaque être humain.

Dans l’objectif d’enfin réconcilier personnel médical et patients, Baptiste Beaulieu et Dominique Mermoux nous montrent que, oui, dans la vie, il y a la violence et la solitude, il y a la maladie et la mort. Mais cela ne va pas sans l’empathie, la compassion, le courage, l’humanité enfin, une humanité bouillonnante de vie et de volonté de vivre.
On referme le livre, confiant, en se disant que, finalement, elle s’en sort peut-être pas si mal que ça, l’humanité…
Vv

40 éléphants n° 1
Florrie, doigts de fée (Kid Toussaint)

note: 4Le crime est notre affaire Les bibliothécaires - 17 janvier 2018

Londres, 1920. À la fin de la Première Guerre mondiale, Florrie, jeune pickpocket aux doigts de fée, est repérée par Esther, modeste mère de famille qui l’enrôle bientôt au service des Quarante Éléphants, un gang localisé dans le quartier populaire d’Elephant & Castle… et composé exclusivement de femmes.

Car si ces dernières ont remplacé les hommes dans la vie civile au cours de la guerre, certaines d’entre elles se sont également approprié les milieux mafieux de la capitale britannique. Voleuses, tueuses, empoisonneuses, proxénètes ou encore escrocs, ces dames entendent bien conserver des prérogatives durement acquises et que revendiquent à présent leurs collègues masculins à la fin de la guerre. D’autant que l’arrivée d’une nouvelle recrue au sein du clan suscite bien des soupçons et des divisions : le gang est en effet rapidement ciblé par la police et certains de ses membres, arrêtés…

Si les personnages et leurs aventures sont issus de l’imagination du scénariste, cette nouvelle série de Kid Toussaint s’inspire du réel et tristement célèbre gang des « Forty Elephants ». Pendant féminin des quarante voleurs dans l’Angleterre du XXème siècle, ces femmes ont régné sur les bas-fonds londoniens pendant près d’un siècle. Menées par leur propre reine, elles imposaient des tributs dont les autres gangs devaient s’acquitter et furent les auteures de razzias monumentales qui laissèrent la police longtemps démunie.

Le propos de la bande dessinée est, quant à lui, d’une redoutable efficacité : les rebondissements s’enchaînent sans laisser au lecteur le temps de reprendre son souffle et la large variété de ces gangsters pas comme les autres achève d’alimenter une intrigue qui se termine sur un cliffhanger…Aux vues du grand nombre de personnages, on espère seulement que Kid Toussaint trouvera le temps et la place de donner à chacun de ces Elephants toute leur profondeur…
Suite au prochain volume qui conclura ce premier cycle narratif.
Vv

Harmonies (Lord Echo)

note: 5Une musique délicieuse et envoutante Les bibliothécaires - 3 janvier 2018

On prend du reggae, du rocksteady, de la disco, de la soul Africaine, un peu de techno, on mélange le tout et c’est ainsi qu’on obtient la recette magique de Harmonies. La sauce Lord Echo, c’est une musique répétitive qui fusionne les genres. Le résultat est aussi délicieux qu’envoutant.

Après la tempête (Kore-eda Hirokazu)

note: 4L'espoir empêche de vivre Les bibliothécaires - 3 janvier 2018

Dans son film Après la tempête, le réalisateur Kore-Eda dresse le portrait mélancolique d’une famille japonaise d’aujourd’hui, distillant par petites touches une note d’espoir à travers l’histoire d’un père qui essaie de reconquérir sa famille. Ryota, ancien écrivain prometteur, devenu détective privé, possède les mêmes travers que son défunt père: il joue aux courses, ment pour soutirer de l'argent à son entourage, et contraint ainsi son ex-femme Kyoko à le menacer de payer la pension alimentaire afin que celui-ci puisse voir son fils. Les deux personnages s’opposent : elle souhaite avancer, se reconstruire dans une nouvelle relation, tandis que lui cherche désespérément à redorer son blason de père et d’époux. Puis soudain, l’espoir renait lorsque la famille est à nouveau réunie. Fidèle à la tradition cinématographique japonaise, Kore-Eda se révèle être le digne héritier d’Ozu par les thèmes qu’il aborde, notamment celui de la famille ou en puisant dans les nombreux problèmes sociétaux japonais. Il parvient à créer une histoire à partir de petits moments de vie banals.
La morale de cette fable pourrait être que les blessures ne s’effacent jamais totalement, et qu’il reste toujours l’espoir que les choses s’améliorent comme le calme qui se dessine après tempête.

La lumière allumée (Richard Marnier)

note: 5Un album sur l'anticonformisme et la tolérance Les bibliothécaires - 3 janvier 2018

Voici ma ville, une ville sans surprise et sans histoire.
Dans mon quartier,
chaque maison a une porte,
deux fenêtres et un toit rouge bien régulier…

Cet album sur l'anticonformisme et la tolérance a pour cadre une ville calme, sans surprise, où toutes les maisons sont identiques. Un jour, un habitant se construit une demeure avec tout ce qu'il a ramené de ses voyages. S'il provoque le scandale au début, les voisins s'y font et tous, petit à petit, l'imitent en décorant leur maison au gré de leur fantaisie.

Le premier homme (Jacques Ferrandez)

note: 5Une superbe adaptation d’une œuvre encore trop méconnue… Les bibliothécaires - 21 décembre 2017

Le manuscrit du roman "Le premier homme", a été retrouvé dans la voiture qui, le 4 janvier 1960, percuta un platane, tuant Albert Camus sur le coup. A ses côtés, 144 pages rangées dans une sacoche en cuir. L’œuvre sera publiée plus de 30 ans après, en 1994.

C’est à partir du texte du roman, mais aussi des brouillons d'Albert Camus et de ses petites notes prises sur des enveloppes, des tickets de métro que Jacques Ferrandez accomplit ici un véritable exercice de reconstitution. Toute cette matière lui a servi, non pas à remplir des blancs, mais à adapter, avec merveille, une fois encore, cette œuvre inachevée pour laquelle Albert Camus avait de grandes ambitions, un peu comme son "Guerre et paix", une trilogie basée sur l'amour et la fraternité.

Grâce à son travail, Jacques Ferrandez présente une version dessinée ultra-respectueuse de l’œuvre de l’écrivain qui est autant historique, idéologique, qu’autobiographique.
On y retrouve la lumière et les magnifiques paysages méditerranéens qu'il sait si bien peindre. Le dessinateur nous plonge dans l'enfance de Jacques Cormery (A. Camus lui-même) en Algérie, en nous décrivant, à la fois, la relation si particulière qu’il entretenait avec son instituteur qui lui offrit la possibilité d'étudier, et nous montre également comment il s’est construit.
A travers l'histoire familiale du personnage, l’auteur nous livre aussi l’histoire de ces Européens venus bâtir une nouvelle vie en Algérie, restituant la dureté de leurs vies, leur quotidien, puis les tensions des années 50 liées à la décolonisation.

Commencée avec ses "Cahiers d'Orient", poursuivie avec l'adaptation de "L'hôte", puis celle de "L'étranger" et maintenant avec "Le premier homme", Jacques Ferrandez continue à apporter un éclairage saisissant, à la fois, sur l'histoire qui lie la France à l'Algérie, mais aussi sur l'œuvre d'Albert Camus.
Une lecture qui ne laissera personne de marbre…
F. D.

Lumberjanes n° 1 (Noelle Stevenson)

note: 5Du surnaturel saupoudré de girl power Les bibliothécaires - 21 décembre 2017

Cinq copines passent l’été en camp de vacances et se rendent vite compte que les bois qui jouxtent le camp n’ont rien d’ordinaire : entre la chasse aux renards à trois yeux et la visite impromptue d’une femme ourse, sans parler de l’assaut d’un T-Rex fou furieux et l’invasion d’une armée de zombies, les vacances de Jo, April, Mal, Molly et Ripley s’annoncent sportives !

Dans une réédition en intégrale du premier arc de la série de comics dont seul le premier tome a paru, Lumberjanes nous plonge dans un camp de scoutisme estival et met en scène un groupe d’héroïnes aussi attachantes que pleines de ressources.
Confrontées au surnaturel, elles devront faire preuve d’astuce et de débrouillardise pour percer le mystère qui rôde autour de leur camp. Les aventures et les rebondissements s’enchaînent à un rythme effréné dans une ambiance bon enfant qui donne la part belle à l’amitié et la solidarité, le tout saupoudré d’une bonne pincée de girl power. Le ton en est en effet résolument féministe et les références aux femmes célèbres se multiplient.
Le dessin, dynamique, et les couleurs, vives et chaleureuses, donnent un style très cartoon. Frais, pétillant et solaire, vivement la suite !
Vv

Bonjour Père Noël (Michaël Escoffier)

note: 5Un album drôle! Les bibliothécaires - 9 décembre 2017

Dans cet album on aborde avec humour la question du partage et du bonheur que
procure le plaisir d'offrir, le Père Noël va au grès de ses visites se faire déposséder mais
pas d'inquiétude les jouets sont sains et saufs.

Le père Noël des escargots (Pierre Crooks)

note: 5En attendant Noël Les bibliothécaires - 9 décembre 2017

Un conte qui fait le lien entre les
Noëls d’année en année, en égrenant les rencontres selon les saisons. Les illustrations colorées et au scotch apportent
un angle nouveau et moderne dans un univers si traditionnel.

La playlist des philosophes (Marianne Chailland)

note: 5Philosopher en chanson Les bibliothécaires - 9 décembre 2017

La Playlist des philosophes fait le pari audacieux d’expliquer les grands concepts philosophiques à partir de chansons de variétés.
Plus besoin pour les futurs bacheliers de lâcher leurs écouteurs pour réfléchir et réviser leurs cours. En effet, qui aurait pu penser que l’on puisse aborder la philosophie platonicienne grâce à Stromae ou bien encore comprendre la philosophie nietzschéenne en écoutant Mika ! Dans la chanson de Mika : « Elle me dit » c’est la mère qui incarne ce que Nietzsche a appelé- l’homme du ressentiment -
L’auteur ( professeur de philosophie) est lucide et imagine volontiers que sa démarche sera dénoncée par les puristes et elle dénonce avec ironie : « Aimer la chanson de variétés semble bel et bien constituer un signe extérieur d’affliction culturelle » (cf. préface du livre). Gageons que cet essai ne laissera aucun lecteur indifférent et qu’il a bien sa place dans les rayons d’une bibliothèque!

Les petites victoires (Yvon Roy)

note: 4Lumineux et touchant Les bibliothécaires - 8 décembre 2017

Dessinateur de bandes dessinées au Canada, Yvon Roy livre avec Les petites victoires une œuvre en partie autobiographique puisqu’il s’inspire de son vécu pour évoquer dans cette BD le sujet de l’autisme. Il partage plus particulièrement son expérience en tant que parent d’un enfant autiste dans le quotidien de Marc et Chloé, jeunes parents d’un petit garçon chez lequel se manifestera le handicap dès le plus jeune âge.

On suit le quotidien d’Olivier de sa naissance jusqu’à ses huit ans, et notamment son éducation par des parents qui s’efforcent de s’adapter à son handicap. Il s’agit donc moins d’une bande dessinée sur l’autisme en tant que telle que sur la façon dont les parents, et notamment le père, alter ego de l’auteur, opère un véritable travail sur soi afin d’accepter la différence de son fils et l’aider à surmonter son handicap et son isolement.

Aucun pathos cependant dans ce récit optimiste et lumineux, servi par un dessin sobre et parfois même quelques notes humoristiques. Le propos reste cependant touchant et encourageant, le père déployant des trésors de patience, d’autant qu’il est constamment soutenu par ses proches et notamment par la mère de son enfant et ce, même après leur séparation. A voir ici un très beau portrait de l’amour parental, solidaire, inconditionnel.

Mais le plus intéressant est l’approche adoptée par le père d’Olivier qui, craignant que les méthodes de prise en charge préconisées par les médecins risquent de conforter son fils dans son isolement, décide d’aller à leur encontre dans des petits jeux ingénieux afin d’habituer le petit garçon à la réalité et à ses changements. Un travail qui se fait à petits pas, à coups de persévérance et de petites victoires qui permettent à Olivier de s’épanouir, mais surtout établit une réelle complicité entre l’enfant et le père et facilite leur communication, et celle d’Olivier avec le monde qui l’entoure.

L’auteur témoigne ainsi d’une approche différente de l’autisme, qui ne vise en aucun cas à décrier les méthodes des spécialistes mais insiste sur la nécessité de s’adapter aux particularités de l’enfant, d’apprendre à le connaître. Avec, à la clé, des résultats souvent inattendus mais toujours encourageants.

Une BD qui traite donc d’un sujet difficile de façon positive, suscite à la fois de l’espoir et permet une sensibilisation à cet handicap encore mal connu du monde médical.
Vv

Grave (Julia Ducournau)

note: 4La chair et Le sang Les bibliothécaires - 2 décembre 2017

Végétarienne de mère en fille, Justine, étudiante en école vétérinaire, se voit forcer d’ingurgiter de la viande crue lors d’un rituel de bizutage. Dès lors, LA véritable nature de Justine se dévoile…
Avec Grave, Julie Ducournau marque une entrée fracassante dans le cinéma français en explorant le cinéma de genre.
Attention, ce film est déconseillé aux âmes sensibles et certaines scènes hyperréalistes mettent à rude épreuve les nerfs du spectateur. Le rire jaune n’est jamais très loin, questionnant ainsi notre position écartelée entre dégoût et curiosité morbide.
La question tabou du cannibalisme est ici traitée en corrélation avec la recherche d’identité. En effet, Justine se trouve confrontée à son animalité, à CE corps aux appétits hors-normes. La transition vers le monde des adultes s’accompagne de révélations horrifiques qui mettent à mal les certitudes de l’enfance.
Le tandem des deux soeurs ne laisse pas non plus indifférent, entre attraction et répulsion, confrontation et complicité, intérêt et convoitise pour la même proie.

Brigade criminelle (Raynal Pellicer)

note: 5Dans le quotidien de la Crim' Les bibliothécaires - 21 novembre 2017

Le décor du siège de la police judiciaire parisienne depuis 1913 change en ce début d’automne 2017. Terminé le célèbre escalier en colimaçon long de 148 marches, les bureaux exigus, les toits de Paris en ligne de fuite… Adieu le fameux et mythique 36, quai des Orfèvres… Bonjour le 36, rue du Bastion dans le quartier Clichy-Batignolles…

Heureusement, reste une trace indélébile de cette histoire. Et quelle trace ! Une BD plus précisément. Celle de Raynal Pellicer et de Titwane intitulée « Brigade criminelle : immersion au cœur du 36, quai des Orfèvre. »
Car les (anciens) locaux de la brigade criminelle sont presque aussi chargés d’histoire que la brigade elle-même. Les auteurs arrivent, d’ailleurs, dans cet ouvrage à en dresser des tableaux saisissants.

Pour beaucoup, la "Crim’" est considérée comme le plus prestigieux des services de la Police judiciaire parisienne. Mais aussi un des plus secrets car très rarement ouvert aux journalistes ou au public. Le document relate le quotidien de groupes d’enquêtes de droit commun et celui de la Section anti-terroriste. Il nous plonge dans la vie de la Brigade, nous explique son organisation et nous fait suivre sur le terrain quelques affaires comme celles du « Meurtre au Père-Lachaise » ou « Le peintre sans visage » avec retranscription des gardes à vue et interrogatoires… à l’appui.

Les ripeurs, les mains sales, les procéduriers... Tous ont des fonctions bien précises. A tel point qu’un chapitre est consacré au rôle fondamental du procédurier chargé d’effectuer les premières constatations, et qui n’existe dans aucun autre service de police.

Les dessins à l’aquarelle de Titwane finissent de nous dépeindre les atmosphères si particulières des scènes de crime et des locaux dans lesquels les policiers exerçaient pour nous plonger au cœur de l’action ! Cet ouvrage très fourni en textes et richement augmenté par les illustrations du talentueux Titwane, constitue un compte-rendu captivant de cette expérience rare.

Une superbe découverte, vivement conseillée !
F. D.

Space boulettes (Craig Thompson)

note: 5Baleines de l'espace Les bibliothécaires - 21 novembre 2017

Violette Marlocke est une petite fille qui vit dans un camping-vaisseau spatial avec ses parents. Sa maman travaille en tant que styliste à la station spatiale la plus proche tandis que son papa passe ses journées à récupérer les déchets de baleines de l’espace, source fondamentale de carburant pour les vaisseaux. Un jour, l’une d’entre elles tombe malade et déclenche ce qui s’annonce comme le pire désastre écologique de l’histoire cosmique : la diarrhée de baleine, qui emporte tout sur son passage ! Le père de Violette disparaît et la fillette se lance immédiatement à sa recherche à travers l’univers…

Après Habibi et Blankets (également disponibles dans votre bédéthèque !), Craig Thompson propose avec Space Boulettes une aventure loufoque et touchante, avec des personnages hauts en couleur et un univers complètement déjanté.

On suit avec fébrilité l’expédition de sauvetage de l’intrépide Violette qui traversera les décharges intersidérales, manipulera des exosquelettes spatiaux et recevra l’aide d’un jeune poulet bibliophile, du dernier lumpkin de son espèce et d’un gang de motards interstellaires...

Le dessin dynamique et expressif, et les couleurs vives et profondes font de cette bande dessinée une lecture tout à fait réjouissante. A noter que le volume se termine sur un petit dossier nous révélant les arcanes de la traduction des jeux de mots et de la transposition des références du texte, ancrés dans la culture américaine.
Vv

Oeuvre non trouvée

note: 4DMMO-RPG Les bibliothécaires - 10 novembre 2017

L’histoire se déroule en 2138. On nous fait la présentation d’un jeu, plus particulièrement un DMMO-RPG (Dive Massively Multiplayer Online Role Playing Game.) particulièrement populaire au Japon du nom d’Yggdrasil.
Cependant après douze années d’exploitation, les serveurs d’Yggdrasil vont fermer. Dès lors on nous présente un joueur dont on ne connaît que le pseudo: Momonga.
Ce dernier possède un avatar extrêmement puissant: un nécromancien de niveau 100 (le niveau maximum sur Yggdrasil.), et est le chef d’une des guildes les plus puissantes du jeu: «Ainz Ooal Gown». Nostalgique des longues heures qu’il a pu passer dans l’univers d’Yggdrasil. Momonga décide de rester connecté dans le jeu et ce jusqu’à la deadline.

Néanmoins malgré que l’heure de fermeture supposée ait été dépassée, Momonga est toujours dans le jeu. De plus il se rend compte que les PNJ créés par sa guilde sont devenus des êtres vivants à part entière. Momonga ne peut plus interagir avec le menu du DMMO-RPG et de ce fait il ne peut plus se déconnecter.
Dès lors, en incarnant son avatar, Momonga tente chercher des réponses à ses questions. Mais très vite le nécromancien décide de prendre le contrôle du monde qu’il lui fait face et de devenir l’ultime légende de cet univers.

Même si la réalité virtuelle est devenu un thème redondant depuis ces dernières années (notamment grâce à l’explosion de mangas tels que Swort Art Online), Overlord tente une nouvelle approche en proposant une situation où le protagoniste qui est « bloqué » dans cet univers est satisfait de sa situation et tente d’en faire son nouveau foyer.

Et il faut reconnaître que ça fait du bien, d’avoir autre chose qu’un héros de shonen luttant à corps et à cris pour rentrer chez lui. Momonga, n’ayant aucunes attaches dans le monde réel, garde la tête froide et tire le meilleur parti de cette situation.
La psychologie du personnage est extrêmement intéressante, puisque le « héros » n’étant ni bon ni mauvais, agira essentiellement dans son propre intérêt : il apparaît ainsi au lecteur bien plus humain que n’importe quel autre personnage d’autres œuvres prêt à donner sa vie pour un vieil homme qu’il vient tout juste de rencontrer. (Blague à part, qui de parfaitement sain d’esprit agirait comme ça ?)
En bref, sans pour autant être un renouveau dans le genre, Overlord apporte un vent de fraîcheur bienvenu et nous donnes envie de suivre de près le développement de la psychologie du protagoniste.
T. V.

Monsieur désire ? (Hubert)

note: 4La vertu servant le vice Les bibliothécaires - 8 novembre 2017

Dans l’austère Angleterre victorienne, le jeune et fortuné sir Édouard révolte l’aristocratie autant qu’il la fascine par ses frasques incessantes et ses mœurs de vie dissolues. Lisbeth, domestique discrète et travailleuse, entre à son service et demeure imperturbable face aux provocations de son maître dont elle devient bientôt la confidente, bouleversant ainsi la hiérarchie de la maison et les conventions sociales. Dans un discours qui oscille entre le raffinement des cercles aristocratiques et la dureté de la condition de travail des domestiques, les dialogues habilement menés illustrent la progression de cette relation hors du commun, mise en images par le dessin élégant de Virginie Augustin.
Vv

Rock 'n' roll (Guillaume Canet)

note: 4Mais pourquoi t’as fait ça?! Les bibliothécaires - 4 novembre 2017

Dans Rock’n roll Guillaume Canet joue son propre rôle, et tout semble aller pour le mieux dans sa vie personnelle et professionnelle mais tout est remis en cause par une jeune comédienne qui lui reproche de ne pas faire assez rock. Et là tout bascule, le gendre idéal qu’incarne Guillaume Canet entame une métamorphose ; Guillaume se cherche une nouvelle jeunesse en passant par des solutions extrêmes qui auront à la fois des conséquences sur sa vie familiale et sur sa carrière.
Rock’n roll est une satire du monde du show business dans lequel des hommes et des femmes courent après leurs gloires passées. Guillaume Canet fait preuve d’autodérision avec cette version ridicule du couple qu’il forme avec Marion Cotillard. On est loin, très loin du glamour auquel ils nous ont habitués.

Une vie (Stéphane Brizé)

note: 4La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit Les bibliothécaires - 4 novembre 2017

Stéphane Brisé, réalisateur de la Loi du marché, s’attaque à l’adaptation du premier roman de Guy de Maupassant, publié en 1883.Jeanne, jeune aristocrate provinciale, à peine sortie du couvent retrouve le château-cocon de son enfance et des parents tendres et protecteurs. Ses perspectives d’avenir se limitent à réussir un beau mariage et fonder une famille.
Ses parents la laissent épouser le vicomte Julien de Lamare. Dés lors, la candide Jeanne vit les premières désillusions de sa vie d’adulte et l’intrigue progresse inexorablement vers des trahisons et des drames que le spectateur sent poindre.
La construction du film n’est pas linéaire et chronologique de manière à souligner le passage du temps. Le film est tissé de ruptures narratives, d’ellipses. Les flashbacks notamment illustrent parfaitement le ressassement de l’héroïne, le passé devenant un refuge face à la brutalité du présent. La représentation de la Nature omniprésente apparait également intéressante, à l’unisson de la psychologie de Jeanne. Le réalisateur exploite intensément les sons de la Nature.
Ce film est nimbé d’une grâce et d’une poésie absolue, incarnée par la présence singulière de Judith Chemla qui donne à Jeanne sa fraicheur et sa noirceur.

La fissure (Carlos Spottorno)

note: 4Les limites de l'Europe Les bibliothécaires - 18 octobre 2017

En 2013, dans le contexte des migrations amorcées par le printemps arabe, plus de 300 migrants périssent en mer au large des côtes de l’île de Lampedusa. Il n’en faut pas plus pour deux journalistes d’El Pais Semanal pour se lancer dans un reportage ambitieux aux points les plus chauds des frontières européennes.

De l’enclave espagnole de Melilla au nord du Maroc jusqu’au centre d’accueil surpeuplé d’Hermanli en Bulgarie, en passant par les frontières hermétiquement fermées de la Hongrie, Carlos Spottorno et Guillermo Abril suivent et photographient ces populations issues de pays différents et dont le seul objectif est de franchir les portes bien gardées de l’Union Européenne.
À la frontière entre le reportage photo et la bande dessinée, ce documentaire est frappant d’une réalité bien souvent mise de côté par les discours politiques et témoigne d’une Union Européenne qui se désolidarise et qui semble bien démunie face à des vagues d’immigration de plus en plus conséquentes. Pour ces clichés exceptionnels, Spottorno et Abril seront récompensés par l’organisme du World Press Photo en 2015.

Entre le discours contrôlé des agents de police aux frontières et les visites impromptues de camps d’immigrés surpeuplés, les deux journalistes révèlent dès 2014 les fragilités de l’Union Européenne, des fissures que ne feront qu’amplifier la crise ukrainienne puis le Brexit, ou encore l’essor général des nationalismes en Europe. La deuxième partie de l’ouvrage est ainsi consacrée à des voyages aux limites de l’ancien bloc soviétique, où les échanges tendus avec la Russie se font à coups d’entraînement post-apocalyptiques et de défilés militaires soutenus par l’Otan.

Un ouvrage saisissant, à lire ne serait-ce que pour ses photographies marquantes.
Vv

Histoire de la prostitution (Laurent De Sutter)

note: 4Splendeurs et misères des courtisan(e)s Les bibliothécaires - 14 octobre 2017

Une petite histoire édifiante de la prostitution : ou quand les prostituées étaient les seules femmes libres de Babylone, et que les hétaïres se mettaient à la politique ; dans l’Europe médiévale, l’Église catholique les considérèrent même (de manière officieuse) comme régulatrices de paix sociale.
De Rome, « lupanar à ciel ouvert » au quartier de Yoshiwara au Japon, où les rapports tarifés se pratiquaient avec ses rites et ses codes, en passant par la prostitution européenne dans les colonies, ce documentaire revient de façon efficace et synthétique sur le statut des prostitué(e)s et de la prostitution, de l’Antiquité à nos jours.
Vv

Fire Punch n° 1 (Tatsuki Fujimoto)

note: 4La vengeance est un plat qui se mange... (très) chaud ? Les bibliothécaires - 14 octobre 2017

Avec un titre pareil, on pourrait s’attendre à un énième manga de super héros en costume affriolant, protégeant la veuve et l’orphelin... Et pourtant, il n’en est rien.
Voici le speech : le monde est en train de mourir dans un froid glacial. Certains membres de la population possèdent des pouvoirs qui les aident à survivre, mais ce sont surtout des outils pour exploiter les autres. Ou même se faire exploiter. Quant aux humains normaux, ils servent d'esclaves au mieux, de combustible au pire.
Agni et sa soeur, Luna, font partis de ces « élus » et possèdent la faculté de se régénérer. Agni utilise ce pouvoir pour nourrir les habitants de son village. Pourtant cela ne suffira pas à les préserver du terrible malheur qui va s’abattre sur eux… Agni sera le seul survivant du massacre qui a brûlé tous ses proches. Il part alors dans une quête effrénée pour assouvir sa soif de vengeance !

Bien que l’histoire paraît somme toute assez classique, la grande force de Fire Punch réside dans sa volonté d’aller toujours plus loin : ainsi on explorera des thèmes hautement dérangeants tel que l’esclavage, le cannibalisme, l’inceste et bien d’autres, Fire Punch décrit avec brio toute l’horreur dont l’espèce humaine est capable en situation de crise.
Ce manga s’adresse à un public mature et averti (16 ans et +), les scènes violentes (aussi bien sur le plan physique que moral) sont courantes et les plus sensibles pourraient ne pas être à l’aise.
Pour peu que ces quelques obstacles ne nous aient pas refroidi, on se délecte des (més-) aventures d’Agni le vengeur enflammé et nous le suivons tel un papillon de nuit traquant inlassablement la moindre petite lueur dans l’obscurité.
En conclusion, Fire Punch, c’est dur, ça fait grincer des dents, mais c’est diablement bon et on en redemande. T. V.

Coluche (François Dimberton)

note: 5C’est l’histoire d’un mec… formidable ! Les bibliothécaires - 14 octobre 2017

Dans Coluche : une vie d'enfoiré !, François Dimberton nous offre un très bel aperçu de ce qu’a pu être la vie de l’artiste. À la lecture de cette BD, on peut se dire qu’il a vécu mille vies tellement son existence fut rocambolesque !

Le scénario réussit à saluer, sans rien oublier, les différentes étapes de cette carrière fulgurante et hors norme : découvrir où il est né, qui étaient ses parents, ses amis d’enfance, son adolescence, son entrée dans la vie active après le service militaire, sa première compagnie, sa rencontre avec G. Moustaki, son aventure avec Miou-Miou, ses enfants, ses passions, ses crises de nerfs et ses premiers succès populaires… jusqu’à ses déboires avec l’alcool et la drogue qui l’ont coupé de tout. Sans compter le fisc qui lui maintenait la tête sous l’eau… avant la rédemption et la consécration quelques années plus tard.
Même si on connaît la vie de l’humoriste, F. Dimberton arrive quand même à nous surprendre en nous livrant quelques passages méconnus dans la vie de l’artiste comme cet exil en Thaïlande lors de l’été 1984.

Cette BD, au final, est agréablement bien construite, l’auteur raconte avec émotion la vie entière de Coluche, allant à l’essentiel, assaisonnée de répliques cultes de l’humoriste. Le dessin de Rémi Torregrossa est, quant à lui, réalisé avec beaucoup de précision. Son trait réaliste et fin donne vie aux innombrables visages de stars de l’époque reconnaissables au premier coup d’œil.
En résumé, « Coluche : une vie d'enfoiré ! » est une belle réussite et nous offre un excellent moment de lecture ! F. D.

Le grand livre des superstitions (Édouard Brasey)

note: 5Halloween ou le Nouvel An Celte (Samhain) Les bibliothécaires - 10 octobre 2017

J’étais à la recherche des origines d’All Hallows’Eve « veille de tous les saints ». Grâce à ce livre j’ai tout trouvé, mieux, désormais les superstitions ne sont plus des mystères pour moi mais une multitude d’Histoires des sociétés !
Voici donc une petite pépite documentaire proposant un voyage léger et agréable dans les lointaines racines de nos superstitions, pour certaines nimbées de quelques créatures fabuleuses, pour d’autres prenant leur source dans les fêtes et croyances populaires de jadis !

Ainsi donc, Samhain ou « Samon » en gaulois Kesako ? C’est simplement « la fête des derniers labours d’Automne » mais aussi la « veille de tous les saints » en bref, le moment du « nouvel An Celte ». Période où les limites de l’Espace et du Temps sont abolies car les esprits de l’Autre monde se mêlent librement aux vivants, moment où l’on fête la fin des moissons tout en se préparant au passage des mois d’hiver et de froid. Pas de tristesse donc dans cette fête, ni d’étranges citrouilles charnues mais un instant particulier pour célébrer les Esprits anciens et partager les joies de l’été passé.
J’aime ce livre car il nous permet de nous remémorer que d’un Mythe naît souvent un Rite… L.V.

(Vous aimerez également : « Les druides » de Miranda Green & « Les Cultes, mythes et religions » de Salomon Reinach)

Mes courges, melons, pâtissons (Blaise Leclerc)

note: 5Cet Automne faites le plein de bêta-carotène , c’est la fête ! Les bibliothécaires - 10 octobre 2017

C’est la saison, les étals de certains primeurs regorgent de belles couleurs chatoyantes grâce à la panoplie des diverses cucurbitacées. Cucur…quoi ? ;o Cet ouvrage vous en fera re-découvrir pas moins de 40 ! Si si, mais alors, que sont exactement les cucurbitacées ? D’où proviennent-elles ? Et enfin par quelle multitude de vitamines nous revigorent-t-elles ?
Et bien dans ce livre vous y trouverez tous leurs secrets. Chaque variété y est présentée sous la forme d’une petite fiche illustrée, comme par exemple la Giraumon turban ou la Patidou. Il vous sera même permis de vous régaler par des recettes toutes aussi gourmandes qu’appétissantes (j’ai testé !  ) Les conseils de l’auteur, chantre de la biodiversité et jardinier-Bio devenu « expert en la matière» vous convaincra d’en cultiver pour vous-même. Donc plus qu’une lanterne pour « la fête des derniers Labours » du 31 octobre, mettez-les dans vos paniers et mangez-les ! Par L.V.

Imbattable n° 1
Justice et légumes frais (Pascal Jousselin)

note: 4C’est un oiseau ? C’est un avion ! Non, c’est Imbattable ! Les bibliothécaires - 5 octobre 2017

Si vous êtes un fidèle du Journal de Spirou, Imbattable ne doit pas vous être inconnu… Sinon, précipitez-vous sur le premier tome de ses exploits, car ce super-héros à l’allure de déjà vu n’a rien à envier à ses super-prédécesseurs.

Mieux encore : il ne se transforme pas, ne se régénère pas et n’a même de rayon supersonique. Sa kryptonite ? Les desserts de sa mémé. Par contre, il peut se déplacer entre les vignettes de bande dessinée comme personne, ce qui est drôlement pratique pour voir et intervenir sur les événements à venir !

Ajoutez à cela un super-stagiaire capable d’agir sur la perspective, un petit vieux qui peut influer sur les bulles en fonction de son humeur et quelques méchants diaboliques (ou pas…) du même acabit, et vous aurez une idée du joyeux chaos que sont les aventures d’Imbattable.

(Alors oui, il décroche aussi les chats des arbres et règle les soucis de plomberie de ses concitoyens entre deux courses pour sa mémé. Que voulez-vous, agir pour le bien et la justice, ce n’est pas seulement défaire des savants fous tous les jours…)
Vv

Her tape #1 (Her)

note: 5A la bonne Her Les bibliothécaires - 3 octobre 2017

Le disque de Her s’ouvre sur une ode aux femmes et à la féminité. Ce duo breton écrit des morceaux sensuels matinés de soul et d’une pointe d’électro pour donner langueur mais intensité.
Sur ce mini album, ils confrontent leur morceaux produits à leur verson live plus dépouillée.On y trouve d’ailleurs un belle reprise de Sam Cooke A Change is gonna come. C.G.

Cigarettes After Sex (Cigarettes After Sex)

note: 5L'amour, c'est comme une cigarette... Les bibliothécaires - 3 octobre 2017

Ambiance enfumée et sensuelle pour ces ballades de Cigarettes after sex. Rarement groupe n’aura si bien porté son nom tant l’ambiance suggestive habille chaque morceaux de cette album.
On trouve la même patte sonore sur chaque titre et néanmoins aucun sentiment de lassitude à l’écoute de cette pop intimiste. La voix est également troublante : celle d’un homme dont le timbre se rapproche de celui d’une femme. Sans grande surprise pour autant, cela parle d’amour et du souvenir de l’amour comme pour illustrer une comédie tristement romantique. C.G.

Premier contact (Denis Villeneuve)

note: 4Tu viens pour la paix ou pour la guerre? Les bibliothécaires - 3 octobre 2017

Premier contact est un film qui rejoint la lignée des films de science-fiction essayant de comprendre le but de la venue des extra-terrestres. Pour cela l’armée américaine engage des scientifiques spécialisés en linguistique (Amy Adams et Jeremy Renner) afin de comprendre les symboles dessinés par les Heptapodes. Cela n’est pas sans nous rappeler le scénario de Rencontres du troisième type de Steven Spielberg. Içi, deux visions du monde s’opposent : d’un côté les Russes et les Chinois qui veulent à tout prix s’attaquer à ces envahisseurs et de l’autre, les Américains qui cherchent à comprendre ce que veulent ces voyageurs. Tout se résume par l’interprétation d’un mot. Ce mot veut-il dire « armes » ou « outils » ?
Le film est donc une réflexion sur la méfiance vis-à-vis de ce qui est étranger. L’originalité du film réside également dans son organisation temporelle, les découvertes que fait le personnage de Amy Adams façonne sa perception, sa pensée, ses rêves. Le spectateur est comme perdu : il n’arrive plus à savoir si ce qu’il voit fait partie du passé, ou du présent. R. V.

Découvertes insolites autour de Paris (Dominique Lesbros)

note: 4Au-delà du périph... Les bibliothécaires - 30 septembre 2017

Fin des Vacances ? Vive les Week-ends ! Les curiosités, bizzareries, intrigues sont un supplément d’âme à vos sorties ? Voici de quoi sustenter vos besoins d’étrangetés au-delà du Périph’. « Bien-être » assuré ! Suivez le Guide : retrouvez toutes les réponses de la p. 4 à la p. 239.
-Vous êtes un As du Poker ? mais saviez-vous que la Carte à jouer avait son musée ?
-Vous rêvez d’être une Star ou mieux une vedette, venez vous photographier dans le temple « d’Hollywwod-sur-Seine » à côté de la « Machine à rêves »… Atmosphère, atmosphère !
-Qu’est devenu le repaire des chiffonniers en 1899 ? indice : l’endroit est classé Monument Historique depuis 1987. Que suis-je ?
-Parce-que la Paix est votre seconde nature ? Rendez-vous à Suresnes à tire-d’aile ; tandis que si pour vous le Zen est essentiel c’est à Rueil-Malmaison que vous le retrouverez.
-Classée Monument Historique en 1994 elle représente un doux mélange de styles architecturaux aussi divers que tous les continents. Insolite mais pas que … elle provoque également des accidents de circulation. Une idée ?
-Les Vampires et les monstres fantastiques font parties de vos lectures préférées, que diriez-vous de les voir en vrai ? Rappel, les visites sont sur RDV : normal !
-Quand il vous dit « Tu as de beaux yeux» et que ça sonne pour vous l’air d’un déjà vu, préférez l’original à la copie en allant à Mériel. Par L.V.

Injuriez-vous ! (Julienne Flory)

note: 5Dis-moi comment tu injures je te dirais qui tu es… Les bibliothécaires - 30 septembre 2017

Ce livre (trop court) explore une variété d’injures et d’insultes courantes. À chaque fois, l’auteur reconstitue le contexte et le sens, expliqués clairement et facilement. Il propose, bien plus qu’une liste de mots ou d’expressions, mais une partie de l’Histoire de nos sociétés et de ces groupes, du point de vue de leurs comportements verbaux et de leurs mécanismes de défense. Étonnant !
« Nous ne pouvons pas utiliser le langage comme nous le souhaitons ; nous sommes soumis à une standardisation et à des Normes » mais alors en quoi l’insulte serait-elle un « sujet politique » ayant le pouvoir magique de redéfinir le Monde. Pourquoi choisit-on telle injure plutôt qu’une autre ou encore pourquoi les injures ordinaires font appel au corps (souvent féminin) ?
Voici une lecture Coup de cœur éclairant sur nos sociétés & Coup de poing sur nos préjugés, le tout savamment orchestrés pour nous restituer les clefs d’une compréhension qui souvent nous dépasse. Autant passionnant qu’instructif ! Par LV. la B****** qui vous veut du bien.

Toutes les lettres pour agir (Éditions Francis Lefebvre)

note: 4Des lois et vos droits Les bibliothécaires - 29 septembre 2017

« Toutes les lettres pour agir » c’est l’indispensable correspondance juridique (de qualité) qui vous aide à faire valoir vos droits sur des questions aussi vastes que celle de notre quotidien (habitation ; voiture ; consommation ; finances, impôts ; famille et cætera..).
Le petit + est que vous y retrouvez des conseils et des explications juridiques « accessibles pour tous ».

Un Coup de Cœur vous dit-on ! S.A. et L.V.

Coming home (Zhang Yimou)

note: 4Je ne t’oublierai jamais Les bibliothécaires - 20 septembre 2017

Dans Coming home Zhang Yimou nous présente de façon dramatique le contexte social de la Chine pendant la révolution culturelle à travers la figure de son actrice préférée Gong Li. Celle-ci campe une mère de famille déchirée entre sa fille fidèle au partie unique et son mari prisonnier politique de par ses engagements. La fille rêve d’être la danseuse principale d’un ballet, mais le rôle lui échappe de par sa filiation, elle décide donc de dénoncer son père. La douleur provoquée par cette suite de drame rendra le personnage de Gong Li amnésique, tout comme ce pays qui refuse de voir la déchirure provoquée par la révolution culturelle de Mao. La critique du régime imprègne l’intrigue du film mais celle-ci se fait sans violence, le pardon est le maître-mot.
Un film émouvant porteur d’espoirs. R.V.

Ouï (Camille)

note: 5Ouï, trois fois Ouï Les bibliothécaires - 2 septembre 2017

Depuis 15 ans, Camille trace son sillon dans la chanson française. Chaque album diffère du précédent et de désir d’originalité renouvelé participe de sa singularité.
Ecouter un album de Camille, c’est une expérience auditive, certes, mais également sensuel. Dans sa musique, le corps et son potentiel percussif entrent en jeu mais aussi le souffle, la voix. La voix sous toutes ses formes : chœurs, vocalises, syllabes répétées à l’envie. Sur cet album encore, on ressent son amour des mots et leur association, elle les croise, les fait rimés pour créer un rythme, parfois au mépris du sens. Mais le plus souvent, ses mots sont sensibles, poétiques et subtiles. A écouter absolument son texte « Fontaine de lait ». CG

Grands mythes (Les) (François Busnel)

note: 5Si les Dieux nous étaient contés Les bibliothécaires - 2 septembre 2017

Tout le long des 20 épisodes de cette brillante série, François Busnel décortique les mythes grecs. Les premiers épisodes sont consacrés à la naissance du monde avant de se concentrer à Zeus, puis nous invite à la découverte des autres dieux et mortels.
Le mariage entre séquences animées et une riche iconographie choisie dans l’Histoire de l’art s’avère pertinent. Fresques, mosaïques ou tableaux représentant les dieux grecs alternent avec les belles silhouettes noires animées. Et puis, la voix de François Busnel joue énormément dans le plaisir à écouter; il se fait conteur en scénarisant la narration.
Ces dvd sont accessibles aux plus jeunes avec accompagnement des parents ( à partir de 8 ans). C.G.

Les 8 salopards (Quentin Tarantino)

note: 5Mais qui est donc l'imposteur ? Les bibliothécaires - 3 août 2017

L’intrigue des huit salopards se situe peu de temps après la guerre de Sécession. Le chasseur de prime John Ruth conduit sa prisonnière Daisy Domergue à Red Rock pour se faire exécuter et empocher la récompense attendue, mais évidemment rien ne va se passer comme prévu puisque le blizzard et les rencontres sur le chemin le contraignent à s’arrêter à l’auberge de Minnie. C’est dans ce huis-clos que nait la suspicion entre des personnages très différents les uns des autres. Tarantino fait monter la tension entre les personnages en entremêlant leur vie, ce qui finira par les conduire à un carnage digne d’un bon Pulp Fiction ou d’un bon Kill Bill. L’autre intérêt du film est de revisiter le western; on ne s’éternise pas sur les paysages mais sur le fond des personnages. R.V.

Un sac de billes (Christian Duguay)

note: 4La bille du souvenir Les bibliothécaires - 3 août 2017

Un sac de bille est le récit poignant de la fuite de deux frères juifs, Maurice et Joseph, vers la zone libre pendant l’occupation allemande, afin de retrouver leur famille. Christian Duguay montre toute l’ingéniosité et le courage de ces deux enfants. Il met également en exergue l’amour fraternel qui permet de faire face dans toutes les situations. Le film est une adaptation du roman éponyme de Joseph Joffo. Il est également vivement recommander de visionner le magnifique documentaire en bonus sur Joseph Joffo. Celui-ci, en compagnie du réalisateur, revient sur les lieux de son exil et partage avec nous ses impressions. C’est un fabuleux témoignage sur la réalité juive pendant l’occupation ; à voir et à revoir.

Inséparables (Sarah Crossan)

note: 5Un roman captivant pour les ados Les bibliothécaires - 7 juillet 2017

Inséparables raconte l’histoire de deux sœurs siamoises : Grace et Tippi.

Elles ont deux têtes, deux cœurs, quatre bras, deux jambes.

On ne leur donnait que quelques mois à vivre , et voilà qu’elles s’apprêtent à faire leur première rentrée au lycée, au milieu d’autres élèves.

Et ça les terrifie.

On va donc suivre les deux adolescentes dans leur découverte du lycée. On va aussi les voir affronter la violence du regard des autres.

Mais heureusement Grace et Tippi noueront aussi de belles amitiés …
Ce roman écrit en vers libres est captivant vraiment et ne laissera aucun lecteur indifférent. J. B.

Joséphine Baker (Catherine Catel Muller)

note: 4J'ai deux amours Les bibliothécaires - 10 juin 2017

Avec Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouges, Catel Muller et José-Louis Bocquet avaient déjà exploré le destin exceptionnel de deux femmes qui ont su marquer leur époque et leurs contemporains. Cette fois-ci, leur inspiratrice est une grande dame qui chantait qu’elle avait « deux amours : [son] pays et Paris »…

Américaine d’origine et Française d’adoption, Joséphine Baker a commencé à danser dans les rues de Saint-Louis avant de terminer sa carrière sur les plus grandes scènes internationales. Entre temps, elle a introduit le charleston en Europe, intégré les forces de l’armée de l’air pour le compte de la France libre, marché aux côtés de Martin Luther King pour les droits civiques des Afro-Américains, adopté douze enfants de différentes nationalités, et charmé les plus grandes personnalités du XXème siècle.
Un destin tumultueux que Catel et Bocquet se sont appliqués à croquer dans un pavé de plus de 500 pages, qui s’avale pourtant d’une traite tant la vie de l’artiste semble tenir du roman. Chaque pas de swing, chaque note de jazz sont rendus par l’expressivité et le dynamisme des dessins.

Le choix du scénariste de suivre chronologiquement les événements qui ont marqué la vie de Joséphine peut, à première vue, sembler indigeste, mais nous permet de mieux saisir l’évolution personnelle de la femme qui se cache derrière la vedette. Une évolution que l’on suit avec d’autant plus de plaisir et de surprise lorsque l’on se rend compte que Joséphine Baker a pratiquement croisé tous ceux qui ont modelé son époque. Reconnaissable à son pagne de bananes et à son léopard de compagnie, figure d’exotisme et d’excentricité, Joséphine Baker a pourtant su se forger une solide réputation auprès de la haute sphère politique et culturelle de son temps. Derrière l’image de la première icône noire internationale, Catel et Bocquet ont su dévoiler la femme dans toute son humanité et son expressivité. Une lecture enrichissante, que l’on pourra compléter, en fin d’ouvrage, avec la biographie complète de Joséphine Baker ainsi que celles, plus rudimentaires, des personnages qu’elle a croisés…
Vv

Le gourmet solitaire (Jirō Taniguchi)

note: 5itadakimasu ! Les bibliothécaires - 10 juin 2017

S’il fallait mal résumer ce manga, ça donnerait quelque chose du genre : « Bon ben c’est l’histoire d’un type qui a faim donc il mange ».
Mais plus sérieusement, on suit les promenades culinaires de monsieur INOGASHIRA, un commercial indépendant. Cet homme est assez basique, il n’a pas de réelle substance et aurait tout aussi bien pu être monsieur Marcel ou madame Bellerose, ce qui n’aurait pas changé grand-chose… Oui cela peut paraitre choquant de prime abord, mais on se rendra compte très vite que son rôle à lui n’est pas d’être intéressant, au contraire il se doit d’être le plus transparent possible pour laisser la part belle au reste.
Mais le reste c’est quoi ? Le reste c’est les plats appétissants que va engloutir le protagoniste. C’est la description des repas (et les dessins bien sûr) qui feraient saliver les plus perspicaces. C’est le cadre dans lequel sont commandés ces casse-croûtes, allant du petit boui-boui au restaurant familial, chaque lieu a sa propre atmosphère et on s’y projette sans le moindre mal.

L’intérêt de ce manga (autre que de donner faim) se situe aussi dans les explications à la fois sommaires et complexes qui accompagnent chaque plat. Anecdote sur l’aliment, conseils de préparation, etc... Le personnage à toujours un petit truc à dire à propos de tout. Alors, on aime ou on n’aime pas, mais on ne dit pas non avant d’avoir gouté : laissez-vous tenter et bon appétit bien sûr. T.V.

William Z Villain (William Z Villain)

note: 4Blues fantomatique Les bibliothécaires - 8 juin 2017

Sur cet album qui porte son nom, William Z. Villain fait tout ou presque. Guitare, piano, percussions, chant. Une musique brute, les deux pieds dans la poussière.
William Z. Villain fait entrer les sons de la nature sur son disque. Le bruit de l’océan ou un concert de criquets ! Mais c’est bel et bien du blues : un blues étrange notamment coloré par des jeux de voix, tantôt haute, tantôt basse. Quelques balades et des rythmes afro-cubains trouvent également leur place sur cet album-pépite. C.G.

Mademoiselle (Chan-Wook Park)

note: 4Thriller érotique à la sauce teryaki Les bibliothécaires - 2 juin 2017

Années 30, la Corée est colonisée par le Japon. Une jeune servante coréenne, recommandée par un comte japonais, entre au service d'une jeune et riche héritière japonaise, qui vit avec son vieil oncle.
Rapidement, le spectateur comprend qu’il s'agit d'une combine (entre le faux comte et la servante, complices) pour priver la jeune Japonaise de son héritage. Mais l'histoire ne fait que commencer....
Park Chan Wook, réalisateur coréen est passé maitre dans l’art de la manipulation. Le film est construit en 3 parties, chaque partie plus complète que la précédente et donnant à l'histoire un autre point de vue, une autre tournure, comme un thriller, un jeu de manipulation et de séduction passionnant. Victime ou complice, chaque protagoniste l’est tour à tour.
L’esthétisme est poussé à son paroxysme : photographie, décor ou costumes, tout est extrêmement stylisé et détaillé, peut-être trop parfois. C.G.

Je veux savoir pourquoi je suis noir ? (Julie Rey)

note: 5Pourquoi nait-on noir? Les bibliothécaires - 2 juin 2017

Falstaff a 12 ans. Les propos racistes d’un camarade d’école à son encontre lui font prendre conscience qu’être noir peut poser des problèmes… Il se tourne vers sa grand-mère blanche pour en savoir plus, pendant que sa cousine collégienne tente de se blanchir la peau…
Minimaliste, humoristique et lapidaire, cette courte pièce à trois personnages qui alterne dialogues et tirades plus introspectives aborde frontalement, la question des préjugés racistes et de la différence.
L’ensemble est très drôle, et d’une modernité un peu désabusée.
Ce titre est la première pièce de Julie Rey, une nouvelle venue à suivre sur la scène littéraire jeunesse. J.B.

Les artichauts (Momo Géraud)

note: 4Un livre sur les violences conjugales. Les bibliothécaires - 23 mai 2017

Ne vous laissez pas prendre à son visuel ; ce livre n’est pas une sempiternelle histoire sur les enfants qui détestent les légumes.Les Artichauts de Momo Géraud aux éditions Utopique aborde un thème difficile rarement évoqué dans les livres jeunesses ; les violences conjugales et leurs conséquences sur les enfants.
Dans ce bel album destiné aux grands à partir de six ans, la justesse des mots se conjugue avec la force des images et l’alternance entre gravité et légèreté en offrant malgré tout un message d’espoir sur le chemin de la résilience.


Tournée ! (Johanna Seban)

note: 5Quand la musique est bonne... Les bibliothécaires - 23 mai 2017

Qu’est-ce qu’un balafon ? Où est né le jazz ? Et le hip-hop ? Pourquoi Mozart était-il si petit ? Où se sont rencontrés John Lennon et Paul McCartney ? Comment fait-on un disque ?

Votre enfant trouvera les réponses à ces questions et à bien d’autres dans l’excellent documentaire : Tournée écrit à quatre mains par deux fans de musique !



La force de ce livre est de mêler plusieurs niveaux de lecture dans d’incroyables doubles pages illustrées : les plus petits découvriront les instruments et s’étonneront devant les cheveux violets des aficionados d’une soirée électro, tandis que les ados pourront découvrir toutes les étapes de la création d’un album et tout connaître des origines du hip hop pour briller devant leurs copains.

Les parents quant à eux pourront se régaler des anecdotes glissées par l’auteur au fil du livre...
JB

Fils de Jean (Le) (Philippe Lioret)

note: 5Chacun cherche son père Les bibliothécaires - 20 mai 2017

Un matin, la sonnerie du portable retentit, Mathieu apprend que son père vient de décéder. Sauf que son père, il ne l’a jamais connu. Il découvre ainsi que ce dernier vivait au Canada et qu’il a deux frères. Bien décidé à rencontrer cette famille inconnue, il s’envole au Canada pour assister à l’enterrement.
Des secrets de famille il en est évidemment question, ils nourrissent l’intrigue du film qui n'est pas spectaculaire mais brille par des petits détails et sa beauté émane des silences, des non-dits et des regards. C.G.

Radiant (Dj Pone)

note: 5Lumineux Les bibliothécaires - 15 avril 2017

Sur ce premier album solo, PONE s’affranchit de son passé de DJ et de membre du groupe Birdy Nam Nam. Ici aucune démonstration de turntablism (l'art de créer de la musique grâce aux platines à vinyles et aux disques vinyles) et de sa technicité sur ses treize pistes. Au contraire, Pone plonge l’auditeur dans un univers aérien et hypnotique. Il se rapproche un peu plus de cette nouvelle scène électro française (Superpoze, Petit Biscuit…) On aime cette musique électronique qui décloisonne les genres.

Carnaval jazz des animaux (Le) (Amazing Keystone Big Band (The))

note: 5Ça va swinguer ! Les bibliothécaires - 15 avril 2017

The Amazing Keystone Big Band poursuit son exploration de la musique classique avec cette réinterprétation jazzy et ludique de l’œuvre de Camile de Saint-Saëns. Ce conte musical propose de découvrir l’incroyable diversité du jazz. Chaque animal a son propre instrument et tous forment un orchestre qui swingue !
C’est une adaptation libre et pleine d’humour servie par la voix d’Edouard Baer. C.G.

Irréprochable (Sébastien Marnier)

note: 4Sans foi, ni loi Les bibliothécaires - 15 avril 2017

Sans emploi et sans domicile depuis un an, Constance, agent immobilier, quitte Paris et revient dans sa ville natale. Dans son ancienne agence, elle est recalée au profit d’une jeune femme. Dès lors, elle n’a qu’une idée en tête : récupérer ce poste.
Ce thriller psychologique distille un malaise rampant et anxiogène par sa mise en scène. Marina Fois incarne à merveille cette femme vénéneuse, limite sociopathe, susceptible de vriller à chaque instant mais totalement détachée de l’amoralité de ses actes. C.G.

Meurtres au potager du roy (Michèle Barrière)

note: 5A déguster sans modération Les bibliothécaires - 30 mars 2017

Dans le potager du roi Louis XIV, Benjamin Savoisy travaille sous la direction de La Quintinie, directeur des Jardins Potagers et Fruitiers du roi. Après que des champs de melons soient complètement dévastés et des jardiniers assassinés dans Paris, Benjamin mène son enquête…
Même si l’intrigue peut paraitre un peu légère, en revanche, le roman vaut surtout pour la richesse des descriptions des plats cuisinés tout en mettant en avant l'art culinaire français qui a pour objectif de régaler la cour du roi où les mélanges sucrés-salés font alors merveille.
A travers son récit, qui emmène les protagonistes de Versailles en Hollande puis en Angleterre, Michèle Barrière ne se contente pas de décrire la cuisine française de l'époque. Elle compare les cuisines, n'hésitant pas à introduire des défis gastronomiques entre certains personnages jusqu’à se livrer « une guerre » à travers des dialogues savoureux. Ce qui procure au final une lecture très plaisante, mêlant avec bonheur histoire, gastronomie et intrigue policière.
L'ouvrage se termine sur un recueil de saveurs et de senteurs composé de recettes de l’époque, comme le "potage à la Reine" ou les "œufs à la négligence". A déguster sans modération ! F.D.

Hilda n° 2
Hilda et le géant de la nuit (Luke Pearson)

note: 5Hilda & les elfes Les bibliothécaires - 1 mars 2017

Hilda est une petite fille solitaire et rêveuse qui vit avec sa mère architecte au beau milieu des vallées. Leur quotidien s’écoule paisiblement jusqu’au jour où le petit peuple des elfes invisibles qui partageait alors la plaine avec elles manifeste son existence par de violents jets de pierre et la décision de les expulser de chez elles. Déterminée à demeurer dans la maison ancestrale, Hilda part à la découverte de la vallée, afin de comprendre ce qui a provoqué l’hostilité des elfes et mettre fin au conflit. Tout cela sous le regard silencieux et confus d’un géant millénaire qui arpente inlassablement les plaines toutes les nuits, indifférent à l’agitation des humains minuscules qui ont un jour chassé son peuple de la vallée…
Voilà une histoire poétique dont les péripéties rappellent le mystère et la féérie des contes ! Les aventures d’Hilda sont servies par un dessin naïf et enrichies de nuances dérivant des couleurs primaires, ce qui rapproche les illustrations du dessin animé et apporte du dynamisme à la narration.
Et comme tout conte qui se respecte, émergent à travers les pérégrinations de l’héroïne des préoccupations bien plus terrestres. Outre le merveilleux de l’intrigue, Hilda se voit contrainte de se mettre dans les souliers des elfes de la vallée, importunés par la géante qu’elle est, lorsqu’elle-même constate sa petitesse face au colosse nocturne.
Un récit qui pose des interrogations sur plusieurs échelles, allant de la simple cohabitation entre des êtres différents à la question du passage du temps.
Hilda et le géant de la nuit, premier d’une série de quatre (bientôt cinq) tomes, porte le regarde tendre de l’enfance sur l’absurdité du monde alentour, et saura toucher petits et grands. A lire sans aucune limite d’âge ! Vv.

Petit pays (Faye, Gaël)

note: 4Goncourt des lycéens 2016 Les bibliothécaires - 1 mars 2017

Gaby, jeune garçon métisse (son père est belge, sa mère rwandaise) coule des jours paisibles à Bujumbura, capitale de ce Petit Pays. Il a la vie légère d’un jeune expatrié, partage son temps entre sa bande de copains et ses lectures. Puis surgit le divorce des parents, l’intrusion lente de la violence dans son quotidien et enfin le conflit au Rwanda, le pays voisin.
Petit Pays raconte la perte de l’innocence, le passage à l’âge adulte, la question de l’identité dans un langage visuel, original et plein de malice.

Divines (Houda Benyamina)

note: 4Bandes de filles Les bibliothécaires - 1 mars 2017

Dounia et Mamounia, deux adolescentes tchatcheuses et audacieuses, vivent en banlieue proche de Paris. L’école, elles n’y croient pas, mais aspirent à échapper à la misère de la manière la plus rapide. C’est dans la délinquance qu’elles trouvent leur voie notamment auprès de Rebecca, grosse caïd du quartier. A force de pugnacité, d’audace et d’ambition démesurées, Dounia gravit les échelons, s’enrichit et ne voit pas le piège se refermer sur elle.
Divines sont les comédiennes de cette tragédie. Solaires, enragées, insolentes, tendres…elles portent le film à bout de bras.
Il est vrai que le film traite d’une multitude de sujets (amitié, délinquance, amour, appât du gain, la misère, la banlieue) mais la cinéaste y insuffle tant d’énergie que ce film mérite d’être vu.

Victoria (Justine Triet)

note: 5Femme au bord de la crise de nerfs Les bibliothécaires - 1 mars 2017

Voilà le portrait tendre et complexe d’une femme d’aujourd’hui. Submergée par son quotidien, un brin dépressive, sacrément bordélique, une vie amoureuse quasi nulle, et un ex mari « blogueur » littéraire, Victoria Spick, avocate et mère de deux fillettes, est au bord de la crise de nerfs. Lorsque son meilleur ami, accusé d’avoir voulu poignardé sa compagne, lui demande de le défendre, elle voit sa vie basculer.
L’une des réussites du film est d’osciller entre comédie faussement sentimentale et comédie dramatique ; c’est drôle et angoissant à la fois. Cette ambiguïté permanente donne au film un rythme singulier et frénétique qui n’épargne rien au spectateur.

Transsiberian (Thylacine)

note: 5Du vent dans les plaines Les bibliothécaires - 1 février 2017

Conçu comme une expérience narrative musicale, l’album électro de Thylacine propose un voyage à travers la Russie. Thylacine embarque à bord du transsibérien muni de ses ordinateurs, quelques claviers et autres instruments. Au fil des kilomètres parcourus, le voyageur compose des morceaux inspirés par les étendues et les rencontres entremêlant sons, voix et chants indigènes enregistrés tout le long du périple.
Transsiberian fait partie de ces album-concepts attachants qui nous font voyager sans se déplacer !

Effet aquatique (L') (Solveig Anspach)

note: 4Le gout du chlore Les bibliothécaires - 1 février 2017

Samir remarque Agathe au comptoir d’un troquet parisien. Coup de foudre immédiat. Quand elle apprend que celle-ci est maître-nageur à la piscine de Montreuil, il décide de prendre des cours de natation pour l’approcher. Et pourtant Samir est comme un poisson dans l’eau. Un rapprochement s’opère mais des lors que le subterfuge se dévoile Agathe chasse Samir. Agathe déteste le mensonge ! Elle s’envole vers l’Islande où se tient le Congrès des maîtres-nageurs, son amoureux à sa poursuite. S’ensuivent une rocambolesque série de mensonges, quiproquos, courses poursuite à travers les grands espaces islandais.
Ce mois-ci, c’est encore une jolie comédie (romantique) que nous choisissons comme coup de cœur. La réalisatrice Solveig Anspach mêle habilement la comédie burlesque et poétique, le romantisme et une pincée de surréalisme. Mention spéciale pour la drôlerie de la première partie du film centrée autour de la piscine de Montreuil.

Monster allergy n° 1
Coup de poudre (Katja Centomo)

note: 4Allergique aux monstres : s'abstenir Les bibliothécaires - 4 janvier 2017

Monster allergy, de Centomo Katja (dont le premier tome est sorti en 2003) raconte l’arrivée de la jeune Elena Patate, de la disparition de son chat, et de sa rencontre avec le second protagoniste Zick, le jeune garçon bizarre du quartier. Zick fait partie des rares humains pouvant voir les monstres (omniprésents mais invisibles en temps normal). Ensemble ils partent à la recherche du chat de la demoiselle et tombent très vite sur une affaire bien plus grande que ce à quoi ils s’attendaient.

On reste donc sur le thème de l’enquête et des monstres, mais le récit est plus travaillé, les dessins semblent plus matures et surtout les deux héros ont un réel impact sur l’histoire.

Archibald n° 1
Pourfendeur de monstres (Hyun-Min Kim)

note: 2Un peu fade Les bibliothécaires - 4 janvier 2017

Archibald jeune garçon mis à l’écart dans son village, se passionne pour le surnaturel et plus particulièrement les monstres, il tient une boutique de quincailleries et d’antiquité avec son grand-père, tout aussi farfelue que lui.
Un beau jour, il reçoit un courrier mystérieux dans lequel un certain Monk lui demande de mettre de côté un jarre. Jarre qui bien évidemment est volé la nuit même, s’en suit alors une traque jusqu’au voleur qui va faire découvrir à Archibald un tout nouveau monde.

Cette BD plaira aux amateurs de monstres et/ou d’enquêtes, les dessins sont, bien qu’un peu simples, efficaces, et l’histoire se laisse suivre sans réelle difficulté.
Archibald Pourfendeur de monstre s’adresse surtout à un public jeune (6/9 ans), c’est mignon, c’est rigolo, et c’est tout. Si l’on gratte un peu, on se rend compte que le héros est fade et totalement remplaçable et que les gags sentent autant le réchauffé qu’un plat tout prêt sortant du micro-ondes. Archibald ne laisse pas un souvenir impérissable et on aura tôt fait de l’oublier quelques jours après l’avoir lu. T.V.

loi de la jungle (La) (Antonin Peretjatko)

note: 4Aventure délirante Les bibliothécaires - 4 janvier 2017

Marc Châtaigne, un stagiaire du ministère de la Norme, se voit confier une mission délicate par le directeur de cabinet du ministre : se rendre en Guyane pour surveiller la mise aux normes européennes du chantier Guyaneige, la première piste de ski indoor d’Amazonie. Sur place, Châtaigne se lance dans la visite des sites du chantier pour vérifier que tout est bien en règle. Pour y accéder, il est accompagné de Tarzan, jolie stagiaire à l’Office national des forêts qui lui sert de chauffeur…
Décollage immédiat pour 1h40 de délire !
Cette comédie ovni grouille de scènes comiques burlesques et complétement absurdes, de répliques triviales et profondes et n’oublie surtout pas de moquer l’administration française, les politiques et projets économiques déconnectés de la réalité et la précarisation de toute une génération condamnée aux stages. C.G.

Eusa (Yann Tiersen)

note: 5Carte postale d'Ouessant Les bibliothécaires - 4 janvier 2017

Eusa signifie Ouessant en breton et c’est bien une carte postale sonore de l’île que nous offre Yann Tiersen. Dix titres interprétés au piano pour dix localisations de cette île, chère au cœur du pianiste. Il s’est imprégné de ces lieux pour extraire des compositions musicales épurées au piano. C’est d’ailleurs un retour aux sources pour Yann Tiersen dont les premiers albums, plutôt dépouillés, font la part belle au piano.
Les interludes musicales Hent entre chaque morceau apportent une respiration supplémentaire et évitent la monotonie. Les compositions demeurent émouvantes (Pern), parfois mélancoliques (Porz Goret) mais aussi très lumineuses (Kadoran).

The Assassin (Hsiao-Hsien Hou)

note: 4Superbe tragédie Les bibliothécaires - 3 décembre 2016

Dans la Chine du IXe siècle, Nie Yinniang a été éduquée par une nonne qui en a fait un des plus redoutables assassins du pays. Mais Yinniang se laisse encore trop porter par ses sentiments et sa maîtresse lui ordonne de retrouver sa famille pour assassiner son propre cousin Tian Ji'an, qui défie ouvertement l'empereur. Mais Yinniang est toujours amoureuse de Tian Ji'an auquel elle fut autrefois promise. Rapidement, elle révèle son identité au gouverneur et se retrouve placée devant un dilemme : sacrifier son amour ou trahir l'ordre des assassins auquel elle appartient.
Hou Hsia Hsien s’attaque pour la première fois au genre du wu xia pai, le film d’arts martiaux. Les amateurs de combats interminables avec suspension dans les airs seront vite déçus. Ces scènes de combat sont courtes et minimalistes. L’essentiel est ailleurs et précisément dans ce qui ne se dit pas mais ce qui se ressent. En effet, l’intrigue peut paraitre déroutante car le cinéaste élude l’aspect purement narratif. En revanche, le spectateur vit une expérience de cinéma, et doit se laisser porter par la mise en scène. Les scènes en extérieures sont époustouflantes de beauté portées par une lumière splendide. Un soin particulier est également apporté aux décors et aux costumes.

Le Père Noël dans tous ses états (Valérie Dayre)

note: 4Le père Noel est un homme comme les autres? Les bibliothécaires - 3 décembre 2016

Ce livre sort des sentiers battus et de toute l’imagerie d’Épinal autour du Père Noël.
Il s’agit ici d’un homme, un homme comme tous les autres avec des besoins et un quotidien.
L’aspect sérigraphié de l’illustration contribue à l’atmosphère troublante.
Voici un album grave qui pourra difficilement être lu sans accompagnement mais peut susciter questions et débats.

La dernière année ou Pourquoi et comment le Père Noël décida d'arrêter et pourquoi il ne recommença jamais (Thierry Lenain)

note: 5Comme dans un film de Franck Capra... Les bibliothécaires - 3 décembre 2016

Et voilà qu’un jour, le Père Noël est fatigué, un peu las peut-être, vieillissant aussi – ça use comme métier, Père Noël – quelque chose se casse.
Une hésitation, un doute… et il sait que cette année sera sa dernière année.
Pour ne pas léser les enfants qui lui ont écrit, il informe leurs parents de sa décision et, le cœur léger, s’en va vivre une autre vie.
Une vie au service des enfants, encore, mais de ceux pour qui Noël est un jour maigre comme les autres.

Voilà un bien beau livre et une vraie histoire de Noël, qui remet l’humain au cœur de la «magie de Noël» comme dans un film de Frank Capra.

Cette nouvelle collection, Trimestre, fait le lien entre album et premiers romans. Une collection pour les enfants à partir de 8 ans

Putain de guerre ! (Jacques Tardi)

note: 4Putain de guerre Les bibliothécaires - 23 novembre 2016

Avec cette édition intégrale, Jacques Tardi revient à nouveau sur l’horreur et l’absurdité de la Première Guerre Mondiale. Accompagné de l’historien JP. Verney, ils nous délivrent un récit très agréable à lire où les dessins parlent souvent d’eux-mêmes, où la narration est plutôt concise au profit d’illustrations nombreuses. La guerre est racontée dans l’ordre chronologique en mêlant épisodes marquants de la Grande Histoire et vie du soldat pris dans la tourmente.

C’est par les yeux du narrateur, un soldat anonyme, ancien ouvrier tourneur devenu soldat malgré lui, que les auteurs nous montrent l’absurdité des décisions prises par les chefs militaires, les révoltes de soldats, les fusillés pour l’exemple, les procès sommaires où des soldats sont condamnés à mort, l’engagement dans le conflit des pays alliés et celui des colonies françaises… mais aussi la boucherie et l’horreur avec les désastreuses conditions de vie dans les tranchées, la violence des affrontements, la peur permanente, les blessés mutilés à vie, « les gueules cassées »… une dénonciation en règle de cette « Putain de guerre ! ». F. D.

Vivre près des tilleuls (AJAR)

note: 4Universalité de l'émotion Les bibliothécaires - 9 novembre 2016

Thème difficile mais dans une langue magnifique grâce à un style concis, juste, sensible et pudique à la fois, où l'universalité de l'émotion prend tout son sens.
Les auteurs : L’Ajar est un collectif d’auteurs, une association de jeunes auteur-e-s romand-e-s, et ce roman est le premier de cette association-union. Un intrigant projet littéraire : celui de construire un texte d’une seule voix, à 18.
Le sujet : Esther Montandon est une écrivaine suisse bien fictive et pourtant si réelle. Elle n’a pas écrit beaucoup, 4 livres, et surtout elle a arrêté toute production d’écrits après la mort accidentelle de sa fille, Louise, le 3 avril 1960. Tout ce qui précède a disparu volontairement par les flammes. Et pourtant, plus de 50 ans après, Vincent König, le dépositaire des archives d’Esther Montandon, retrouve par hasard les fragments d’un journal tenu dans les deux années qui ont suivi la disparition de sa fille.
Au fil des pages, se dessine le deuil d'une mère, les souvenirs, le manque, la souffrance causée par la perte. L'écriture très touchante et la succession de chapitres très courts rythment la lecture et accentuent l'intensité émotionnelle. Puis, on se rend compte que ce livre n'est pas tout à fait ce qu'il paraissait être au départ. L'originalité de cet ouvrage réside dans le procédé d'écriture qui s'avère une véritable prouesse tant la narration est fluide et cohérente, d’une grande beauté littéraire.

Pour autant, Romain Gary et Emile Ajar s'accordent à dire que....« L'humour est une déclaration de dignité, une affirmation de
la suprématie de l'homme sur ce qui lui arrive. »
En russe, Gary signifie « brûle » et Ajar, « la braise ». Pour l'un et l'autre, il s'agit bien de démultiplier les opportunités identitaires, de toujours renaître de ses cendres, de tordre le cou à la réalité par l'assaut de l'humour, aussi cynique soit-il.... Et à l'inverse ici, la pluralité réussit parfaitement son unification...
Alors Ajar aurait-il mal vieilli, ne répondant plus à la devise de son maître, ni par l'humour transcendental ni par la démultiplication du "je"?

Atmosphères (Tigran Hamasyan)

note: 5Lyrisme mélancolique Les bibliothécaires - 4 octobre 2016

Tout dépend de l’état d’esprit et de l’humeur de l’instant présent. Si le moment est propice, on s’immerge avec délices dans le lyrisme mélancolique d’Atmosphères, un double album ambitieux.
Tigran Hamasyan et ses comparses norvégiens se sont enfermés trois jours durant pour délivrer cet opus totalement improvisé. On se balade entre mélodies orientalisantes, superbes envolées romantiques du piano et quelques incursions électroniques.

Oeuvre non trouvée

note: 4Un autre monde existe Les bibliothécaires - 4 octobre 2016

"Un autre monde est possible", nous en sommes tous convaincus mais la formule résonne comme un vœu pieux. Par contre, ce qu’ont vu et filmé les réalisateurs de « Demain » aux quatre coins du monde, c’est par exemple : un quartier déshérité du sud de l’Inde qui réinvente la démocratie de proximité, un village anglais qui transforme ses rues et espaces verts en un immense jardin collectif partagé, c’est aussi une petite exploitation normande (telle David contre Goliath) sur le point de révolutionner, par une agriculture raisonnée, notre manière de nous nourrir. La découverte de ces expériences pleines de bon sens et d’humanité sont une véritable bouffée d’espoir pour qu’en effet, un autre monde soit possible !

Chemins toxiques

note: 4Thriller écolo Les bibliothécaires - 4 octobre 2016



Un très bon thriller écolo pour les jeunes ados à partir de 11 ans.
On y découvre entre autres une ferme-laboratoire mystérieuse, une boue d’écume qui provoque un urticaire géant qui se développe à vitesse grand V.
un savant fou, et Tamaya une jeune fille discrète et courageuse…

Les chansons que mes frères m'ont apprises (Chloé Zhao)

note: 4Rester ou partir... Les bibliothécaires - 3 septembre 2016

Dans une réserve, dans le Dakota du Sud, Johnny vient de finir ses études et envisage de quitter sa région natale pour Los Angeles. La mort accidentelle de son père et l’attachement à sa jeune sœur vont bouleverser ses projets.
La réalisatrice filme cette communauté au plus près, soulignant la force des traditions ancestrales lentement érodées par l’inéxorable faillite des habitants de cette communauté. Trafic d’alcool, petits larçins, ennui chronique. Les étendues sauvages, magnifiées par le travail de la photographie, enferment davantage les personnages que ne les libèrent.
C’est un magnifique film sur la perte de l’innocence, sur l’émancipation. Néanmoins, il n’y a pas de pathos et on s’attache à la jeune Jashaun qui porte en elle une forme d’espoir.

Konono N°1 meets Batida (Konono N° 1)

note: 5album de transe joyeuse et électrique ! Les bibliothécaires - 3 septembre 2016

Quand un DJ portugais né en Angola (Batida) rencontre un groupe congolais (Konono n°1), ça donne cet album de transe joyeuse et électrique.
Ce groupe congolais s’empare du Likembé, un instrument traditionnel composé de tiges de métal fixées sur une caisse de résonnance. Cet instrument désormais électrifié est au cœur de tous les morceaux ensorcelants et surpuissants.
Une boule d’énergie pour une invitation à la danse. Le remède idéal pour oublier la rentrée !

Le voyage en poisson (Tom Seidmann-Freud)

note: 4Voyage en poisson Les bibliothécaires - 2 juillet 2016

Dans cet album enchanteur et joliment dessiné nous suivons les aventures d’un jeune garçon nommé Peregrin qui est en train de rêver.
Il marche dans une rue où tout semble désolé avec pour seule compagnie Nickeling, son poisson rouge, quand soudain celui-ci se met à grandir jusqu’à prendre toute la place de la chaussée. Nickeling lui propose alors de l’emmener découvrir le monde sur son dos, et finit par le déposer sur un rivage non loin d’un village.
Peregrin, seul, inquiet et trempé par le voyage est alors accueilli par des enfants et emmené chez eux. Là-bas, il fait bon vivre, les gens sont gentils et attentionnés les uns envers les autres, on ne manque de rien, et le concept de monnaie n’existe pas.
Reconnaissant envers Nickeling, le petit Peregrin l’appelle afin de le remercier quand soudain, le rêve prend fin.
Laissant le jeune homme, et nous même, revenir à la réalité fortement touché par cette excursion (trop courte) dans ce paysage si idyllique.

/!\ l’histoire étant assez longue, elle convient plus aux enfants d’au moins 6 ans.

Le cinquième enfant (Doris Lessing)

note: 5A relire encore et encore Les bibliothécaires - 2 juillet 2016

Un roman troublant sur une famille qui avait tout pour être heureuse jusqu’à l’arrivée d’un cinquième enfant. Roman se lit d’une traite, très bouleversant, ne laisse personne indifférent. Tout le long du roman on essaie de trouver une solution….

Oeuvre non trouvée

note: 3Adaptation du Manga Les bibliothécaires - 1 juillet 2016

Sword Art Online est un jeu vidéo futuriste de Type MMO. Ici pas de place pour les manettes ou claviers puisque le jeu se passe dans une réalité virtuelle où le personnage n’est autre que le joueur lui-même.
Seulement un jour, les quelques milliers de joueurs connectés se retrouvent coincés dans cet univers et comble du malheur les règles du jeu changent drastiquement : quiconque trouvera la mort dans ce monde, mourra aussi dans le monde réel et le seul moyen de rentrer chez soi est de finir le jeu.

{A savoir} Ce roman est une Adaptation du Manga et de l’animé du même nom.

Il s’adresse principalement à deux types de lecteurs, les amateurs de Fantasy et les curieux qui souhaitent découvrir la littérature Japonaise mais qui ne sont pas tentés par le support manga.

Cependant rassurez-vous, même si vous n’appartenez pas à l’une des deux catégories citées plus haut, vous passerez tout de même un agréable moment en le lisant.

Cats (David Mallet)

note: 3Un spectacle mythique Les bibliothécaires - 1 juillet 2016

Joué dans 300 villes, traduit en 15 langues, récompensé par 7 Tony Awards et 2 Olivier Awards, CATS remporte un véritable triomphe totalisant 73 millions de spectateurs dans le monde depuis 1981.A l’origine de ce succès, les magnifiques poèmes de T.S Eliot admirablement mis en musique par le célèbre compositeur Andrew Lloyd Webber dont la mythique chanson « Memory ». Laissez-vous aussi subjuguer par la beauté des costumes, des maquillages et des décors, la puissance et la grâce des chorégraphies servies par une troupe à vous couper le souffle. Joué en français, le spectacle parisien reprend à l’identique la mise en scène de la nouvelle production londonienne, revisitée par l’équipe créative originale : le metteur en scène Trevor Nunn, la chorégraphe et metteur en scène associée Gillian Lynne, le scénographe John Napier et le compositeur Andrew Lloyd Webber.

Je m'appelle livre et je vais vous raconter mon histoire (Agard, John)

note: 4Un document qui se lit comme un roman ! Les bibliothécaires - 1 juillet 2016

Stendhal écrivait que le roman était un « miroir qu’on promène le long d’un chemin ». Le chemin que ce roman-ci tente de retracer s’avère être celui du livre même : lassé de relater l’histoire des autres, le livre nous dévoile à présent la sienne.
Il fait remonter le lecteur sur les berges du Nil où se cueillait et s’enroulait le papyrus, s’arrête dans les austères scriptoria des moines copistes puis voit fleurir les librairies de gare du XXème siècle, avant de se dérouler à nouveau sur les smartphones et tablettes (qui ne sont plus en cire !).
Il nous rappelle qu’avant de garnir à foison nos bibliothèques municipales, le livre a été un objet sacré au Moyen-Âge, impertinent sous les révolutions, dangereux entre les mains des dictateurs. Que bien avant de pouvoir le glisser dans notre poche, le corner et l’abîmer, il fut une rareté que l’industrialisation fit démocratiser.
Je m’appelle Livre… est un hommage au livre, rendu avec humour et simplicité, où jeunes et moins jeunes verront se mêler aspects documentaire et romanesque. On regrettera cependant l’absence d’une frise chronologique ou d’un glossaire récapitulatif qui auraient pu accentuer la clarté du propos.
Un document qui se lit comme un roman !
Vv

Blues (The) (Memphis Minnie)

note: 3Une grand dame Les bibliothécaires - 1 juillet 2016

Avec une carrière de musicienne professionnelle qui dure plus de cinquante ans, Lizzie Douglas- dite Memphis Minnie - d'après la petite souris de Walt Disney – demeure comme l’une des plus importantes artistes de l'histoire du blues.
(Re)-découvrez son œuvre impressionnante grâce à cette anthologie qui nous fait voyager. Embarquez pour un aller simple en Louisiane dans les années 30-40. Profitez des duos de guitare parfaits, des chefs-d’œuvre du country blues en solo et de certains des grands moments du Chicago blues.
Son influence a été énorme, elle était la reine du blues.

Le caillou (Thierry Dedieu)

note: 4Le caillou Les bibliothécaires - 1 juillet 2016

L'auteur a écrit cet album engagé après les attentats de janvier 2015. C'est un ouvrage qui parle de destructions et de la folie des hommes. Ce livre sec et fort parle aux enfants des tragédies du monde et de la nécessité de préserver la culture en référence aux exactions des barbares et autres talibans.

Highspeeds (Elliot Moss)

note: 5Electro folk mélancolique Les bibliothécaires - 1 juillet 2016

Elliot Moss appartient à cette famille de multi-instrumentiste-producteur naviguant entre folk pour l’écriture et la guitare et les nappes électro.
Son penchant pour cette soul électro rappelle James Blake ou Chet Faker sur certains morceaux. C’est un album mélancolique qui vous transporte vers de formidables paysages sonores.

Elsewhere (Denai Moore)

note: 5Un album mélancolique à vous coller des frissons Les bibliothécaires - 5 décembre 2015

Du haut de ses 21 ans, cette Jeune Anglo-Jamaicaine, se met à nu sur ce premier album à fleur de peau composé de 12 titres. Douze titres composés au piano et écrit par la demoiselle.
Sa voix accroche votre petit cœur à la première écoute. Puissante et profonde, Denai Moore laisse exprimer une mélancolie à vous coller des frissons. A l’instar de ses compatriotes, Adèle ou Amy Whinehouse, elle figure désormais parmi les représentantes de cette soul anglaise contemporaine. Un petit bémol néanmoins : les chansons sonnent un peu toutes pareilles.

La dernière nuit du Raïs (Yasmina Khadra)

note: 5Une plume fine et poétique Les bibliothécaires - 24 novembre 2015

De sa plume à la fois fine et poétique, directe et sans compromis, Yasmina Khadra traite encore d’un sujet grave d’une importance capitale dans ce monde. On entre dans la psyché du tyran sanguinaire qu’était Mouammar Khadafi. Le narrateur n'est autre que lui-même qui nous confie ses souvenirs et les derniers instants de vie jusqu'à sa mort brutale. Jamais il ne reconnait le mal qu'il a pu faire. On pénètre une âme et ses replis : un délire lucide dont il est le propre otage.
A travers cette plongée vertigineuse dans la tête d’un tyran mégalomane, l’auteur dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts de la barbarie humaine.
Un roman passionnant qui se lit d’une traite et nous aide à comprendre.

Louison Mignon cherche son chiot (Alex Cousseau)

note: 5Une histoire tendre à ravir! Les bibliothécaires - 23 octobre 2015

Petite histoire tendre à ravir, d’une petite fille qui attend la naissance d’un chiot .Elle cherche dans la maison de son "papé", dans le jardin de son "papé", dans tous les lieux possibles et imaginables, la chienne de son "papé".
On découvre le bonheur de cet enfant entouré de ses grands- parents.
Un très bel album aux illustrations naïves, aux deux couleurs: l'orange et le noir.

Domitille chante Maurice Carême (Maurice Carême)

note: 4Des poèmes revisités en chanson Les bibliothécaires - 9 septembre 2015

Un petit bijou, une voix douce, mélodieuse, et tendre de Domitille.
Des poèmes appris à l'école revisités par Domitille, pour petits et grands .
La solitude est souhaitée, un bon canapé, les larmes salées couleront sur vos joues et un sourire restera collé à vos lèvres.
Ouvrez vos oreilles, mettez vous en condition et savourez ce petit moment de bonheur...

Fraise et chocolat (Aurélia Aurita)

note: 4Un peu d'érotisme. Les bibliothécaires - 9 septembre 2015


Quand près de 10 000 km vous séparent, une idylle amoureuse ne commence pas sur les plus faciles des bases. D’autant plus si, comme Frédéric et Chenda, les sentiments s’expriment aussi bien par le langage que par le corps ; Tout le corps.
Aurelia Aurita se raconte dans un roman graphique au trait aussi simple et naturel que peut l’être un baiser qui dérape en une série de caresses, qui elles-mêmes se trouvent bien mieux sous ou sur une couette. Les corps des deux amoureux s’y bousculent, s’apprennent et s’oublient pour mieux se retrouver, sous nos yeux parfois un peu gênés, émoustillés, mais surtout amusés d’une telle exubérance de simplicité et de bonheur.Curieux, curieuses, polisson(ne)s et romantiques (sans eau de rose, en revanche), foncez !

Patema et le monde inversé (Yasuhiro Yoshiura)

note: 3Une mise en scène vertigineuse! Les bibliothécaires - 9 septembre 2015

Suite à une expérience ayant pour but de modifier la gravité, la terre se retrouve séparée en deux côtés distincts. Vient un jour où Patema « chute » de l’autre côté, surprise de voir « un inversé » devant elle, la tête en bas. Dès lors, elle est l’anormale et la traquée dans ce monde contraire. Yasuhiro Yoshiura, avec ses mondes inversés, se permet de signer un film à la mise en scène vertigineuse et à l’animation ébouriffante. Et, bien qu’on se prenne à lever les yeux au ciel (ou au sol) devant les quelques longueurs qui marquent la fin de ce film animé, il n’empêche que ses personnages attachants et son/ses monde(s) enchanteur(s) vous transporteront allègrement jusqu’à son dénouement.

Jungle (Jungle)

note: 5Un album fièvreux et dansant! Les bibliothécaires - 5 août 2015

Voilà un album qui vous donnera à coup sûr une pêche d'enfer! Le groupe anglais "The Jungle" nous délivre une musique chaude et luxuriante mêlant parfaitement les genres : electro-pop-soul et funk. Un album à mettre dans sa bibliothèque!

Oeuvre non trouvée

note: 4Un film qui offre un régal visuel! Les bibliothécaires - 29 juillet 2015

Hortense est une cuisinière réputée dans son Périgord natal et n'en revient pas, lorsqu'un jour, une berline ministérielle vient l'en arracher pour la transporter "manu militari" au 55, rue du Faubourg Saint-Honoré où elle va occuper le poste de cuisinière personnelle de François Mitterrand. Bourré d'ingrédients subtilement dosés, ce petit film sans prétention réunit de bons acteurs et donne à voir les coulisses
des cuisines du pouvoir.

Hôtel international (Rachel Vanier)

note: 5un roman plein d'humour et de sensibilité Les bibliothécaires - 25 juillet 2015

Lorsque Madeleine apprend le suicide de son père, un suicide pourtant attendu et redouté, sa réaction n'est pas celle qu'elle avait consciencieusement préparée. Désarmée, elle décide de remettre à plus tard l'affrontement de son deuil en s'envolant pour le Cambodge.
Sur un fonds dramatique, Madeleine nous fait vivre son voyage et son expérience avec un grand réalisme.
Un roman plein d'humour mais aussi plein de sensibilité. Un premier roman prometteur. On attend les suivants !

La bibliothèque des coeurs cabossés (Katarina Bivald)

note: 5Un roman frais! Les bibliothécaires - 25 juillet 2015

Une histoire d'amitié et d'amour de livres où les personnages sont vraiment sincères et attachants. Une histoire fraîche racontée sans aucune mièvrerie.
Tout commence par les lettres que s'envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d?échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu'Amy est morte.

La guerre des tétons n° 2
La guerre des tétons (Lili Sohn)

note: 5Un témoignage drôle et touchant! Les bibliothécaires - 27 juin 2015

La Guerre des tétons de Lili Sohn

Comme le titre l'indique, il va y avoir affrontement!
Les deux adversaires: Lili et Günther
Lili est une jeune femme d'à peine 30 ans et Günther l'adversaire le plus récalcitrant
qu'elle ait eu à affronter, et pourtant il n'a que quelques semaines!

Günther c'est son cancer.
Lili Sohn a choisi le dessin et l'écriture pour annoncer à ses proches qu'elle est atteinte
d'un cancer du sein; ce sera sous forme de bande dessinée.

Bourrée d'infos très sérieuses distillées sur le mode humoristique,
La Guerre des tétons est une BD qu'on vous recommande.

Le passage du diable (Anne Fine)

note: 4Les amateurs de roman policier ne seront pas déçus. Les bibliothécaires - 13 juin 2015

Depuis toujours, Daniel vit seule avec sa mère dans une grande demeure. A part elle, il ne voit personne car il est gravement malade et le monde extérieur serait trop dangereux pour sa santé. C'est en tous cas ce qu'elle lui répète depuis son plus jeune âge.
Il grandit au milieu des livres avec pour seule compagnie les personnages d'une extraordinaire maison de poupée, reproduction exacte de celle que sa mère aurait habitée autrefois. Pourtant, un jour, des voisins découvrent son existence et décident de faire irruption chez lui pour l'enlever. Sa mère est ,elle, placée en hôpital psychiatrique. Recueilli dans une famille, il est choyé et protégé jusqu'au suicide de sa maman et l'irruption dans sa vie d'un oncle jusque là ignoré. Ce dernier le conduit dans la maison familiale au passé lourds de secrets...
Trés loin des aventures du Chat assassin, Anne Fine distille dans ce roman une atmosphère gothique empreinte de mystère et de noirceur. Initialement destiné à des lecteurs ados, on ne peut qu'encourager les parents a découvrir ce livre. Les amateurs de roman policier ne seront pas déçus.

L'ogre & l'orthodontiste (Jean-François Dumont)

note: 5Album EXTRAORDINAIREMENT drôle! Les bibliothécaires - 10 juin 2015

Comment un tout petit orthodontiste va sauver un village d'un ogre mangeur de chair fraîche.
C'est simple : lui faire croire qu'il sera beau avec une belle dentition, pour cela il devra ainsi porter un appareil dentaire .
La condition INDISPENSABLE pour séduire une ogresse est de ne pas manger de VIANDE pendant tout le long du traitement
Pourquoi , alors, ne pas ouvrir un restaurant végétarien ?...
Un ogre très Sympatique, un orthodontiste très futé mais peut-être un peu trop bavard et ça le perdra....La chute est PARFAITE. A vous de lire!

À vos papilles ! (Young-Bin Kim)

note: 5Mordus de gastronomie coréenne ? J’espère bien ! Les bibliothécaires - 28 mars 2015

Votre médiathèque accueille dans ses rayons À vos papilles ! Pour vous y initier encore un peu plus, si ce n’est pas déjà fait. Revisitant les plats traditionnels aussi bien que les snacks qui parsèment la vie de tout un coréen, on voyage dans les rues comme dans les restaurants du pays du Kimchi, tenus par la main par le duo coréen KIM Young-Bin / HONG Dong-Kee.
Ayant une légère tendance à verser dans la surenchère, il n’empêche que ce manwha tue agréablement le temps et a la qualité de vous ouvrir l’appétit, tout en vous régalant les yeux.
N’attendez plus, mettez le pied dans le plat, voire même les deux !

Le machin (Stéphane Servant)

note: 5Ecriture piquante et histoire drôle Les bibliothécaires - 28 mars 2015

Un jour, Bobo l’éléphant ramasse un drôle de machin. Il l’attrape et hop ! il le met sur sa tête. Mais, quand il rencontre Kiki l’alligator, celui-ci se moque de lui et s’empare du machin pour s’en faire une cape. Ensuite, Kiki rencontre Zaza la brebis qui éclate de rire et s’en fait une belle jupe. L’histoire continue jusqu’à la découverte surprenante du propriétaire du machin…
Une écriture piquante pour une histoire drôle à souhait. L’illustration, quant à elle, est parfaitement adaptée au sujet : un assemblage de tissus aux couleurs douces.

Be human (Yoko Kanno)

note: 5N’hésitez pas à y prêter une oreille, puis les deux. Les bibliothécaires - 28 mars 2015

Avis à tous les fans de japanimation, et même aux autres !
Vous n’êtes pas sans le savoir, mais la musique n’a pas de frontière, et encore moins lorsqu’il s’agit de nous les faire frétiller d’aise. Pour vous le prouver une nouvelle fois, la médiathèque se dote ce mois-ci du recueil de pistes ayant fait vibrer les fans de Ghost in the Shell.
S’adressant de base aux passionnés, il n’empêche que sur cet album se trouvent de superbes morceaux où les voix, les samples et les lignes instrumentales viennent se superposer aux bruitages cybernétiques, emblème de la série d’animation.Aventureux ou fans, n’hésitez pas à y prêter une oreille, puis les deux.

Charlotte (David Foenkinos)

note: 5Un roman magnifique Les bibliothécaires - 26 mars 2015

L'auteur de la "délicatesse" nous bouleverse à nouveau. Il retrace la vie de Charlotte Salomon ,artiste peintre juive, Berlinoise, dans une période tragique de l'histoire .
Il utilise des phrases courtes , violentes et tendres à la fois.
Il semble analyser cet artiste dont il est épris. Il est conscient de son mal être mais ne la juge pas.
On pourrait croire qu'il vit près d'elle dans son tourment, impuissant.
Il subit ce destin tragique. Sans aucun doute un magnifique roman .

Wet Moon n° 1
Wet moon (Atsushi Kaneko)

note: 5Prenant, haletant et totalement décalé, Wet Moon ne vous aidera sûrement pas à dormir ! Les bibliothécaires - 6 février 2015

Atsushi Kaneko, habile manipulateur des codes du thriller et de l’épouvante, nous arrive avec Wet Moon, un récit policier aux accents surnaturels où l’action est menée tambour battant. Dans le japon corrompu des 60’s, l’inspecteur Sata est mis sur une enquête qu’il ne pourra pas résoudre, pour la simple et bonne raison qu’il n’en garde aucun souvenir, si ce n’est son réveil à l’hôpital, un trou au crâne. Et celui-ci semble être la cause de ses hallucinations…A la fois porté par sa volonté et freiné par son nouvel handicap, nous nous retrouvons plongés avec lui dans les tréfonds d’une police pourrie et de maîtres chanteurs aussi habiles que malsains.
Prenant, haletant et totalement décalé, Wet Moon ne vous aidera sûrement pas à dormir !

Il était une fois... (Agnès Domergue)

note: 5Un émerveillement à chaque page. Les bibliothécaires - 6 février 2015

« Nuit cahotée
Sous le poids des matelas
Aïe ! Un pois sournois »
Avez-vous reconnu qui se cache derrière ces lignes ?
Entre contes, poésies et jeux de devinettes, le livre édité par Thierry Magnier est un trésor. Par sa plume, Agnès Domergue décrit les contes avec simplicité et justesse. Son tir est précis. Trois lignes et c’est fini. Cécile Hudrisier, quant à elle, aquarelle tout en délicatesse les contes traditionnels. Une entente parfaite pour un émerveillement à chaque page.

Made in france (Benjamin Carle)

note: 5Le documentaire qui interroge "le made in France" Les bibliothécaires - 4 février 2015

Benjamin jeune journaliste a décidé d’avoir pendant 9 mois une consommation 100% made in France. De la brosse à dents en passant par le frigo, le parapluie, les sous-vêtements à la culture, tout doit être 100% français. Va-t-il alors réussir sa mission ? Est-ce vraiment possible de vivre uniquement de la production française ?
Clair, ce film joue la carte de la pédagogie amusante sans pour autant nous délivrer un discours moralisateur.

La retraite de Nénette (Claire Lebourg)

note: 5Un bijou de délicatesse Les bibliothécaires - 16 janvier 2015

C'est l’heure de la retraite pour Nénette, une dame Orang-outan, pensionnaire du Jardin des plantes. On lui dégote un petit deux-pièces au cœur de Paris, on lui donne quelques conseils et hop, Nénette devient une véritable Parisienne.
Mais très vite, Nenette mange trop de bananes et s’ennuie. Jusqu'au jour où celle-ci trouve une proposition alléchante dans boite aux lettres...Et Si Nénette changeait de vie...
Cet album auto-édité est un bijou de délicatesse. Claire Lebourg offre des aquarelles aux couleurs douces. Et puis les textes sont tendres et drôles à la fois. La rapport texte/image est parfait. On prend gout à suivre les aventures et déconvenues de Nénette dans Paris.
L'illustratrice s'inspire de Nénette, figure incontournable du Jardin des Plantes. En véritable star, Nénette fait même l'objet d'un beau documentaire de Nicolas Philibert, également disponible à la médiathèque.

In the silence (Asgeir)

note: 4A découvrir Les bibliothécaires - 12 décembre 2014

Vous ne le connaissez peut être pas encore, pourtant Asgeir est sans doute l’une des révélations musicales de l’année 2014. Ce jeune Islandais nous offre avec son album « In the Silence » un subtil cocktail folk, éléctro, blues avec en prime une voix magnifique, délicate et mélancolique. Une mention spéciale pour les titres « Going Home » et « King and Cross ». A découvrir!

Oeuvre non trouvée

note: 5Une série policière brillante dans sa noirceur Les bibliothécaires - 6 décembre 2014

Une série qui renouvèle le genre policier. Ambiance lugubre dans les beaux décors de la Louisiane, on suit l’histoire de 2 flics, des anti-héros enquêtant dans une affaire aux crimes sordides. Une mise en scène esthétique, soignée et une atmosphère obscure, particulière et dérangeante se dégagent de cette série. Elle est d’ailleurs portée par un duo de très bons acteurs, Matthew McConaughey et Woody Harrelson complétement imprégnés de leurs personnages complexes et tourmentés. Vous l’aurez compris, True Detective, ce bijou du polar est une série à ne surtout pas manquer !

Je t'aime (Géraldine Elschner)

note: 5Un bel album pour écrire et dire "je t'aime" dans toutes les langues. Les bibliothécaires - 20 novembre 2014

Une petite fille termine son dessin sur lequel elle veut écrire "je t'aime". Comme elle ne sait pas encore écrire, elle va s'adresser à ses voisins, à commencer par Fatima. Lorsque Fatima lui rend son dessin, celle-ci a griffonné un dessin. Pour arranger ça, la petite se rend chez Sayako. Allons bon ! Sayako aussi lui écrit un drôle de charabia...Bien évidemment, la petite fille ignore encore que tous ces dessins veulent bien dire "je t'aime". Grâce à tous ces voisins, la petite fille et le lecteur découvrent toutes les écritures du monde : arabe, japonais, russe.
Le texte est simple mais pas mièvre et les illustrations de cet album sont à savourer. En effet, chaque appartement présente des détails propres à chaque culture. Chez Fatima, par exemple, on trouve un joli tapis, une théière que l'on imagine remplie d'un délicieux thé à la menthe, un beau pouf en cuir...

Maman dans tes bras (Soledad Bravi)

note: 5Mammmannnn!!!!!-))) Les bibliothécaires - 15 novembre 2014

Un grand coup de cœur pour le dernier album "maman dans tes bras "de l'auteur Soledad Bravi.
Tout le long de l'album un petit garçon réclame sa mère pour tout ses gestes du quotidien. Jusqu'à ce qu'il demande enfin quelque chose à son papa, mais quoi?
Une chute étonnante, amusante et si vrai .

Flume (Flume)

note: 5A la fois envoûtant et entraînant Les bibliothécaires - 15 novembre 2014

La nouvelle vague électro australienne est riche en musiciens "inspirés" et novateurs. Flume, DJ originaire de Sidney nous arrive avec son premier album.
Parfois envoûtant comme une ballade, pour vous plonger l’instant d’après dans des montagnes russes jalonnées de notes au synthé et d’un beat marqué et entraînant, le premier album de Flume ne saura vous laisser de marbre.

Philomena (Stephen Frears)

note: 5Un film remarquable merveilleusement interprété! Les bibliothécaires - 25 octobre 2014

Philomena est un témoignage émouvant d'une vieille dame qui 50 après est à la recherche de son enfant abandonné lorsqu'elle était au couvent. Inspiré d'une histoire de vraie, Stephen Frears signe ici un très beau film porté par de magnifiques acteurs comme Judi Dench, épatante par son aura et sa force. Un film qui traite avec élégance, finesse et humour​, un terrible drame. Subtile, poignant, bouleversant, on vous recommande vivement cette oeuvre magistrale.

Miele (Valéria Golino)

note: 4un film juste et profond! Les bibliothécaires - 25 octobre 2014

Irène vit seule dans une maison au bord de la mer non loin de Rome. Son père et son amant la croient étudiante. En réalité, sous le nom de code MIELE, elle aide clandestinement des personnes en phase terminale à mourir dignement en leur administrant un barbiturique puissant. Elle assume ce rôle "d'ange de la mort" jusqu'au jour où elle rencontre M. Grimaldi.
Nous voilà embarqué dans un thème très fort qui est le suicide assisté. Mais ici, pas de mélodrame, ni de parti pris, c'est un film qui ne juge pas mais qui interroge. On suit ainsi avec attachement et profondeur l’évolution et la force du personnage de Miele magnifiquement interprété par Jasmine Trinca qui voit ses convictions ébranlées.

Le temps des Mitaines (Anne Montel)

note: 4Une magnifique Bd pour les plus jeunes Les bibliothécaires - 25 octobre 2014

Arthur (petit ours brun) vient d’intégrer une nouvelle école mais ses premiers jours coïncident avec une série de kidnapping d’enfants. Curieux, Arthur et ses nouveaux amis vont mener l’enquête au détriment des adultes dépassés par les événements.
Dessin enfantin à l’aquarelle lumineuse et aux teintes douces, papier glacé épais, 115 pages dans lesquelles on trouve une bonne dose de mystère, un zeste de magie, deux doigts de poésie et tous les ingrédients sont réunis pour passer un joli moment dans le village des Mitaines.

A Touch of Sin (Zhang Ke Jia)

note: 5Un film saisissant! Les bibliothécaires - 4 octobre 2014

Dans une Chine contemporaine, le développement économique progresse à pas de géant, sans prendre garde à ceux qui pourraient se trouver sous ses pieds.
Quand la corruption, le harcèlement et l’exploitation sont autant de normes, approcher le pêché du crime devient une liberté, aussi courte et mortelle qu’elle soit.
Composé de quatre court-métrages mêlant habilement violence, thriller et introspection, A TOUCH OF SIN met brillamment en images l’interrogation que son pays semble offrir aux yeux du réalisateur Jya Zhang-Ke : une vie vaut-elle la liberté ?

En finir avec Eddy Bellegueule (Édouard Louis)

note: 5Un roman poignant et bouleversant! Les bibliothécaires - 10 septembre 2014

Roman très poignant, bouleversant d'un jeune adolescent qui grandit dans un milieu ouvrier du Nord dont très vite il est conscient qu'il lui est hostile. Au sein même de sa propre famille dont il va passer son temps ,son énergie, à cacher son homosexualité et dans les couloirs du collège ou il met même sa vie en danger.
Cet adolescent est agressé en permanence à coups de pieds ,poings et crachats... Une humiliation qui se répète jour après jour et se poursuit pendant trois ans. Eddy subit, comme s'il consentait. Il a trop peur pour se révolter. Et il conserve l'espoir de ressembler à ceux qui le maltraitent. Il aspire à devenir «normal».
Ce roman se lit d'une traite et la cruauté de certains actes est si choquante qu'on oublie pas et qu'on oubliera pas .

Derrière les portes closes (Care SANTOS)

note: 4Roman ambitieux à découvrir en version numérique. Les bibliothécaires - 9 septembre 2014

La demeure familiale du célèbre peintre Amadeo Lax doit être, à la demande de sa petite-fille Violeta, transformée en musée. Les travaux de rénovation ont à peine commencé, qu’un ouvrier découvre dans un placard dissimulé sous une fresque, le cadavre d’une femme. Qui était-ce ?
Ce roman riche et foisonnant est aussi bien une fresque familiale qu'un roman policier. Le lecteur navigue entre deux époques (le présent et la fin du XIX et début du XXe siècles) et entre différentes formes de narrations (mails, proses, lettres...).
Roman ambitieux à découvrir en version numérique.

Tony Chu n° 1
Goût décès (John Layman)

note: 5A dévorer d’urgence Les bibliothécaires - 9 septembre 2014

Une bande-dessinée policière, ça vous tente ? Vous êtes un fin gourmet, avide d’expériences inédites ? Nous avons le menu qui vous conviendra. C’est sur un plateau d’argent que John Layman et Rob Guillory vous servent Tony Chu, détective cannibale. Notre héros est doté d’un étrange pouvoir – la cibopathie – lui permettant de connaître le passé de n’importe quel aliment qui vient à ses papilles ; et cela vaut également pour des aliments moins… conventionnels. Doté d’un trait nerveux agrémenté de couleurs pétantes, Tony Chu saura aguicher aussi bien vos yeux que votre estomac.
Succès immédiat lors de sa parution aux USA, Tony Chu arrive dans nos assiettes françaises ; et il est à dévorer d’urgence.

Tremors (Sohn)

note: 5De la musique électronique pour les allergiques à l’électro ! Les bibliothécaires - 9 juillet 2014

Voila bien un album de musiques électroniques qui ne s’adresse pas à uniquement vos jambes mais bien à votre cœur et à votre cerveau. L'album est d'ailleurs justement intitulé "Trémors" qui signifie "tremblements"...L'écoute de certains morceaux peut d'ailleurs provoquer des frissons. En effet, la voix androgyne et haut-perchée de Sohn apporte une dimension religieuse quasi spirituelle. La musique offre une multitude de contrastes : effets répétitifs, sons purs à la lisière de l'acoustique, sensualité rythmiques.
A découvrir absolument.

Lovely difficult (Mayra Andrade)

note: 5Evasion garantie Les bibliothécaires - 2 juillet 2014

Citoyenne du monde, l'album de Mayra Andrade est à son image.
En effet, avec Lovely difficult elle nous transporte une fois de plus aux 4 coins du monde et nous offre des sonorités tropicales mélangés cette fois-ci à une pop actuelle.
Sa voix chaude et suave s'écoute en anglais, français, créole cap-verdien et portugais.
Pour ce 4ème album elle a  fait aussi appel à des artistes d'horizons différents venus enrichir son univers :Yael Naim et David Donatien, Piers Faccini, Tété, Benjamin Biolay, Hugh Coltman.

Dans le silence du vent (Louise Erdrich)

note: 5Excellent roman Les bibliothécaires - 17 juin 2014

Joe, personnage central du roman, est un adolescent indien de 13 ans dont la mère a été violée.
Au fil de l'enquête, vont s'opposer la loi du Dakota du Nord où vit la famille de Joe et la loi de la réserve, où le père de l'enfant est Juge des affaires amérindiennes.
L'enfant, en quête de vérité ,va suivre ses propres investigations et perdre son innocence et sa naïveté .

La puissance et le talent de Louise Erdrich déjà révélés dans ses précédents romans( Le jeu des ombres ou Ce qui a dévoré nos coeurs) s'expriment à nouveau avec ce dernier et excellent titre.

Alabama Monroe (Felix Van Groeningen)

note: 5Fort, poignant, bouleversant! Les bibliothécaires - 11 juin 2014

Il y a parfois des films dont on ne sait rien et même en regardant sa belle affiche, rien ne laisse entrevoir ce qui nous attend réellement.
Le sujet d'Alabama Monroe évoque ainsi celui de La guerre est déclarée de Valerie Donzelli , toutefois Félix Van Groeningen le traite d'une façon bien différente.
Le réalisateur a en effet choisi une narration déstructurée, pouvant parfois perturber le spectateur, tout en lui offrant également une variation dans ses émotions. On passe ainsi de la souffrance la plus extrême à des moments de gaieté et d'humour, le tout sur des airs de Bluegrass ( style musical d'origine américaine qui constitue une branche de la musique country). Les acteurs sont justes et attachants, la musique est belle!
Qu'on se le dise, ce film est bouleversant et beaucoup d'entre vous ne seront sûrement pas prêts à le regarder tant le sujet est fort et poignant, mais il est traité avec justesse: ni trop, ni trop peu!

Jinbe (Mitsuru Adachi)

note: 4Un bon manga, distrayant, aux personnages attachants. Les bibliothécaires - 6 juin 2014

Adachi Mitsuru s’attelle à la lourde tâche de décrypter et dissocier les liens du sang de ceux de la famille dans le One-Shot (histoire en un tome) Jinbé.
Au fil des pages, on s’attache petit à petit à la famille réduite que composent un père et une fille que tout rapproche, si ce n’est leur sang, qui n’a rien en commun. Alors que les cases défilent sous nos yeux, les interrogations montent en nous : « N’y a-t-il que le sang pour accorder ou non un statut à deux individus ? Qu’est-ce qu’un père qui ne nous est pas biologiquement lié ? »
S’attachant à brouiller la frontière entre l’affection et les sentiments amoureux, on se retrouve pris au jeu de l’auteur, tant que celui-ci se cantonne à une description psychologique et familiale. Emprise qui se relâche malheureusement une fois que le récit commence à décrire des faits, délaissant pour un instant le mystère dont s’entouraient les protagonistes, faisant tomber le voile de notre imagination pour nous mener à une fin un peu trop rapide au goût d’inachevé.
Il n’empêche que Jinbé reste un bon manga, distrayant et aux personnages attachants. Mais ne lui en demandez pas plus.

Woo-lee et moi (Heung-Ah Sim)

note: 4Woo-Lee et moi captive doucement mais sûrement! Les bibliothécaires - 5 juin 2014

Il n’existe pas deux familles identiques, c’est bien connu. D’autant plus quand ladite famille n’est composée que de deux jumelles aussi ressemblantes que leur caractère est différent et d’un père miné par la mort de sa femme.
Sim Heung-Ah, jeune auteure coréenne se base sur son expérience pour décrypter, au travers d’un One-Shot (manga en un volume) sans concession, les problèmes que peut rencontrer une famille mise face aux ennuis financiers, familiaux ou relationnels.
Loin de se contenter de s’apitoyer sur son propre sort, l’héroïne se livre à une analyse d’elle-même et de ceux qui l’entourent, s’appliquant à délivrer une vision rationnelle (et parfois même un peu désillusionnée) de l’importance que chacun confère à ses problèmes, ses soucis quotidiens, qui deviennent finalement le centre d’une vie.
Prenant, loin de l’œuvre post-adolescente trop noire pour être crédible, Woo-Lee et moi captive doucement mais sûrement, sans éclat de voix ni grande morale, nous faisant regarder d’un autre œil ces chemins que nous prenons et nous regardons prendre.

À la maison, il y a des règles ! (Laurence Salaün)

note: 5Un excellent point de départ pour parler des règles de politesse et de vie commune. Les bibliothécaires - 5 juin 2014

Il y des régles à respecter à la maison. On ne détale pas au moment de débarrasser la table, je ne transforme pas la salle de bain en piscine quand je prends mon bain, on ne demande pas à papa si maman a déjà dit non...
Tous les exemples sont drôles et bons, et ça sent le vécu. Les textes sont courts et percutants, les illustrations ne sont pas en restent car elles collent parfaitement à chaque situation. Chaque page est un bijou d'humour !
Voila un excellent point de départ pour parler des règles de politesse et de vie commune.

Cavalo (Rodrigo Amarante)

note: 5Un album mélodieux et profond Les bibliothécaires - 3 juin 2014

Pour ceux qui partent au Brésil, en rentrant vous serez empreints à coup sûr de la saudade (nostalgie) brésilienne. Rien de mieux alors que d'écouter la musique du chanteur brésilien Rodrigo Amarante.
Considéré comme le nouveau Caetano Veloso, sa musique invite à la douceur, à la lenteur et à la spiritualité. Il nous offre un opus aux accents pop, folk également ponctué de quelques touches de samba avec le titre Mana.
Chanté en plusieurs langues (portugais, anglais, français) l'album est à l'image du chanteur qui a beaucoup voyagé et qui a désormais posé ses valises en Californie.

3 minutes pour comprendre les 50 plus grandes théories politiques (Steven L. Taylor)

note: 5Lecture plaisante, claire et accessible Les bibliothécaires - 28 mai 2014

Malgré un thème qui pourrait sembler lourd ou difficile à aborder, ce livre ravive nos petites lumières dans le (très) vaste monde des différentes théories politiques.
Promesse tenue, lecture plaisante, claire et véritablement accessible.
Le petit + = 1 page par théorie et 2 min pour la comprendre. Passionnant, non ?
A voir aussi:
3 minutes pour comprendre les 50 plus grandes théories économiques

C'est le métier qui rentre (Sylvie Testud)

note: 5Un agréable moment de lecture : un petit roman idéal pour un trajet en train ! Les bibliothécaires - 14 mai 2014

Un agréable moment de lecture : un petit roman idéal pour un trajet en train ! Sybille fait partie de ces comédiennes qui comptent et qui ont un nom dans le métier. Elle écrit le scénario de son 2ème film en tant que réalisatrice mais celui-ci vire au film catastrophe… A travers cette narration haletante de la coulisse de la préparation d’un film, Sylvie Testut exerce une plume alerte, à partir de phrases courtes et simples où humour, autodérision et optimisme absolu sont de mise.

Le serment (Naomi Ragen)

note: 5Un sujet traité avec délicatesse et objectivité Les bibliothécaires - 14 mai 2014

"Le serment" de Naomi Ragen. Regard objectif sur un fait "divers" dramatique .L'enlèvement d'un médecin et de sa fille à Jérusalem ,toute une mobilisation de personnes aimantes (des grands-mères tatouées d'Auchwitz aux patients palestiniens)...On est bouleversé et on espère jusqu'à la dernière ligne .Naomi Ragen est nommée la "rosa Park" d'Israël pour son intervention auprès des ultraorthodoxes qui refusaient que les femmes montent près des hommes dans les bus.Elle a été récompensée de nombreuses fois pour son talent d'écrivain.

Le confident (Hélène Grémillon)

note: 5Entre récit historique et suspens psychologique Les bibliothécaires - 13 mai 2014

Entre récit historique et suspens psychologique, ce roman est fort car il aborde des thèmes qui permettent l’identification rapide au narrateur. Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier anonyme. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.
Une ombre pourtant : le style (division en plusieurs chapitres de nature diverses) alourdit la lecture et l’entrée en matière au regard d’une vérité qui se dévoile par couches successives.

Mémé (Philippe Torreton)

note: 5Un livre savoureux et touchant. Les bibliothécaires - 13 mai 2014

C’est un livre savoureux à la mémoire de sa grand-mère, très personnel et touchant, intime et pudique à la fois, orchestré en différents modes de récit puisque l’auteur s’adresse directement à cette tendre « mémé » ou bien raconte, commente, analyse parfois. Consacré à son aïeule, ce récit est aussi une plongée dans la France de la campagne et du travail sur fond de guerre et de 30 Glorieuses. Bref, la pertinence d’un livre complet quelque peu inclassable.

Girl (Pharrell Williams)

note: 5Joie et légereté! Les bibliothécaires - 12 avril 2014

Fréquemment, la bibliothécaire critique un livre, un album jeunesse, un dvd pour promouvoir un vrai coup de cœur ou exposer un document qui aura moins de chance de sortir mais qui vaut pourtant la peine d'être découvert.
Pour cet album musique de Pharrell Williams, la bibliothécaire se fait plaisir! Et oui, une bibliothécaire, ça aime aussi fredonner et se trémousser. Donc aucun militantisme dans ce choix, juste du plaisir.
Pharrell Williams n'est plus un inconnu au yeux du grand public depuis qu'il a enchainé cette année trois gros tubes Blurred Lines avec Robin Thicke, l'interplanétaire Get Lucky des Daft Punk et enfin le groovy Happy pour son propre compte.
Justement, à l'écoute des morceaux efficaces de G I R L, on ne peut que ressentir de la joie et de la légèreté...et ça fait du bien.
Producteur, arrangeur, compositeur et interprète de tout l'album, il offre également des participations à Justin Timberlake ou Alicia Keys.
Petit coup de cœur pour le titre Hunter.

Wadjda (Haifaa Al-mansour)

note: 5A voir absolument! Les bibliothécaires - 5 mars 2014

On suit l'histoire touchante de Wadjda une petite fille pleine de vie qui grandit dans la banlieue de Ryad. Issue d'un milieu conservateur, Wadjda se voit refuser l'achat de son rêve: une bicyclette. En effet, Arabie Saoudite la coutume veut que cela soit réservé aux hommes, mais Wadjda ose s'affirmer et ne voit pas pourquoi elle ne pourrait pas faire comme les garçons . Elle va ainsi tout mettre en oeuvre pour arriver à ses fins.
Cette histoire d'apparence simple nous parle de la condition féminine en Arabie Saoudite, des coutumes et des croyances de ce peuple. Un film juste, délicat , percutant, interprété avec humour et sincérité.
Il faut rappeler que c'est un premier film tourné sur le sol saoudien, pays qui ne compte pas une seule salle de cinéma, et réalisé par une femme de surcroît, Haifaa Al Mansour .

Jeune fille en Dior (Annie Goetzinger)

note: 5Une immersion dans le monde de la mode Les bibliothécaires - 5 mars 2014

1947 : Christian Dior ouvre sa maison haute couture et l’on y pénètre en privilégié par la coulisse.
C’est une immersion dans le monde de la mode : luxe des intérieurs, confection des modèles, choix des différents tissus, travail acharné des couturières, élégance dans la manière de défiler.
Annie Goetzinger retrace au pinceau l’ascension du très renommé Christian Dior jusqu’en 1957 (année de décès du couturier) et fait partager des instants d’effervescence, de légèreté, de frivolité et de beauté dans lesquels se côtoient Marlène Dietrich, Jean Cocteau, Rita Hayworth ou Lauren Bacall.
Une couverture sobre et chic, une reliure en tissu, 128 pages épaisses, des plans panoramiques et des illustrations pleine page de robes de taffeta, de crêpe de Chine et d’organza. Une bande dessinée documentaire qui fait briller les yeux et révèle toute la beauté du féminin.

Un coeur simple (Gustave Flaubert)

note: 5Un classique à redécouvrir! Les bibliothécaires - 21 février 2014

L'histoire d'Un Coeur simple est le récit d’une vie de dévouement quasi surhumain, celui d'une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation, et on ne peut plus tendre. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet ; quand le perroquet meurt, elle le fait empailler et, en mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit. Cela n'est nullement ironique mais au contraire très sérieux et très triste. Une écriture de broderie, pointilleuse et calculée, complexe derrière une apparente simplicité, riche sous ses airs de sobriété.
Gustave Flaubert, pour sa dernière édition, veut apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, et y parvient merveilleusement.

La petite fille en rouge (Roberto Innocenti)

note: 5Le petit chaperon rouge revisité Les bibliothécaires - 21 février 2014

Sachez, néanmoins, les enfants, que les histoires sont comme le ciel : changeantes, imprévisibles et susceptibles de vous surprendre sans protection.
Vous aurez beau scruter l'horizon, vous ne saurez jamais vraiment ce qui va arriver.

C'est avec ce préambule en forme de manifeste que commence cette version urbaine et ultra contemporaine du petit Chaperon rouge.
Les illustrations incroyables regorgent de détails réalistes voire politiques que les parents s'amuseront à détecter et que les enfants prendront plaisir à découvrir. Roberto Innocenti respecte efficacement le message contenu dans le conte original : enfants, méfiez-vous des inconnus mais à ceci s'ajoute une vision extrêmement noire et critique de notre société consumériste. Certains adultes pourront trouver cet album trop pessimiste, trop anxiogène et donc peu engageant pour les enfants. Certes, c'est un album à proposer aux plus grands, pas avant 9 ans. Néanmoins, Roberto Innocenti propose deux fins : l'une heureuse comme l'était la version des frères Grimm et l'une tragique... à vous jeunes lecteurs de faire votre choix.

Esprit d'hiver (Laura Kasischke)

note: 5Un conte de Noël gothique. On adore! Les bibliothécaires - 21 février 2014

Un matin de Noël, Holly se réveille avec une sensation étrange : "quelque-chose les avaient suivis depuis la Russie". Dehors, une tempête de neige éclate et "emprisonne" Holly et sa fille Tatiana à l’intérieur de la maison. Il y a des jours comme ça ou tout se ligue contre vous : les éléments, la nature et le quotidien devient un fardeau où les relations se tendent. Au fil des pages de ce huis-clos, Laura Kasischke distille une ambiance très surnaturelle, inquiétante puis étouffante. On devine un malaise, une menace grandissante jusqu'au dénouement final.
Son écriture poétique et crue vient souligner la dureté des thèmes qu'elle aborde dans ses romans : la perte, l'oubli, le deuil, les disparitions ou la solitude. Le plus souvent, ses romans parviennent à vous toucher physiquement en laissant une empreinte particulière.

A découvrir à la médiathèque :

Un oiseau dans le blizzard
A moi pour toujours
la couronne verte

Bonjour tristesse (Françoise Sagan)

note: 5Tendre et romanesque Les bibliothécaires - 14 février 2014

Du premier "Sagan", du tendre, du romanesque..elle a 19 ans quand elle écrit son premier roman, écriture d'adolescente si naïve et mature à la fois.On l'imagine vivre cet été bourgeois au rythme nonchalant , jeune fille espiègle et calculatrice face à un père coureur et irresponsable.

Les fidélités successives (Nicolas d' Estienne d'Orves)

note: 5Passionnant Les bibliothécaires - 14 février 2014

Exceptionnel roman avec une multitude de rebondissements ,de surprises et de vérités. Passionnant parfois déroutant..dérangeant ,pour toile de fond le paris de la collaboration.

Fugitives (Moriarty)

note: 4Un album de reprises au gout de Far West Les bibliothécaires - 7 février 2014

Histoires d'hors-la-loi, de femmes éperdues ou de voleurs, le thème de la fuite est au centre de cet album de reprises, hommage aux songwriters américains (Woodie Guthrie ou Hank Williams).
La voix de Rosemary Standley se prête parfaitement à ces morceaux de folk-blues. Sur cet opus, le groupe est accompagné par les Mama Rosin un groupe suisse qui fait de la musique cajun , de Don Cavalli, ou Moriba Koïta, joueur de ngoni.

The Mandé variations (Toumani Diabate)

note: 5 Un grand disque à mettre dans sa bibliothèque musicale! Les bibliothécaires - 29 janvier 2014

Toumani Diabaté est un musicien Malien considéré comme un des plus grands joueurs de Kora ( instrument de musique à cordes africain). Avec cet album il nous transporte avec douceur dans l'afrique de L'Ouest.
Un album purement instrumentale mais d'une puissance incroyable. Un grand disque à mettre dans sa bibliothèque musicale!
A écouter également
In the heart of the moon

Blackbird (Fat Freddy'S Drop)

note: 4Un album toujours aussi entraînant Les bibliothécaires - 29 janvier 2014

Le groupe Néo-Zélandais Fat Freddy s' Drop revient avec un 3ème opus "Blackbird" toujours aussi entraînant.
On retrouve ce mélange de reggae, dub, jazz, soul des précédents albums avec cette fois une touche d’électro en plus.
Une musique sans aucun doute transcendante et envoûtante !

Silbo (Féloche)

note: 3A découvrir! Les bibliothécaires - 29 janvier 2014

Mélangez de la chanson française avec de la mandoline, du ukulele, de la musique cajun avec des sonorités éléctro et vous obtiendrez l'album "Silbo"de Féloche.
Sur les traces de Jacques Higelin, Feloche nous délivre ici une musique poétique et originale. A découvrir!

Sale bête n° 1
Hamster drame (Maïa Mazaurette)

note: 5Une Bd pour les plus de 10 ans où l'humour noir est omniprésent! Les bibliothécaires - 28 janvier 2014

Que se passe-t-il lorsqu’une enfant de onze ans superficielle et gâtée reçoit en cadeau pour son anniversaire un hamster psychopathe au physique pour le moins dérangeant?
C’est ce que nous propose de découvrir cet ouvrage qui nous fait partager le quotidien de Bestiole, notre héros poilu.
Ce dernier nous réserve bien des surprises. En effet, que ce soit les petites farces adressées à ses maîtres, ou son évasion spectaculaire du chenil, ou encore son entrée en politique (oui oui…), il aura de quoi ravir le lecteur.
Ce sont les plus de 10 ans qui apprécieront cette bande dessinée dans laquelle l’humour noir est omniprésent.
Qui aurait pu croire dès lors que l’on puisse s’attacher à un personnage au physique si ingrat et tellement antipathique ?
Aussitôt le livre fermé, on est incité à reprendre la lecture afin de savourer pleinement les remarques piquantes et les idées farfelues de cette formidable Bestiole.

Le donjon de Naheulbeuk n° 1 (John Lang)

note: 5Suspense et humour! Les bibliothécaires - 18 janvier 2014

De nos jours, qui ne connait pas John Lang le créateur de la célèbre saga Héroic-Fantasy diffusée sur Youtube et qui a vu le jour en 2001? Ne désespérez pas, vous avez une chance de vous rattraper!
Il s’agit là d’une adaptation en roman, des aventures de nos joyeux écumeurs de tavernes lors d’une formidable et rocambolesque épopée sur les terres de Fangh.

Ce premier tome nous propulse donc aux cotés de nos aventuriers préférés, à travers leur première péripétie. Au programme : du suspense, de l’humour, de l’action, encore de l’humour, de la romance (si, si, je vous assure…) et… de l’humour! Fidèle à l’esprit de la série, ce roman se dévore aussi facilement qu’un succulent gâteau préparé par mamie.

Un gros coup de cœur recommandé par vos bibliothécaires dévoués.

Mon arbre (Séverine Gauthier)

note: 5Gros coup de cœur pour cet album enchanteur. Les bibliothécaires - 10 janvier 2014

Né de la rencontre de pluie et du vent, un bébé émerge d'un doux cocon, posé là, sur la branche d'un arbre (généalogique?).
En quête d'aventures et d'indépendance, l'enfant accompagné d'un chat, part à la découverte de ce nouvel environnement pour finalement se réfugier dans le plus doux des endroits : les bras de sa maman.

Mon Arbre est un album d'une délicatesse et d'une poésie infinies. C'est beau, simplement mais bien écrit et les illustrations sont douces.

If you wait (London Grammar)

note: 5Une voix magistrale et envoûtante Les bibliothécaires - 11 décembre 2013

Comment rester insensible à la voix de Hannah Reid? London Grammar, c'est trois jeunes anglais mais c'est bien la chanteuse qui par sa voix et ses textes mélancoliques et sombres magnétise les morceaux de ce premier album.
Une voix magistrale et envoûtante particulièrement efficace sur le morceau Wasting my young years.
La presse aime les comparer au groupe des XX pour le son épuré.
Friands de reprises, ils se sont attaqués avec succès au Nightcall de Kavinski, chanson phare du film Drive ainsi qu'à Wicked games de Chris Isaak.

Le petit bateau de petit ours (Eve Bunting)

note: 5Une thématique forte Les bibliothécaires - 11 décembre 2013

A priori, en s’arrêtant juste sur la couverture, on se dit encore un histoire avec un petit ours. D'ailleurs, les parents savent fort bien combien leur bambins apprécient Petit Ours brun.
Loin de l'univers esthétique de Petit Ours brun, cet album vous propose d'aborder des questions fortes comme le temps qui passe, le fait de grandir ainsi que le renoncement et le don.
Petit Ours adore pêcher et se prélasser dans son petit bateau mais bientôt Petit Ours devient Grand Ours et il devient impossible de rentrer dans son embarcation. Alors que faire? Il décide de partir à la recherche d'un ourson à qui il pourra léguer son bateau.

Loko et l'arbre de pluie (Laurie Cohen)

note: 5Tendre et poétique Les bibliothécaires - 26 novembre 2013

C'est l'histoire du petit frère de kirikou qui veut sauver sa famille de la sécheresse et de la mort...tendre ,poétique et courageux.
Conte écrit par une auteure Enghiennoise Laurie Cohen, qui garde pour notre plus grand plaisir, la fraîcheur et l'innocence de l'enfance!
Joliment illustré par Katia Levkova .

Isles (Wild Belle)

note: 5Un album groovy! Les bibliothécaires - 26 novembre 2013

Wild Belle, ce duo composé d'un frère et d'une sœur, a le mérite de mélanger les genres. Cet album trés groovy croise la pop, le jazz, la soul, le reggae et un peu de ska.Un vrai coup de ♥ musical ensoleillé!

Oeuvre non trouvée

note: 3Comment réussir son séjour New-Yorkais? Les bibliothécaires - 19 juillet 2013

Un petit guide d'astuce insolite loin, très loin du guide du routard. Ici on apprend davantage à déchiffrer les codes et les moeurs. L'auteur nous livre les problèmes rencontrés dans une ville où l'on prétend que tout est plus facile et plus rapide. En bref, un livre sans prétention, léger et rapide à lire!

La tête en l'air (Paco Roca)

note: 5Gros coup de coeur Les bibliothécaires - 12 juillet 2013

Un immense coup de coeur pour la bande dessinée de Paco Roca "la tête en l'air". Le sujet de la maladie d'Alzheimer est évoquée ici avec tendresse et violence à la fois.
Ernest va passer son temps à lutter contre le diagnostique. Son ami, lui, va l'aider afin que le personnel médical ne s'en aperçoive pas.
Une Bd remplie d'humour et d'humanisme!

Oeuvre non trouvée

note: 2"Une satire sociale aussi drôle que cruelle!" Les bibliothécaires - 12 juillet 2013

Pour son cinquième opus, Saphia Azzeddine se lance dans une satire sociale où elle dézingue les "riches".
Certains passages et répliques sont plein d'humour féroce néanmoins les personnages manquent d'épaisseur et tombent dans la caricature.
Au final, la lecture devient vite ennuyeuse.

Oeuvre non trouvée

note: 4Émotions et suspense sont au rendez-vous! Les bibliothécaires - 27 juin 2013

Dans ce touchant récit à trois voix, nous suivons les parcours de Millie, Mariette et Monsieur Mike, trois êtres que la vie n'a pas épargnés, et dont les chemins vont se croiser dans l'étonnant Atelier des miracles dirigé par le mystérieux Monsieur Jean. Ce dernier s'est donné pour mission de guérir les dépressifs et redonner gout à la vie à tous les pensionnaires de cet atelier si particulier.
Mais chacun a ses secrets, Jean y compris, et tout n'est peut-être pas si idyllique. Sauront-ils profiter de cette deuxième chance et prendre leur destin en main ?
Émotions et suspense sont donc au rendez-vous et c'est ce savant mélange qui fait de "L'atelier des miracles" un roman très agréable à lire.

La réparation (Colombe Schneck)

note: 3Un livre pudique et fort en émotion! Les bibliothécaires - 20 juin 2013

En 2003 naît Salomé, sa fille. Bien après sa venue au monde, elle se souvient que sa propre mère, Hélène, lui avait suggéré ce prénom, évoquant à demi-mot que ce dernier avait été porté par sa petite cousine âgée de six ans à peine, gazée à Auchwitz. C'est le point de départ de l'exploration d'un pan de son histoire familiale qu'elle avait jusque là sciemment ignorée. D'origine juive lituanienne, Colombe Schneck rappelle que la Lituanie a elle aussi subi les horreurs de l'Holocauste et inscrit une partie de son histoire dans le contexte du ghetto de Kovno.
Elle embarque le lecteur dans une véritable investigation journalistique en recueillant et recoupant les témoignages des survivants de sa famille et de leurs descendances disséminés en Israël et aux États-Unis. Une fois les pièces de ce puzzle familial rassemblés se dévoile le lourd secret de sa famille.
Le texte s'avère pudique et fort en émotions, néanmoins il peut souffrir d'une construction désordonnée et de répétitions. Les passages consacrées à sa vie intime et personnelle ainsi que ses nombreux questionnements sur la légitimité de son entreprise paraissent également superflus.
Colombe Schneck est journaliste (France-Inter, I-télé) et écrivain.

Dans la même lignée de lecture :
Daniel Mendelsohn : les disparus

El camino (Black Keys)

note: 5Des rythmes puissants et entêtants! Les bibliothécaires - 3 avril 2013

Enfin disponible à la médiathèque l’album El Camino des Black keys !
A l’image du premier morceau Lonely Boy, pied au plancher, l’auditeur s’engouffre dans un rock-blues avec des riffs de guitare accrocheurs.
A découvrir également l’album Brothers dans les rayons de la section multimédia.

Is your love big enough ? (Lianne Havas (La))

note: 5Une artiste complète! Les bibliothécaires - 29 mars 2013

Lianne La havas est la nouvelle étoile montante. Son album est teinté de jazz, pop, de soul et de folk. Sa voix soul se marie parfaitement à celle du chanteur Willy Mason avec qui elle chante "No room for doubt" dont nous adorons le morceau!

Up in the tree (Margaret Atwood)

note: 4Un album élégamment illustré Les bibliothécaires - 29 mars 2013

Voici un album élégamment illustré et écrit par l'écrivaine Margaret Atwood. Deux enfants vivent paisiblement dans un arbre jusqu'au jour où deux castors leur volent l'échelle qui les reliait au sol.
Cet ouvrage est une exception dans la carrière de cette auteur car ses écrits visent un public d'adulte.
Présenté dans sa version originale, en anglais, le texte combine phrases courtes et rimes aux belles sonorités. En 1978, pour des questions de cout de production et d'impression, Margaret Atwood dessina elle-même la police du texte et choisit de décliner trois couleurs seulement pour illustrer son livre. Le rendu est charmant et désuet à la fois.

Les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut (Mitch Albom)

note: 5Coup de coeur! Les bibliothécaires - 6 février 2013

Et si c'était vrai, qui aimerions nous rencontrer une fois mort? Si nous avions le choix, qui? Et pourquoi pas, une dernière fois, régler nos comptes avec nos vieux démons. Une écriture douce, nostalgique, apaisante. Malgré le thème, cet ouvrage est un hymne à l'amour et à la vie!

La fine fine femme (Véronique Caylou)

note: 5Un conte moderne très poétique! Les bibliothécaires - 26 janvier 2013

Une illustration étonnante, colorée et sombre à la fois avec une multitude de détails: une porte ouverte sur la rue, une couverture en dentelle...
C'est l'étrange histoire d'un veilleur de nuit qui tombe amoureux d'une femme toute fine qui n'est rien d'autre qu'une ogresse .Ingénieux, le petit veilleur de nuit va sauver et transformer cette toute fine fine femme, trouvée un jour dans un coin de rue. Un conte rempli d'humour, de tendresse et de poésie.

Mon chat personnel et privé spécialement réservé à mon usage particulier (Sandol Stoddard)

note: 5Un album qui aborde la question de la liberté individuelle, du respect de l’autre, de la patience et Les bibliothécaires - 20 novembre 2012

Le sous-titre de cet album pour les petits aurait pu être « ou comment apprendre à respecter l’autre et, qui sait, à s’en faire aimer ? »
« L’autre », ici, est un chat, un vrai chat. Il aime grimper aux arbres, se cacher, faire sa toilette et dormir bien entendu. Rien à voir avec une peluche… Un chat plein de répondant face à un enfant très… trop attachant. L’enfant va le découvrir et apprendre au fil des pages. Et quoi de mieux qu’une ritournelle rimée pour parler de liberté, du respect et ne plus faire de confusion entre affection et possessivité…

Oeuvre non trouvée

note: 4Une écriture douce, pleine de poésie! Les bibliothécaires - 17 novembre 2012

"Rosa candida" d’Audur ava Olafsdottir a reçu le prix des libraires en 2010.
Une écriture douce, pleine de poésie avec des personnages attachants. Un jeune homme quitte son père et son frère jumeau après un drame familial afin de se reconstruire. Passionné de roses il s'isole dans un monastère afin de restaurer une roseraie .Un candide des temps modernes.

Mondo (Electric Guest)

note: 5Gros coup de cœur des médiathècaires Les bibliothécaires - 29 septembre 2012

Une pop énergique et moderne pour ce nouveau groupe américain, prêt avec ce premier opus à conquérir le « Mondo ». Des influences funk-soul, quelques touches de musiques électroniques, Electric Guest a bien su s’entourer, en louant les services du célèbre et talentueux producteur Danger Mouse.

Des rythmes puissants riches et colorés, cet album est sans conteste une véritable ode au soleil.

A écouter sans modération les titres suivants : This I hold you, Troubleman, American daydream.

La vie très privée de Mr Sim (Jonathan Coe)

note: 5Un livre à la fois farfelu et profond qui nous tient du début à la fin Les bibliothécaires - 8 septembre 2012

Tantôt ironique, mordant , cruel, tantôt tendre, émouvant et drôle , voici les qualificatifs à propos de l’ouvrage « La vie très privée de Mr Sim » de Jonathan Coe.
Un road movie entre l’Angleterre et l’Australie où l’on suit le personnage attachant de Mr Sim, l’archétype de l’anti-héros.
Un livre à la fois farfelu et profond qui nous tient du début à la fin (et quelle fin !).

Simon's Cat n° 1
Simon's cat (Simon Tofield)

note: 5Une BD légère et amusante, idéale pour se vider la tête! Les bibliothécaires - 11 août 2012

C'est l'histoire d'un chat espiègle, obsédé par la nourriture. On suit les péripéties de ce chat au travers de dessins tous plus drôles les uns que les autres. Une BD légère et amusante, idéale pour se vider la tête!

Einaudi essentiel (Ludovico Einaudi)

note: 4Une invitation à l'introspection et à la méditation Les bibliothécaires - 28 juillet 2012

Lodovico Einaudi est à la fois pianiste et compositeur. Son style se caractérise par des mélodies sobres et répétitives dans un style musical minimaliste qui n’est pas sans rappeler les œuvres de Philip Glass ou Yann Tiersen. Dernièrement, ses pièces pour piano ont été exploitées dans des films tels que Intouchables ou J. Edgar.
Certains détracteurs qualifie sa musique d’easy listening alors qu’elle invite à l’introspection et à la méditation.

El camino (Black Keys)

note: 5Des rythmes puissants et entêtants! Les bibliothécaires - 11 juillet 2012

Enfin disponible à la médiathèque l’album El Camino des Black keys !
A l’image du premier morceau Lonely Boy,pied au plancher, l’auditeur s’engouffre dans un rock-blues avec des riffs de guitare accrocheurs.
A découvrir également l’album Brothers dans les rayons de la section multimédia.

Taranta (Mina Tindle)

note: 5Une voix captivante et gracieuse Les bibliothécaires - 3 juillet 2012

Réalisé avec l’ex-Innocents JP Nataf, Taranta, premier album de la jeune parisienne Mina Tindle, dévoile enfin à un large public une voix captivante et gracieuse. Proche de l’univers de Feist, Mina Tindle propose une pop aux arrangements délicats.
Gros coup de cœur pour le morceau Pan ou on retrouve un peu de JP Nataf.

Les oreilles de Buster (Maria Ernestam)

note: 5Enfin un roman drôle! Les bibliothécaires - 22 juin 2012

Enfin un romain drôle! Le roman commence ainsi : "J’avais sept ans quand j’ai décidé de tuer ma mère ». Que cette première phrase n’effraie pas les lecteurs. Cette histoire compliquée entre une mère et sa fille, nous mène de rebondissements en rebondissements en passant par des situations un peu folles mais assez proches de la réalité.

Mathieu Hidalf n° 2
Mathieu Hidalf et la foudre fantôme (Christophe Mauri)

note: 4Un livre drôle, rythmé et palpitant! Les bibliothécaires - 14 juin 2012

On retrouve notre héros toujours aussi menteur et de mauvaise foi mais tellement désopilant! Mathieu a enfin 11 ans, sera t-il admis à l'école de l'élite? Mathieu va tout faire pour mettre en place une tricherie qui lui permettra d'accéder à son rêve sans effort. Un livre drôle, rythmé et palpitant!

Un feu amical (Avraham B Yehoshua)

note: 5Un livre sur l'amour conjugal Les bibliothécaires - 9 juin 2012

Ce roman met en scène un couple qui s'aime après plus de 30 ans de mariage. A l'occasion d'un voyage, un dialogue intime se poursuit dans la tête de chacun. Sept chapitres correspondent aux 7 jours du voyage. "Un feu amical" est d'abord un livre sur l'amour conjugal. L'auteur est un des plus grands auteurs israéliens vivants: dans ce roman il nous délivre une description minutieuse et réaliste des comportements humains, le souci des détails, les étincelles d'humour, les situations comiques latentes, l'étrangeté de la réalité.

Le nom des gens (Michel Leclerc)

note: 5Original et drôle! Les bibliothécaires - 2 juin 2012

Un film original qui sous des airs de comédie nous dévoile un sujet sérieux. Sara Forestier interprète divinement bien une jeune femme prête à tout pour convertir ses adversaires politiques à ses idées. Original, drôle, impertinent, un superbe film qu’on recommande vivement !

Drive (Cliff Martinez)

note: 5Une BO qui participe à la réussite du film! Les bibliothécaires - 19 mai 2012

Entre douceur, mystère et violence, la musique électro vintage rythme à perfection l'oeuvre cinématographique. On retrouve des morceaux incontournables comme Night call ou Under your spell. En bref, une parfaite communion entre le réalisateur et le compositeur.

Rien ne s'oppose à la nuit (Delphine de Vigan)

note: 5Une incursion bouleversante au cœur d'une histoire familiale Les bibliothécaires - 3 mai 2012

Une incursion bouleversante au cœur de l’histoire familiale où les souvenirs
les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis.
L’auteur explore le sujet épineux du suicide de sa mère et déroule
avec force et subtilité les failles et blessures de nos propres vies, creuse
des galeries inattendues dans le champ de la mémoire.
Un style très
contemporain où l’autofiction enrichit d’extensions multiples l’acte
d’écriture, fait vaciller les notions mêmes de réalité, vérité, sincérité,
fiction.

Lune captive dans un oeil mort (Pascal Garnier)

note: 5Une écriture dévorante de suspense! Les bibliothécaires - 18 avril 2012

Dans cette courte et réjouissante histoire de sexagénaires exilés en pavillon de retraite, l'auteur nous offre avec beaucoup d'humour et de finesse, malgré la noirceur du sujet, le portrait d'une génération à qui l'on vend du bonheur comme une marchandise supplémentaire. Une fin de vie à l'épreuve d'un redoutable piège à rêves.
Il aborde la solitude, le couple, la vieillesse, le délire sécuritaire.
Puis, la farce bascule dans le drame d'une manière accélérée, précipite l'histoire simple dans le naufrage le plus surréaliste.

Blossom Dearie (Blossom Dearie)

note: 4Une voix jazzy au charme désuet Les bibliothécaires - 10 avril 2012

Laisser vous charmer par la voix presque enfantine de Blossom Dearie. Cette chanteuse américaine, aujourd’hui décédée, s’accompagne au piano dans un style be bop élégant et raffiné.
Certains des morceaux sont interprétées en français, réminiscences de son passé de chanteuse au sein des Blues Stars dans le Paris des années 50.

Crictor (Tomi Ungerer)

note: 4L’album qui va vous faire aimer les serpents Les bibliothécaires - 4 avril 2012

Lorsqu’elle reçoit en cadeau d’anniversaire un boa constrictor, Madame Bodot est prise de frayeur. Pourtant, elle se prend vite d’affection pour le serpent qui devient le parfait animal de compagnie et le surnomme Crictor. Crictor parvient même à faire l’unanimité dans le village.
Tomi Ungérer nous offre une histoire simple et tendre ou se côtoient humour, douceur et insolite. Les traits de son dessins sont très fins , les illustrations craquantes et la gamme de couleur reste douce et cohérente.
Du même auteur à la médiathèque :
Emile
Les trois brigands
Otto : autobiographie d’un ours en peluche

Oeuvre non trouvée

note: 4Des rythmes funk et dance calibrés pour faire bouger! Les bibliothécaires - 27 mars 2012

En vacance de son groupe Tv on the radio, revoici le génial producteur David Sitek avec un nouveau projet électro-pop Maximum Balloon. Accompagné d’un casting vocal prestigieux (Theophilius London, David Byrne ou Karen des Yeah, yeah, yeah), Dave Sitek propose des rythmes funk et dance calibrés pour faire bouger comme sur les titres Groove Me ou Communion.

Une séparation (Asghar Farhadi)

note: 4Un film puissant, juste et touchant. Les bibliothécaires - 21 mars 2012

Un film puissant, juste et touchant. Au cœur du film, un couple, une famille dont le destin va basculer après un malentendu engendrant le départ de l’épouse du foyer. De là, les évènements s’enchaînent pour prendre un tour plus qu’incertain face à la justice.
Cette histoire contemporaine et crédible se fait le reflet d’une réalité parfois absurde et injuste. Nous pénétrons à la fois dans la vie quotidienne de 2 couples, aux aspirations et aux niveaux sociaux distincts, et en Iran. Une bouleversante histoire portée par des acteurs brillants et un cinéma lumineux.

Le futurisme de l'instant (Paul Virilio)

note: 3Comprendre cette nouvelle "ère" du temps Les bibliothécaires - 21 mars 2012

Paul Virilio, Urbaniste et Philosophe, propose dans ce livre "Le futurisme de l’instant : stop-Eject", une réflexion sur notre nouveau rapport au temps et à la vitesse depuis l’avènement des nouvelles technologies et les « accidents » de nos récents progrès et ce que ceux-ci génèrent comme différentes représentations de notre monde, et de notre histoire aujourd’hui.
Il explique par exemple, que l’accident ou la catastrophe peut-être « un révélateur de l’envers du progrès » et donc un outil du progrès.
Plutôt optimiste, que positive attitude, sa vision du temps, tel qu’il va, nous amène à observer le changement social qui s’opère. C’est bien pour cela que la question demeure plus que nécessaire.
Une lecture un peu ardue, tant le sujet requiert une vision large pour l’analyse, toutefois ses mots ‘concepts’ construits en français aident à bien comprendre le propos.
A lire aussi : Le grand accélérateur de Paul Virilio et Accélération, une critique sociale du temps par Rosa Hartmut

Le dessous des cartes (Jean-Christophe Victor)

note: 4La géographie comment ça marche? Les bibliothécaires - 28 février 2012

La géographie comment ça marche ? Qu’est-ce que la « mondialisation » ? Qu’est-ce qu’un pays pauvre ? Comment nourrir tout le monde ? Pourquoi quitte-t-on son pays ? Les religions se laissent-elles cartographier ? Qu’est-ce que le changement climatique ? Comment évaluer les richesses ?... Pour toutes ces questions qui t’interrogent, tu trouveras des réponses sous forme de double page avec une carte, un texte, des photographies et une citation pour t’aider à réfléchir.
Cet atlas aborde à la fois une planète et des hommes, un monde inégal, un monde en équilibre ? Des cartes pour t’approprier le monde, dans ce livre tu apprends à respecter ce monde et ces hommes. Tout un monde à imaginer !

En cuisine avec Alain Passard (Christophe Blain)

note: 4A déguster sans modération, une bande-dessinée aux petits oignons! Les bibliothécaires - 28 février 2012

Entre Alain Passard et Christophe Blain, ces types ont de quoi vous réconcilier avec les légumes et pourquoi pas vous inciter à faire un potager tant qu’on y est !
Il est question de terroirs, de racines, de tuberculeux, d’alliacées et des fruits de la terre en partage, tout ceci pour une savoureuse bande dessinée qui excitera vos papilles autant que vos souvenirs.
Laissez-vous mitonner et assaisonner. A déguster sans modération, une bande-dessinée aux petits oignons, où vous découvrirez avec justesse le monde des cuisines : brigade, techniques, tour de main et inventivité.

Faut-il légaliser l'euthanasie ? (Michel Hautecouverture)

note: 5Un vrai débat de fond à portée de nos mains ! Les bibliothécaires - 21 février 2012

Euthanasie du grec « EU » pour bien et « Thanatos » pour mort signifie donc : « Fin de vie sans souffrance », « Mort douce ».
Mais a-t-on tout signifié pour autant avec ce terme, dans une époque où les soins pour lutter contre la douleur demeurent et que les cellules de soins palliatifs existent déjà ?
Voilà ce sur quoi ce petit livre nous questionne. C’est dans un débat tout en subtilité, que l’auteur (chef de services médicaux, professeur associé au Collège de médecine et chargé d’enseignement à l’Université R. Descartes) nous pose multiples interrogations inhérentes au sujet, quelles soient d’ordre scientifique, médicale, juridique, éthique, sociologique, philosophique, économique ou encore sur les soignants et les malades... Le tout en mettant les passions et les interprétations de côté.
Le style y est limpide et accessible pour tous. Nous comprenons mieux que tout n’est pas définit dans un seul terme et que les évidences ne sont peut-être pas là où nous les imaginions. Sans clivage, ni tabou, nous ne cheminons pas vers un ‘Oui’ ferme ou un ‘Non’ franc, mais bien vers une réflexion profonde sur notre humanité complexe et singulière.

Entretenir sa moto (Jean-Pierre Nicolas)

note: 4Vivement les beaux jours ! sans bruit de casserole :-) Les bibliothécaires - 21 février 2012

Le Circuit Carole se prépare, le Bol d’Or approche, les 24h du Mans-Moto sont pour bientôt, bref c’est le plein d’actu. en perspective... alors en attendant le pétaradant, préparons-nous!
Un livre bien utile, car c’est le b-a-ba de l’entretien mécanique d'une moto.
Les conducteurs de scooters ne sont pas en reste, puisqu’ils y trouveront des aides précieuses pour les kits chaînes, freins, suspensions, câbles, carénages etc...
Beaucoup plus attrayant et plus compréhensible que les « Revues techniques Moto ».
Son petit plus est, qu’il nous indique la périodicité des entretiens, le niveau de difficulté et le temps que nécessitera l’entretien ou la réparation.
Dans l’ensemble il est bien expliqué, les schémas sont clairs (enfin !!) et les photos éloquentes !
Il n’y plus qu’à...

Hunger Games (Gary Ross)

note: 4Haletant! Les bibliothécaires - 21 février 2012

Suzanne Collins a puisé l’inspiration de cette trilogie dans le Running man de Stephen King et dans le roman Battle Royale du Japonais Koshun Takami pour offrir aux jeunes adolescents cette adaptation. Ce livre a le mérite d’apporter une réflexion sur une société et un peuple complètement asservis par un régime totalitaire où la télé devient un outil de cette soumission.

Cette trilogie s’apprête à sortir sur les écrans de cinéma le 21 mars 2012.

Bon appétit, monsieur lapin (Claude Boujon)

note: 5Drôle! Les bibliothécaires - 17 février 2012

Une irrésistible histoire à raconter sans modération! Cet Album aborde l'appétit du lapin et son rapport à la nourriture. "Monsieur lapin n'aime plus les carottes. Il quitte sa maison pour aller voir dans l'assiette de ses voisins..."

Owiny Sigoma Band (Owiny Sigoma Band)

note: 5A découvrir de toute urgence! Les bibliothécaires - 14 février 2012

L'album d'Owiny Sigoma Band est un petit bijou de musique world fusion, un zeste de musique africaine et un soupçon de musique électro qui vous donne une envie incontrôlable de vous trémousser. Avec le froid qui règne, il est bon de provoquer des secousses corporelles… Le morceau « Wires » est particulièrement dansant et ensoleillé. A découvrir de toute urgence!

Stella (Sylvie Verheyde)

note: 5Un film bouleversant et attachant! Les bibliothécaires - 4 février 2012

Fin des années 70, Stella est une gamine parisienne à l’orée de l’adolescence. Son existence est partagée entre le bistrot populaire de ses parents fréquenté par nombre de marginaux, et son lycée du XVI arrondissement où elle s’y sent socialement et culturellement déclassée. Elle se désintéresse des cours, ses notes s’en ressentent et elle se réfugie dans son monde intérieur jusqu’à LA rencontre. Elle sympathise avec Gladys, une élève studieuse et douée, grâce à laquelle Stella va découvrir le plaisir de la lecture et les livres, ceux qui ne sont pas imposés par les profs.
Les acteurs sont tous excellents : Guillaume Depardieu, le Prince charmant borderline, Karole Rocher la mère aimante et un peu vulgaire et Benjamin Biolay, le père affectueux et dépassé.
C’est un beau film, bouleversant et attachant.

Diagnostic (Ibrahim Maalouf)

note: 5un album magique et envoûtant! Les bibliothécaires - 4 février 2012

"Diagnostic" est la convergence de toutes les influences d'Ibrahim Maalouf. En effet , il mêle à la fois le jazz, le classique, la musique des Balkans, la musique brésilienne et afro-cubaine. Une fois de plus, Ibrahim Maalouf signe un très bel album.

Et si l'amour durait (Alain Finkielkraut)

note: 4L'amour dans la littérature Les bibliothécaires - 18 janvier 2012

Alain Finkielkraut nous présente le thème de l'amour tel qu'il est traité dans quatre romans d'époque et d'auteurs variés : La princesse de Clèves de Madame de La Fayette, Les meilleures intentions d'Ingmar Bergman, Professeur de désir de Philip Roth et Les oeuvres de Milan Kundera.
L’amour dans la littérature, qu’est-ce-à dire ? Comme il excelle à le faire, il donne à ceux qui n’ont pas lu le livre les clefs pour comprendre l’intrigue, en même temps qu’il éclaire le roman de sa vaste culture, littéraire et philosophique ; sous sa plume, les personnages de ces quatre romans deviennent des enjeux existentiels lestés de tout le poids qu’une lecture distraite, ou conventionnelle, laisse inaperçu.
Tout le monde a lu ou entendu parler de La Princesse de Clèves ou de L’insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera, mais personne n’avait su donner à ces livres l’écho qu’Alain Finkielkraut leur confère. Encore une fois, il s’attache à montrer tout ce que peut la littérature, c’est-à-dire nous permettre une meilleure lecture de nos vies. Et si l’amour durait….

Sites et lieux mystérieux (Mario Centini)

note: 4Une invitation à découvrir des lieux mystérieux ou légendaires! Les bibliothécaires - 18 janvier 2012

C'est à portée de main qu'une invitation à visiter et à découvrir les lieux mystérieux pour certains ou légendaires pour d'autres, nous est proposée ici.
Partez pour Stonehenge, la forêt de Brocéliande, le Loch Ness, l'île de Pâques, Carnac, la cathédrale de Chartres, les grottes de Qumrân, la rue des alchimistes du vieux Prague et encore plein d'autres lieux.... Voici un agréable petit titillement pour notre imagination et nos curiosités.
L'auteur, diplômé en anthropologie culturelle, travaille sur les cultures minoritaires et sur les traditions populaires. Il porte une attention toute particulière aux aspects relatifs au mysticisme et à la religion, et à la problématique de l'insertion des aspects religieux dans la culture contemporaine. Il travaille au Centre d'études des traditions populaires de Turin.

Le chuchoteur (Donato Carrisi)

note: 5Un polar haletant! Les bibliothécaires - 18 janvier 2012

Avant même de commencer sa lecture, la couverture de ce thriller fait déjà froid dans le dos.
Cinq petites filles ont disparu.
Un cimetière au milieu d'une forêt est découvert avec cinq petites fosses creusées et un bras gauche dans chacune d'entre elles. Une sixième fosse et un sixième bras sont découverts alors qu’aucune disparition de fillette n’a été signalée.
L'équipe du criminologue réputé Goran Gavila va devoir enquêter sur ce tueur en série afin de découvrir qui est la sixième victime.
C’est un polar haletant rythmé par de nombreux rebondissements qui tiennent en haleine jusqu’aux toutes dernière pages. Le tueur manipule les enquêteurs, tout comme l'auteur manipule le lecteur.

Revenge (Susanne Bier)

note: 4un film qui ne laisse pas indifférent! Les bibliothécaires - 11 janvier 2012

Ce film danois ne vous laissera pas indifférent. Il met en scène Anton qui est médecin et partage son existence entre son foyer au Danemark et son travail au sein d'un camp de réfugiés en Afrique.
A l'école, son fils Elias, subit des brutalités jusqu'au jour où le nouveau, Christian, décide de prendre sa défense et va devenir pour Elias un modèle auquel des liens trés étroits vont le lier...
La question finale: vengeance ou pardon?

Missing room (The) (Moriarty)

note: 4Un voyage vers des contrées lointaines! Les bibliothécaires - 3 janvier 2012

Après le succès de leur premier opus, le groupe Moriarty revient avec un album romanesque. On retrouve l'ambiance folklore avec un son un peu plus électrique se mariant parfaitement avec la voix habitée de Rosemary.

Le fabuleux amour d'Aucassin & Nicolette (Sylvaine Hinglais)

note: 4Un livre qui vous surprend! Les bibliothécaires - 3 janvier 2012

Ce livre a tout pour vous surprendre. Tout d’abord son format à l’italienne, construit d’une succession de tableaux, si bien que l’on se croit au théâtre ! Autre espièglerie, les personnages interprétés par des animaux savent se faire des plus humains avec leurs questions et leurs certitudes bousculées. Peut-on faire la guerre sans faire un seul mort ? Peut-on s’aimer si l’on ne vient pas du même pays ? si l’on ne croit pas au même dieu ?

Toutes les réponses dans ce livre aux sujets si actuels. Inspiré d’une fable médiévale, cet ouvrage animé par une illustration aux accents naïfs et colorés, n’est pas candide pour autant.

Saltimbanques (Marie Desplechin)

note: 4Une belle histoire! Les bibliothécaires - 3 janvier 2012

Portée par les fantasques dessins d’Emmanuelle Houdart, Marie Desplechin a crée une communauté de figures extraordinaires, le genre de famille que l’on aimerait se fabriquer. Tendrement cruel, gentiment courageux, vous croiserez le destin trop humain de gens du voyage hors-norme. Une belle démesure, effrayante, inspirée et séduisante.

Joueurs de nature (Marc Pouyet)

note: 4Un livre de jeux à réaliser en pleine nature! Les bibliothécaires - 3 janvier 2012

Comment renouer avec les plaisirs vrais ? Voilà la réponse que vous pourrez trouver dans ce livre, simplicité, partage et authenticité sont les mots clés de ce livre qui vous réunira autour de jeux traditionnels aux règles universelles. Chaque jeu a réaliser dans la nature avec ce qu’elle nous offre, plume, fleur, brindille, caillou, coquillage, pierre, feuille… Pétanque avec des boules de fleurs de pissenlit jaune, un cochonnet de fleurs de pâquerette sur une pelouse verte, voilà comment conférer un peu plus de magie et de poésie à vos promenades bucoliques.

Mulatu steps ahead (Mulatu Astatke)

note: 4 Un jazz hors-norme Les bibliothécaires - 3 janvier 2012

Père de l’éthio-jazz, Mulatu Astatké nous offre de goûter le rythme atypique de sa musique. Car derrière son vibraphone et ses percussions, il signe un jazz hors-norme, baignant dans des sonorités latinos, de la soul instrumentale, de la musique folklorique éthiopienne, où cuivres et percussions conversent de manière inédite. Chez lui, la samba est décalée, le jazz emprunte de tortueux chemins épicés souvent très funky. Bref, un groove d’Abyssinie dont Mulatu Astatké demeure bel et bien le représentant le plus inspiré.

Le premier défi de Mathieu Hidalf n° 1 (Christophe Mauri)

note: 4Drôle Les bibliothécaires - 24 décembre 2011

Le premier défi de Mathieu Hidalf de Mauri Christophe est le premier volume d’une série fantasy . Pour Mathieu avoir 10 ans, ça ne sert à rien . Il ne peut pas entrer à l’école de l’élite avant 12 ans, il ne peut pas hériter du manoir, ni du titre de son père… la seule chose qui le réjouit ? Gâcher l’anniversaire du roi , en accomplissant une bêtise mémorable … En effet Mathieu est né le même jour que son roi, et pour lui c’est une réelle source d’inspiration. Pour Mathieu il n’y a jamais de problèmes, il n’y a que des solutions ( des gros mensonges…). Drôle et d’une mauvaise foi inventive, Mathieu est un garçon intelligent et plein de ressources.

Rock'n philo (Francis Métivier)

note: 4Je m'éveille en chantant, la philo is not dead .°) Les bibliothécaires - 24 décembre 2011

La 4ème de couverture nous avertit : Le Rock réveille, la philo éveille. Cerveaux branchés, concepts électrifiés, pensée amplifiée... à près tout La première Méditation de Descartes et le Where is my mind des Pixies posent les mêmes problématiques : le réel est-il ce que je vois ?
La promesse est tenue ! pour cette petite gourmandise, à déguster sans modération ! qui associe l’analyse de textes de philosophie et de textes de rock’n roll. Limpide, que dis-je (génial) ce livre nous permet de (re)découvrir les auteurs classiques et les thèmes majeurs de philosophie à travers des groupes et morceaux préférés... comme les Beatles, The Who, Nina Hagen, Noir Désir, Bob Dylan, Bashung, Led Zeppelin, Patti Smith, BB brunes, Radiohead, Springsteen, Marylin Manson, Pink Floyd, Hendrix, Téléphone, Elvis, The Rolling Stones....

René Cassin et les droits de l'homme (Antoine Prost)

note: 4À découvrir absolument ! Les bibliothécaires - 24 décembre 2011

Voici un regard panoramique sur notre 20e siècle, à travers le prisme d'un homme dont la vie et son engagement sortent du commun : René Cassin, Grand défenseur des Droits de l’Homme.
Il reçu le Prix Nobel de la Paix en 1968, son nom est à jamais lié à « la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme » adoptée en 1948 par l'ONU, dont il est le principal inspirateur et rédacteur du texte. Voici une lecture aussi riche que captivante dont l'intérêt historique reste sans conteste.

Banquises (Valentine Goby)

note: 4'un récit poignant et efficace Les bibliothécaires - 24 décembre 2011

Sarah, une jeune fille de 22 ans a disparu au Groenland. Nous sommes en 1982.
Vingt huit ans plus tard, toujours aucune nouvelle de la jeune fille.
Lisa-la soeur-et ses parents continuent les recherches et c'est à une véritable enquête familiale qu'est convié le lecteur. Il s'agit là d'un récit poignant bien sûr, servi par une écriture "efficace".

English riviera (The) (Metronomy)

note: 5l’évènement musical de la rentrée 2011 Les bibliothécaires - 13 octobre 2011

Album franchement réussi pour le groupe Metronomy. Un disque électro-pop époustouflant, une voix particulière, des mélodies riches, entraînantes et entêtantes.

My friends all died in a plane crash (Cocoon)

note: 4Une folk mélodieuse chantée en anglais Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Tout mes amis sont morts dans un accident d’avion, voici la traduction de cet album du groupe Cocoon qui malgré le titre macabre, nous livrent des mélodies légères douces, suaves. Deux voix qui s’entremêlent à la perfection. En bref cet album est un concentré de fraîcheur!

Les Citronniers (Eran Riklis)

note: 4Belle histoire sur le conflit Israëlo-palestinien Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Belle histoire sur le conflit Israëlo-palestinien présenté sous un angle très original. Récit poignant, touchant malgré quelques petites longueurs.

Lero lero (Luisa Maita)

note: 4Mélange de pop, jazz, samba, bossa nova Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Luisa Maita, chanteuse brésilienne est considérée comme étant une des artistes les plus prometteuses de sa génération. Mélange de pop, jazz, samba, bossa nova , elle nous délivre une musique à la fois entrainante et langoureuse.
Avec son album Lero lero, Luisa Maita nous propose de découvrir une autre facette de la créativité musicale brésilienne.

Contes de Russie (Florence Cadier)

note: 4 Un petit voyage dans le froid , la neige et la glace Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

De jolies histoires effrayantes et tristes à la fois.

Beautiful imperfection (Asa)

note: 4Un album rayonnant et chaleureux qui séduit encore. Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Asa revient avec un nouvel opus intitulé
« beautiful imperfection ».
On retrouve ainsi des sonorités soul, reggae, folk africaine qu’y ont déjà fait le succès du premier album. Elle y ajoute pour ce deuxième opus des couleurs pop, plus soul allant parfois jusqu’à un groove rock sixties.

Head-on (Fatih Akin)

note: 5Fort, âpre, bouleversant! Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Pari réussi pour Fatih Akin qui nous délivre un très beau film .Une histoire d'amour atypique entre deux êtres en perdition portée par un duo de comédiens exceptionnels.

Drôle d'oiseau (Babet)

note: 4Artiste talentueuse Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Depuis 10 ans, Babeth est la choriste et violoniste du groupe de rock français Dyonisos. Entre deux tournées du groupe, elle a enregistré son premier album solo et nous livre aujourd’hui un album de chansons intimistes. Sa voix acidulée se promène sur de jolies mélodies folks et ses textes sensibles, à la fois plein de fantaisie et de charme, révèle une artiste talentueuse

Clara (Helma Sanders-Brahms)

note: 4 Un film touchant Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Clara » film biographique et historique de la réalisatrice et scénariste Helma Sanders, Elle nous fait découvrir la passion dévorante de cette femme, clara, pour la musique et son amour étonnant envers un musicien d’exception, Johannes Brahms .Clara, pianiste de talent, composait en cachette, à l’ombre de son très célèbre époux Robert Schuman, homme affaibli par la maladie.Clara va rencontrer Johannes Brahms et va vivre une belle histoire d’amour en cachette, sans jamais abandonner le père de ses nombreux enfants.Helma Sanders n’oublie pas d’évoquer la situation des femmes artistes de talents ignorées et laissées dans l’oubli.

Le chagrin (Lionel Duroy)

note: 4Très beau ! Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Auteur confidentiel, Lionel Duroy dans son nouvel opus le chagrin nous retrace l’histoire de la société française des 60 dernières années au travers de sa propre histoire et celle de sa famille. Des flashs douloureux en déceptions stimulantes l’auteur décrit un parcours et une éclosion qui amènent son narrateur jusqu’à l’acceptation de soi.

Dans moi (Alex Cousseau)

note: 4Un texte poétique sur une rencontre avec soi Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Un texte poétique sur une rencontre avec soi, celle que l'on fait en grandissant. Sur ce chemin, l’ogre incarne celui qu’il faut affronter pour trouver les réponses aux questions pour ne plus se chercher, pour grandir.

Le grand livre de sagesse Indienne de Chef Leloosk (Josiane Deschamps)

note: 4Contes étonnants à raconter aux grands et aux moins grands ! Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Histoire touchante d’une petite fille « abîmée » qui va sauver les enfants de son village des mains de la géante des bois « Dzunuqwa » grâce à ses jolies boucles d’oreilles.De cet horrible surnom « bec de castor » elle deviendra « celle qui brille comme le soleil ».Ces contes révèlent la culture riche des tribus indiennes du Nord Ouest.

Oeuvre non trouvée

note: 4Des mélodies envoûtantes Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

La Maison Tellier ( trois frères originaires de Normandie) nous propose son 3ème album L'Art de la fugue. Sur des mélodies envoutantes et des sonorités à la Gérard Manset, les influences oscillent entre folk, blues et chanson française, mais le registre reste empreint de références à la littérature ne serait-ce que par le choix du nom du groupe

Nova tunes 2.1 (Alice Russell)

note: 4A écouter en boucle Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Dans cette nouvelle compilation « 2.1 », Radio Nova explore les nouveaux territoires musicaux. On y écoute de la soul, du rap, du reggae, des musiques électroniques et africaines….Comme à son habitude, Nova délivre un album frais et éclectique qu’on ne se lasse pas d’écouter en boucle !

Oeuvre non trouvée

note: 4Une trés bonne série de Canal+ Les bibliothécaires - 8 octobre 2011

Une trés bonne série de Canal+ qui dévoile les coulisses d'un journal ou d'un plateau-télé. En effet le téléspectateur peut suivre de l'intérieur les enquêtes menées par des journalistes sur de gros sujets d'actualité.A signaler la présence de Patick Bouchitey confondant de naturel et de talent parmi d'auitres bons acteurs au générique de cette nouvelle série.

A mon âge, je me cache encore pour fumer (Rayhana)

note: 4Drôle, ironique , émouvant, poignant! Les bibliothécaires - 13 août 2011

L’auteur nous transporte dans un hammam algérien où neufs femmes d'univers et d'âges très différents se racontent. Le lecteur se trouve alors plongé dans l’intimité de chacune. On y parle ainsi de violence, de désir, d’amour, d’hommes, de tabous moraux et religieux. Des femmes à la fois rebelle, soumise, rêveuse. A travers cette pièce, l’auteur dévoile la complexité d’être une femme dans la société Algérienne actuelle.Drôle, ironique, émouvant, poignant, cette pièce de théâtre est à lire absolument !

Kali Sultana (Titi Robin)

note: 4A écouter sans modération… Les bibliothécaires - 13 août 2011

« Kali Sultana », nous entraîne sur les traces d’une reine noire et mystérieuse. Un mélange de saveurs où se croisent l’Orient, le charme Andalou, les envolées gitanes, et une pincée d’Occident. Une pure merveille, à écouter sans modération…

Broken bells (Broken Bells)

note: 4Un premier album à découvrir! Les bibliothécaires - 13 août 2011

Premier album pour ce groupe composé du producteur Danger Mouse (célèbre producteur de Gorillaz, Beck, The Black Keys ) et de James Mercer, leader des Shins.Tous les deux s’associent pour nous délivrer une pop spatiale, aérienne. Influencé par le son vintage des années 80-90, cet opus n’en reste pas moins moderne. A découvrir !



Fool's Gold (Fool's Gold)

note: 4Un joyeux métissage musical! Les bibliothécaires - 13 août 2011

Le groupe Fool’s Gold chante l’Afrique et pourtant ils sont californiens.Leur premier album éponyme Fool’s Gold est un joyeux métissage musical : entre pop, rock, funk, musiques africaines et moyen-orientales. Le titre « Surprise Hotel » égayera à coup sûr, les longues journées d’hiver. Joyeux, lumineux, cet opus est une invitation au voyage !

Handmade (Zahra Hindi)

note: 4Une voix envoûtante! Les bibliothécaires - 13 août 2011

Mélange de pop, de jazz et de musique orientale, Hindi Zahra se démarque avec son premier album « Handmade » par son talent et son originalité.Un album intime porté par une voix envoûtante qui nous invite au voyage

Black sands (Bonobo)

note: 4Bonobo signe avec Black Sands, un bel album! Les bibliothécaires - 13 août 2011

Connu comme étant un des Dj’s phares du label Ninja Tune (label de musique électroniques) Bonobo compositeur, bassiste, DJ et producteur britannique, revient avec un quatrième album intitulé « Black Sands ». L’album est un mélange de sonorités : électro jazz, trip hop, électro pop. L’opus s’ouvre sur une note instrumentale avec l’intensité du « prélude » qui se poursuivra avec le titre « Kiara ». Il signe également un duo electro pop avec la chanteuse Adriana Tryanna. A la fois élégant, envoûtant, mélancolique Bonobo signe avec Black Sands, un bel album.

Lost where I belong (Andreya Triana)

note: 4Un album à découvrir! Les bibliothécaires - 13 août 2011

Tout premier album pour cette chanteuse soul, qui s'est fait connaitre avec le titre "The keeper" grâce à sa collaboration avec le Dj Bonobo. Collaboration qui s'est poursuivie sur cet opus "Lost where I belong". Une voix douce posée sur des rythmes Trip-hop et Néo-Soul.

Crack my bones (Shoes (The))

note: 4Un album frais à ne pas rater ! Les bibliothécaires - 13 août 2011

« Crack my bones » premier opus du duo The Shoes issu de la grande famille Rémoise ( Yuksek, bewitched hands) . Leur album électro/pop mixant des rythmes new wave, funk et soul a déjà conquis l’outre manche. Sur les traces d’Hot Chip, Metronomy , le duo a également collaboré sur l’album de Gaëtan Roussel, Julien Doré. Plus producteurs que chanteurs, les deux complices ont su dénicher d’excellents partenaires vocaux (Esser ou Wave Machines...)

Trapdoor (Madjo)

note: 5Artiste coup de coeur! Les bibliothécaires - 9 août 2011

Madjo est une artiste qui surprend par son originalité. Pour son premier album "Trapdoor" elle mélange les genres : soul, pop, folk combinées à des sonorités acoustiques, gospel et africaines.
Sa voix élégamment éraillée se pose sur des rythmes entrainants et rafraichissants. Accompagnée de ses deux choristes et de son Beatboxer , sa musique séduit encore plus sur scène!

les Chats persans (Bahman Ghobadi)

note: 4Un film contre l'oppression! Les bibliothécaires - 9 août 2011

Ce film est un voyage au cœur de la musique underground iranienne, imprégnée des difficultés de la vie en Iran, de l'oppression. Il montre ainsi les envies et les limites d’une jeunesse bridée en rêve de liberté.
Un film émouvant, touchant d’autant plus qu’il a été tourné sans autorisation, avec une simple caméra à l’épaule.
« Film choc et déjà culte, Les chats persans est un hommage vibrant au résistant quel qu'il soit, qui se bat pour sa liberté, ses idées et sa passion » Brazil

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