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AccueilCOUPS DE CŒUR CD/DVD

COUPS DE CŒUR CD/DVD

 

Incendies (Denis Villeneuve)

note: 4Femme qui chante Les bibliothécaires - 1 mars 2019

Incendies est un film du réalisateur canadien Denis Villeneuve sorti en 2010. Villeneuve, déjà connu pour ses succès de science-fiction tels que Premier Contact ou Blade Runner 2049, montre ici tout son talent de metteur en scène en matière de dramaturgie. Ce film est une adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Wajdi Mouawad, portant sur la quête identitaire autour du passé d’une femme réfugiée au Canada. A la lecture du testament de leur mère Nawal Marwan, ses enfants Jeanne et Simon se voient remettre par le notaire deux enveloppes : l’une destinée à leur père qu’ils croyaient mort avant leur arrivée au Canada, et l’autre destinée à leur frère dont ils ignoraient l’existence. Le film se transforme alors en enquête sur le terrain, dans un pays du Moyen Orient (certainement le Liban pendant la guerre civile) jamais nommé. Le cinéaste alterne entre récits présents et passés que le spectateur doit raccorder entre eux afin de retracer la vie de cette femme qui devient à la fois mère mais aussi terroriste, prisonnière de guerre, et femme violée. Ce procédé permet au spectateur d’atteindre une plus grande compassion pour les jumeaux qui découvrent leur histoire au fur et à mesure de leurs recherches.
Un film très dur qui ne vous laissera pas indifférent. R. V.

Soundtrax (Fred Pallem)

note: 5Une collection de vraies fausses B.O. de films Les bibliothécaires - 1 mars 2019

Toujours inclassables, les musiques de Fred Pallem s’inspirent systématiquement de sa première passion : les musiques de films. Un voyage à travers le temps et les salles obscures de cinémas de genres : du thriller italien aux séries Z, en passant par la Blaxploitation et les nanars érotiques français des années 70. Suspense, émotions, humour :16 titres jubilatoires de vraies-fausses bandes originales dont seul notre imaginaire peut en définir le film. « Cet album a été pensé comme une B.O, sans le film, avec la seule volonté de convoquer des images. C’est un album pour "tripper", se faire son propre scénario. » A découvrir absolument ! C.G.

137 avenue Kaniama (Baloji)

note: 5Un aller retour Kinshasa-Bruxelles, svp… Les bibliothécaires - 1 mars 2019

Baloji est belgo-congolais, ou « kongaulois », comme le dit le titre de l'une de ses chansons. Baloji produit ici un rap atypique, un métissage festif de hip-hop, de funk, de house et chargé d'influences africaines. L’afro beat de Fela Kuti n’est pas très loin non plus : morceaux longs, rythmes répétitifs envoûtants. Mais pas seulement : Baloji est également un enfant de la chanson francophone avec des textes puissants au service d’un récit autobiographique ou engagés pour évoquer des satires sociales et politiques. Sa musique est un terrain de jeu qui lui permet de traiter le désespoir avec humour, de transcender les situations, puis de s'en détacher. C.G.

Dogman (Matteo Garrone)

note: 5Chienne de vie Les bibliothécaires - 1 mars 2019

Dogman est un film du réalisateur italien Matteo Garrone déjà connu pour son œuvre Gamorra sorti en 2008 et portant sur la mafia napolitaine.
Ici, il s’inspire d’un fait divers réel de la fin des années 1980, qui choqua toute l’Italie. Le scénario se déroule dans une station balnéaire de Campanie en déshérence. On suit Marcello, interprété par le formidable Marcello Fonte (Prix d’interprétation à Cannes), un toiletteur pour chien apprécié et aimé de tous. Marcello se retrouve malgré lui entraîné dans une spirale criminelle lorsque réapparait son ami Simoncino, un ancien boxer accro à la cocaïne. Celui-ci est obligé de commettre des cambriolages pour financer son addiction et contraint très vite Marcello à prendre part à ses exactions. Marcello se retrouve alors isolé de sa famille, détesté de tous, et n’a d’autre choix que d’assumer ses forfaits. Trahi, il doit tout recommencer à zéro, mais compte bien cette fois se venger.
Dogman pourrait être assimilé à un film de vengeance, mais cette finalité tant attendue par le spectateur, ne sera qu’un échec pour Marcello car celui-ci se retrouvera encore plus seul, vidé de toute humanité, montrant l’échec de la gentillesse face à la violence. Le but inavoué du réalisateur est la dénonciation de la violence qui sévit de façon récurrente en Italie et la passivité des gouvernants qui ont abandonné cette population. La parabole du début du film dans laquelle le chien violent devient gentil suite aux soins prodigués par Marcello ne s’applique pas à l’homme, Dogman résonne surtout comme le constat d’une violence qui pousse l'humain à ce qu'il est le plus souvent, une bête. Le film n’est pas sans rappeler les comédies satiriques des grands cinéastes italiens des années 60 tel que Comencini ou De Risi, où l’on cherchait à montrer l’envers du miracle économique. Un film haletant, à découvrir. R.V.

Kedi, des chats et des hommes (Ceyda Torun)

note: 4Des chats et des hommes Les bibliothécaires - 15 février 2019

Si vous aimez regarder des vidéos de chats sur internet (qui n’aime pas les vidéos de chats ??), ce film de Ceyda Torun est fait pour vous : la réalisatrice turque nous propose de suivre le temps d’une journée les gambades de sept matous parmi les milliers qui vagabondent à leur gré dans les rues d’Istanbul. Des chats, du soleil et de beaux paysages, que demander de plus ?

Sketches of nowhere (Antoine Pierre)

note: 4Un son de nulle part Les bibliothécaires - 1 février 2019

Antoine Pierre et son quintet Urbex signent un deuxième album intitulé Sketches of nowhere? jazz planant inspiré des plus grands comme Miles Davis, mais aussi teinté d’une touche plus électro absente du précédent album sorti en 2016. Cette confrontation entre acoustique et électro montre une volonté de mélanger tradition et innovation. Il s’agit d’une suite d’improvisations, enregistrée en studio avec de nombreuses collaborations, notamment celle de Ben Van Gelder au saxophone ou encore de Magic Malic à la flute et au chant. La principale nouveauté de l’album est ce besoin de mixer le son rock et jazz, ce qui donne une spontanéité à l’ensemble de la création. L’ambiance de l’album est presque hypnotique. La présence de Bert Cools et de sa guitare électrique dans le quintet ont a fortement orienté l’album vers la musique électronique notamment en utilisant des pédales d’effets. Les morceaux sont des improvisations qui s’inspirent du vécu des musiciens, comme sur le titre Entropy où Antoine Pierre s’intéressait aux théories de Stephen Hawking. Ce principe de l’entropie qui stipule le désordre croissant, propose un début de morceau très ordonné, qui au fur et à mesure se déconstruit, et le désordre augmentant aboutit à une fin totalement chaotique. Ce voyage en dix pistes s’accompagne d’un livret comportant des photos d’enregistrements studio, comme pour tracer ce qui paraissait être une simple et éphémère collaboration, et qui finalement se poursuivra pour de nombreux concerts. A découvrir sans attendre. R. V.

Exotic worlds and masterful treasures (Stimulator Jones)

note: 5Sous le soleil, la plage Les bibliothécaires - 1 février 2019

Avant l’écoute même de l’album, l’esthétique rétro chic du collage de la couverture interpelle : champignons géants (hallucinogènes ?), femmes nues lascivement étendues, fruits exotiques. La musique de Stimulator Jonesrenvoie aux années 80-90 pour une balade en roller sous les palmiers de la côte californienne, un casque sur les oreilles envoyant des morceaux soul et funky à souhait. Ce groove sirupeux, voire cliché, n’en demeure pas moins séduisant. C.G.

Entre 2 rives (Ki-Duk Kim)

note: 4Ouvre tes yeux Les bibliothécaires - 5 janvier 2019

Entre 2 rives est un film réalisé en 2016 par le réalisateur coréen Kim Ki-duk. A travers l’histoire d’un pêcheur nord-coréen nommé Nam Chul-woo et interprété par Ryoo Seung-bum, il a voulu dénoncer toute la brutalité de la relation fratricide qui s’exerce entre les Corées pour des raisons idéologiques totalement dénuées de sens (le Sud capitaliste et le Nord communiste). Nam Chul-woo, modeste pêcheur nord-coréen, tombe en panne au milieu du lac qui fait office de frontière entre les deux Corées. Ses filets se sont pris dans l’hélice du moteur et il dérive ainsi jusqu’en Corée du Sud. Interpelé, il est considéré comme un espion, et les méthodes alors utilisées à son égard n’ont qu’un but: le faire avouer. Les interrogatoires pratiqués en Corée du Sud ressemblent beaucoup à ceux du Nord. Le parallèle vaut aussi pour les méthodes de manipulation de l'opinion publique. Les deux Corées sont semblables dans leurs contradictions. Un terrible mécanisme kafkaïen se met alors en place, rendant impossible tout retour en arrière pour notre malheureux héros. Quoi qu’il fasse il est considéré comme un espion des deux côtés. Petit à petit Nam Chul-woo est broyé par les deux systèmes, alors que son seul but était de rentrer chez lui pour retrouver sa famille.
Le 22ème film de Kim Ki-duk se veut ouvertement politique et renvoie dos à dos deux pays paranoïaques et antagonistes. Kim Ki-duk remet notamment en cause le capitalisme exacerbé de la Corée du Sud qui n’arrive plus à satisfaire sa population et dénonce un système démocratique qui n’en a que les apparences. La façon de filmer traduit la colère du cinéaste dont la principale préoccupation est le temps qui passe. Plus on avance dans la narration plus les antagonismes entre les deux pays augmentent. Mais l’espoir est encore permis à travers le personnage de Oh Jin-woo, jeune garde du corps de Nam, car la jeunesse est la clé de la réunification, grâce à son ouverture d’esprit. Une véritable leçon de tolérance. R. V.

Rider (The) (Chloé Zhao)

note: 5Rider on the storm Les bibliothécaires - 3 janvier 2019

The rider dresse le portrait bouleversant d’une étoile montante du rodéo et dresseur de chevaux, tentant de trouver un nouveau sens à sa vie après un tragique accident qui le prive de sa passion. Pour ce deuxième film, Chloe Zhao pose à nouveau sa caméra dans le Dakota du Sud mais les cowboys de son western moderne s’avèrent cassés, désœuvrés, vulnérables dans ces grandes plaines américaines. Une Amérique sublimée et en même temps étouffante.
Elle s’attache aussi à montrer une communauté, hors du temps et socialement isolée, qui glorifie la nature, se retranche dans des traditions et une culture forte, qui à nos yeux d’Européens, peuvent paraître incompréhensibles.
Une scène est remarquablement filmée : une chorégraphie entre le cheval et Brady. Le jeune homme tente de dompter le cheval, il l’approche progressivement, il le monte puis redescend et ainsi de suite jusqu’à ce que le cheval l’accepte définitivement sur son dos. Elle capte la relation fusionnelle entre ces deux êtres permettant à Brady de trouver le chemin du deuil et de la guérison. C’est bouleversant et magnifique

Hip hop after all (Guts !)

note: 5Habillés pour l'hiver Les bibliothécaires - 2 janvier 2019

Loin d’être une nouveauté, Hip Hop after all mérite d’autant plus l’écoute. Œuvrant dans les coulisses du hip hop, Guts, producteur de l’ombre, signe içi une pépite. Cet alchimiste du son a composé 16 titres melting pot mêlant élégamment soul, funk, jazz et rap old school. La production de cet album vous rappelera le son des 80/s ou 90’s. Et puis, les transitions entre chaque titre sont soignées comme sur une vieille station de radio américaine Hip hop after all donne chaud, alors vous voilà parer pour l’hiver. C.G.

Saint Georges (Marco Martins)

note: 5Les poings au service du desespoir Les bibliothécaires - 1 décembre 2018

Saint Georges est un film de Marco Martins sur la crise financière au Portugal en 2011. Il a été présenté lors de la Mostra de Venise en 2016 et Nuno Lopes l’acteur principal a obtenu le prix du meilleur acteur. Est mis en scène la déchéance de Jorge, un homme qui a tout perdu: son emploi, sa femme, et bientôt son fils. La boxe, sa seule sortie de secours, ne lui rapporte plus rien. Il propose alors ses services à une entreprise de recouvrement qui sème la terreur auprès des victimes de la crise comme lui.
Dans ce film sombre, la misère est visible partout, il n’y a aucune échappatoire. Le personnage erre dans une ville fantomatique de Lisbonne, méconnaissable. La plupart des scènes se passent la nuit dans des quartiers pauvres. Le racisme s’invite aussi au travers les échanges de ces victimes de la crise financières qui prennent pour responsable les étrangers venus au Portugal pour travailler. Le regard que le père de Jorge porte sur sa femme Susanna en est symptomatique : il l’appelle « la Brésilienne », avec beaucoup de mépris. Toutes ces vérités lui arrivent en pleine face, et ces coups-là sont bien plus douloureux que ceux reçus sur le ring. Cette morale il tentera de l’inculquer à son fils après son dernier combat.
La déshumanisation de cette société touche même les sentiments, puisque l’amour entre les êtres est mis à l’épreuve par le matérialisme. Comment peut-on encore vivre quand on n’a plus rien? Pour certain la solution est toute trouvée, il ne reste plus qu’à disparaitre une bonne fois pour toute.
Ici, Marco martins a voulu donner le témoignage d’une réalité qui a modifié les mentalités de tout un pays : un univers poignant qui ne vous laissera pas indifférent.R.V.

Dancehall (Blaze (The))

note: 5Sur le dance...hall Les bibliothécaires - 1 décembre 2018

L’itinéraire fulgurant de The Blaze ressemble à celui de nombreux groupes découverts sur le net. C’est d’autant plus vrai que leur musique s’écoute autant qu’elle se regarde. En effet, ces deux cousins réalisent des clips aux allures de courts métrages sensuels dans lesquels sont glorifiées les notions de jeunesse, de communautés ou d’amitiés. Côté musique, leurs mélodies mêmes racontent des histoires. Une voix soul et robotique traverse la quasi-totalité des morceaux leur donnant une touche mélancolique voire crépusculaire. Cette électro-house pourra convaincre les plus récalcitrants à la musique électronique. C.G.

Wanderer (Cat Power)

note: 5Douceur vagabonde Les bibliothécaires - 1 décembre 2018

Originaire de Georgie, Chan Marshall alias Catpower est une fille du Sud des États-Unis. Le sud-américain: celui de la Soul.
Imprégnée de cette musique ainsi que de celle de ces ainé(e)s folkeu(ses) x, elle a ouvert la voie à une ribambelle de chanteuses ces dernières années. Aujourd’hui, elle opère un retour lumineux aux sources d’une musique folk plus mélancolique et minimaliste où la plupart des morceaux sont dominés tantôt par la guitare tantôt par le piano. C’est un album très dépouillé, voire acoustique, et on reste suspendu à ce fil fragile et émouvant. C.G.

Night is short, walk on girl (Masaaki Yuasa)

note: 5Délire visuel Les bibliothécaires - 3 novembre 2018

Night is short walk on girl est un film d’animation japonais du réalisateur Yuasa Masaaki, auteur déjà connu pour son cultissime Mind Game. Il s’agit ici d’une comédie romantique ubuesque. Senpaï, un jeune étudiant de Kyoto, est secrètement amoureux d’une jeune fille aux cheveux noirs dont il ne connaît ni le nom, ni l’adresse. Afin de la séduire, le jeune homme transi manœuvre depuis des mois pour mettre en place l’opération OCV, consistant à occuper le champ de vision de la jeune fille et à provoquer des rencontres inopinées, afin que celle-ci tombe amoureuse de lui. Le terrain étant bien préparé, il est temps pour lui de passer à l’action en lui avouant ses sentiments. Pour cela il a toute une nuit pour y arriver, mais comprendra-t-elle ses sentiments ?
La romance des deux étudiants se transforme peu à peu en une véritable épopée métaphysique où l’on rencontre des personnages plus originaux les uns que les autres : un obsédé amateur d’estampes érotiques, un dramaturge qui changera de caleçon le jour où il retrouvera la femme de ses rêves, un vieux riche dépressif qui passe son temps à organiser des concours complètement fous.
Cette nuit-là semble durer une année entière, ne s’égrène pas au même rythme pour les différents personnages : sur le cadran des montres des plus âgés l’aiguille file à une vitesse vertigineuse tandis que pour les plus jeunes, elle tourne au ralenti, leur laissant le temps d’accomplir leurs rêves.
Pour le spectateur c’est une heure trente de grand divertissement qui ne laisse pas le temps de respirer. Une révélation visuelle et scénaristique à la fois drôle et immersive. Un rêve éveillé. R. V.

Ce qui nous lie (Cédric Klapisch)

note: 3Un bon cru ! Les bibliothécaires - 3 novembre 2018

Ce qui nous lie est un film de 2017 du réalisateur Cédric Klapich. Il s’agit là de son onzième long métrage.
Le film relate la reprise par une fratrie d’un domaine familial situé en Bourgogne. Jean, l’ainé des fils, interprété par Pio Marmaï, a quitté le pays il y a presque dix ans pour faire un tour du monde et surtout pour fuir l’autorité du père. Sa mère, morte il y a un peu plus de 4 ans, il n'a pas donné signe de vie depuis. Cet épisode a laissé des traces au sein de la fratrie, notamment entre Jérémie le benjamin et Jean; or lorsque sa sœur le prévient que son père est gravement malade, celui-ci décide de rentrer, mais de façon provisoire, car il a refait sa vie en Australie, où il est devenu père d’un petit garçon. Rien cependant ne se passe comme prévu puisque le père meurt juste avant les vendanges. Tous décident alors de vivre une année ensemble, quitte à mettre leur vie respective entre parenthèses afin de régler les problèmes de succession et produire la nouvelle récolte.
Ce qui lie ces jeunes est bien plus qu’un simple héritage car c’est la terre elle-même, comme le constate Jean en voix off « à force de travailler la terre, on s'imagine qu'elle vous appartient, alors qu'on finit par réaliser que c'est vous qui lui appartenez ».
Les films de Klapisch sont marqués par sa façon de dresser des portraits et de tisser des liens entre les personnages. On se souvient du portrait générationnel des étudiants Erasmus dans l’Auberge Espagnole. Ici on s’intéresse surtout aux rapports familiaux, entre un père et un fils, entre deux frères et une sœur. La notion de transmission est également très présente dans le film, pas seulement la transmission d’un bien ou d’une terre mais aussi celle d’un savoir. La vigne demande un long apprentissage, tout comme ces jeunes gens devront trouver leur équilibre entre espoirs et souvenirs.
Un très bon cru à déguster sans modération, bien que celui-ci laisse une certaine langueur en bouche. R.V

Geography (Tom Misch)

note: 5Voyage sonore Les bibliothécaires - 3 novembre 2018

Inconnu pour la plupart d’entre nous, le Londonien Tom Misch, 22 ans, compte déjà quelques millions d’écoutes et de vues sur le net pour les différents titres qu’il a produit au cours des trois dernières années. Totalement ouvert et curieux, il n’hésite pas à mélanger les styles et les sons, sans complexes. Ainsi, dans la musique de Tom Misch se croisent des sonorités pop, funk, hip-hop, soul, jazz ou même disco, pour un résultat aussi singulier que familier, parfaitement abouti, d’une grande diversité et d’une grande richesse. La preuve en est avec les nombreuses collaborations sur cet album et dans ses productions plus généralement : Loyle Carner, De la Soul…C.G.

Lost & found (Jorja Smith)

note: 5Jorja on my mind Les bibliothécaires - 2 novembre 2018

Dans la catégorie « espoir de la soul anglaise », je demande Jorja Smith. La presse aime voir en elle une héritière d’Amy Winehouse pour cette voix éraillée voire lascive. Elle aussi est autrice de ses textes, engagés pour certains, et dans lesquels elle vient à questionner la société anglaise. Musicalement, elle puise dans un large champ. Son album se compose à la fois de R'n'B, de dance-hall, de jazz, de gospel. Sa voix majestueuse, est portée par des rythmes minimalistes et des synthés lascifs. C.G.

Ring (Hideo Nakata)

note: 4Spectre en vue Les bibliothécaires - 2 octobre 2018

Ring est un film d’horreur d’Hideo Nakata sorti en 1998 et considéré comme l’un des films les plus terrifiants de ces 20 dernières années. Nous sommes au Japon et une terrible rumeur circule parmi les lycéens japonais : des personnes meurent dans les sept jours suivant le visionnage d’une cassette vidéo. Tomoko, une lycéenne, trouve la mort chez elle dans d'étranges circonstances. Sa meilleure amie, unique témoin de la scène, est dès lors tenue pour folle, depuis qu’elle la retrouvée morte dans un placard, le visage foudroyé par la frayeur. Les amis de cette jeune fille qui avaient également regardé la cassette meurent les uns après les autres. Reiko Asakawa, journaliste à Tokyo, et tante de Tomoko, décide d’enquêter sur la mort de sa nièce après avoir entendu parler de cette cassette. Ses investigations la conduisent dans une auberge de montagne où elle entreprend de visionner, seule, la vidéo.
Ici, le tour de force du réalisateur est de faire monter l’angoisse, en suggérant plus qu’en montrant, comme dans un Carpenter, un Tourneur ou encore un Hitchcock, mais à la façon teenage wasabi : des adolescentes fraîches et puériles sont vouées à mourir d’horreur. Plus l’intrigue avance, plus le spectateur est immergé au point de croire que ce mal répugnant sortant d’un anneau symbolisant un puits, pourrait surgir de l’écran. Nul besoin d’effets spéciaux ou d’hémoglobine pour être terrifié puisque le cinéaste ne montre pas ce qui tue, la chose létale peut donc être partout, tapie dans chaque endroit du quotidien, voire même dans votre écran de télévision.
A regarder sans attendre, tapis sous la couette, et en l’absence des enfants évidemment.

Les gardiennes (Xavier Beauvois)

note: 4Les femmes de l'arrière. Les bibliothécaires - 2 octobre 2018

Les gardiennes est un film du réalisateur Xavier Beauvois sorti en 2017, drame adapté du roman d'Ernest Pérochon paru en 1924.
L’intrigue se déroule pendant la première guerre mondiale, dans la ferme d’Hortense, interprétée par Nathalie Baye. En l’absence des hommes partis combattre pour une guerre soi-disant éclair, les femmes sont les seules à travailler et à maintenir l’effort de guerre. Pour aider sa fille à la ferme, Hortense décide de contacter l’assistance publique, qui lui envoie Francine, une jeune femme courageuse, ne rechignant pas au travail. Cette vie de labeur est rythmée par les permissions des hommes, qui tentent de retrouver un semblant de vie, auprès de leur mère, de leur femme ou bien leur fille. Georges, le fils benjamin, arrive à se rapprocher de Francine par des échanges épistolaires, puis physiquement. De cet amour naîtra un enfant qui conduira Francine à sa perte.
Le film est un hommage vibrant à toutes ces femmes qui ont été les gardiennes du logis de la famille et de l’effort de guerre d’une manière plus générale ; elles ont contribué au modernisme de l’économie par le biais des innovations apportées par les Alliés et par les inventions liées à la guerre. Beauvois met ces héroïnes en avant grâce à une magnifique photographie qui nous plonge dans une France profonde rurale, où le travail est le seul maître mot, et prend le temps de développer sa trame narrative, bien appuyée par un casting de choix, avec entre autres Nathalie Baye et Laura Smet qui se retrouvent à jouer leur rôle de mère et fille à l’écran. Et enfin, la belle découverte d’une jeune actrice, Iris Bry, qui à elle seule symbolise la future émancipation des femmes… Un véritable voyage au cœur d’une Histoire qui nous paraît si éloignée. R.V.

Une vie ailleurs (Olivier Peyon)

note: 4Histoires de mère(s) Les bibliothécaires - 2 octobre 2018

Accompagnée d’un assistant social, Sylvie part en Uruguay pour reprendre son fils, enlevé quatre mois plus tôt par son ex conjoint uruguayen. Malgré le décès du père, le jeune garçon continue de vivre avec sa tante et sa grand-mère. Leur plan initial ne va pas se révéler si simple que ça.
Le film est intéressant car il se place du point de vue de Medhi, à la fois témoin du désespoir d’une mère, et également du bonheur de cet enfant dans sa famille paternelle. Chargé de localiser et ramener l’enfant, Medhi va progressivement s’immiscer dans le quotidien du jeune garçon, se lier d’amitié avec lui et se rapprocher des deux femmes dévouées qui entourent d’amour cet enfant et tentent de pallier au vide de la mère disparue. Dès lors, son engagement auprès de Sylvie vacille.

L’enjeu principal du film reste la question centrale de la parentalité. Quels sont les droits de Sylvie sur cet enfant qui ignore son existence ? Faut-il privilégier son bonheur personnel au détriment de l’équilibre de son enfant, quitte à le perdre définitivement? Toutes ces interrogations sont soulevées de manière sensible et non manichéenne. C.G.

Jeune femme (Léonor Serraille)

note: 5Jeune et Folie Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Un chat sous le bras, des portes closes, rien dans les poches Paul est de retour à Paris après une longue absence…Le film s’ouvre sur une scène frontale où Paula s’impose violemment à la caméra, dans ce délire verbal se mêle colère et désespoir suite à une rupture amoureuse. Dès lors, la caméra ne lâchera plus son personnage central. Elle dessine un portrait mouvant de cette jeune femme, spontanée, fantasque et sensible, toujours sur la brèche mais en perpétuelle révolution. Ainsi, elle tente de se faire passer pour ce qu’elle n’est pas, endosse diverses identités afin de correspondre à ce que la société attend d’elle. Cette adaptabilité lui donne la force et une indépendance nouvelle. Dans cette quête, les personnages secondaires participent de cette construction.
C’est une tragi-comédie touchante dans laquelle on assiste à la mue de cette jeune femme passant d’un être incontrôlable voire animal pour atteindre un être solide et libre. C.G.

Orquesta Akokan (Orquesta Akokan)

note: 4Viva Mambo Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Fidèles pourvoyeurs d’artistes et de sons Soul vintage, l’exigeant label Daptone, une fois n’est pas coutume, se lance dans la production d’un album de musique cubaine. Enregistré dans les mythiques studios Areito de la Havane, cet opus de compositions originales réunit un casting 5 étoiles issu des meilleurs formations cubaines actuelles. Cet orchestre multigénérationnel d’exilés cubains, d’Havanais ou d’américains restitue à la perfection l’ambiance fiévreuse des dancings des années 50 de la Havane. C.G.

Radyo siwèl (Melissa Laveaux)

note: 5Back to the roots Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Canadienne d’origine haïtienne, Mélissa Laveaux est allée puiser dans le répertoire du folklore haïtien, principalement des chansons de l’occupation américaine d’Haïti de 1915 à 1934 remises au goût du jour. Renouer avec ses racines, c’est d’abord renouer avec une langue. Après deux albums qui mélangeaient anglais et français, toutes les chansons de ce disque sont quasiment intégralement interprétées en créole. Ces 12 titres mêlant chansons, comptines et airs vaudous rendent bien sûr hommage à la culture de ses ancêtres tout en mélangeant ses influences folk, blues, trip hop, calypso ou merengue.
Radyo Siwèl n’est pas seulement une célébration de la culture haïtienne mais également un moyen nécessaire d’éveiller les consciences. En raison des controverses générées par la présidence de Trump qui a récemment qualifié les pays africains mais aussi haïtiens et autres de « pays de merde », ce troisième opus, selon son auteure, « c’est un épisode de l’histoire d’Haïti, c’est de la chanson haïtienne, mais le thème de l’envahisseur est universel ».
Énorme coup de cœur pour cette artiste que la médiathèque George Sand a reçu dans le cadre d’une rencontre musicale en 2014. C.G.

Madame (Amanda Sthers)

note: 3La vie domestique Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Dans Madame on suit une riche famille issue de l’aristocratie anglaise et vivant à Paris. Anne et Bob organisent un dîner mondain afin de favoriser l’authentification d’un Caravage. Cependant, l’arrivée inopinée du fils ainé de Bob porte le plan de table à treize convives, une fausse note que Madame (Toni Colette) corrige en ajoutant Maria (Rossy de Palma), la bonne, au nombre des invités. S’ensuit un quiproquo sur la véritable identité de Maria.
Pour son deuxième long-métrage, la romancière et réalisatrice Amanda Sthers propose une comédie romantique dont la thématique de l’amour entre la pauvre bonne et le riche aristocrate est vue et revue, mais dont la finalité, critique de notre système occidental de castes, est inattendue. Acerbe, la réalisatrice n'hésite pas à égratigner cette petite bourgeoisie des temps modernes, sans pour autant se montrer cruelle.
Rossy de Palma remplit à merveille son rôle de femme du peuple pétrie d'espoirs malgré ses doutes et ses peurs. Cette émancipation du personnage se retrouve dans la fin ouverte du film qui montre justement qu’on peut sortir des carcans sociaux qui empêchent de voir la vérité au-delà des apparences. R.V

Makala (Emmanuel Gras)

note: 3Sur des charbons ardents Les bibliothécaires - 1 septembre 2018

Makala qui signifie charbon en swahili est un documentaire-fiction d’Emmanuel Gras. L’intrigue se déroule dans la région du Katanga en République démocratique du Congo. Kabwita, un jeune villageois, essaye d’offrir un avenir meilleur à sa femme Lydie et à ses enfants. Il décide d’agrandir sa maison mais pour cela, il lui faut acheter des tôles qu’il pourra financer par la vente de son charbon. Durant la première partie du film, on suit Kabwita dans son travail ; on le voit abattre un arbre immense à coups de hachette, réunir les bûches en un monticule recouvert de terre et brûler le bois pour en récupérer le charbon. La deuxième partie du récit se concentre sur l’acheminement périlleux du charbon vers la ville à l’aide d’un vélo de fortune. Emmanuel Gras s’attache à montrer le quotidien de Kabwita, sans fioriture. L’image est un instantané traduisant la réalité.
A chaque instant, on sent le cinéaste se questionner : comment filmer Kabwita sans l’humilier ? Son point de vue crée involontairement une fictionnalisation du protagoniste qui, faisant preuve d'une telle persévérance, devient un héros malgré lui. L'esthétisation à outrance et l'écriture de certaines séquences participent également à cette fictionnalisation. Emmanuel Gras n'a pas voulu de voix off ou de commentaires. Le montage dynamise une mise en scène contemplative, pleine de pudeur. Tout ceci afin de pousser le spectateur à réfléchir sur la condition humaine. R.V.

Aleph (Gesaffelstein)

note: 4Back to Black Les bibliothécaires - 10 août 2018

Attention pour âme sensible à l’électro made in France.
À l’instar des cadences de la Machine trouvez ici leurs échos, la beauté du rêve en prime.

Une musique qui vous chauffe dans la noirceur et vous subjugue.

Je kiffe GESAFFELSTEIN « Aleph » !

Les filles d'Avril (Michel Franco)

note: 5Ma mère, ma meilleure ennemie Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

Les filles d’Avril est un drame psychologique du réalisateur mexicain Michel Franco. Ce film traite de la maternité d’une jeune fille de 17 ans, Valéria. Follement amoureuse de son petit ami Matéo : ils vont bientôt devenir parents d’une petite fille. Valéria vit avec Mateo à Puerto Vallarta chez sa sœur ainée, Clara. Bien décidée à garder l’enfant, Valéria ne veut pas mettre au courant sa mère Avril. Cependant, et en raison du coût et de la responsabilité qu'un enfant représente, Clara décide de l'appeler. Avril s’installe alors avec ses filles et prend les choses en main. Progressivement son comportement vis-à-vis de l’enfant change.
Dans ce film, on ne trouve pas de scène terrifiante de sadisme, habituelle dans les films de Michel Franco. C’est un film plus insidieux, qui distille petit à petit son poison à travers un personnage extrêmement dérangeant de mère prédatrice prête à tout pour conserver une forme de jeunesse éternelle.
Personne n'est épargné dans ce drame. Les femmes y sont immatures, tentatrices et égoïstes. Quant au seul homme présent dans cette aventure, il est faible, et donne une image peu flatteuse du genre masculin. On peut surtout saluer l'interprétation d'Emma Suarez, très inquiétante en mère castratrice. RV

Peur de rien (Danielle Arbid)

note: 5Soif de liberté Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

1993, Lina une jeune libanaise arrive à Paris pour ses études. Seule, ou presque : elle a pour seule famille en France une tante et son mari. Bien vite elle se voit contrainte de fuir leur maison car son oncle tente d’abuser d’elle. Elle trouve refuge chez une amie de l’université puis parvient à décrocher un emploi, et s’ensuit plusieurs rencontres. Ainsi commence l'éducation sentimentale et culturelle de la jeune fille qui doit se battre pour avoir un toit et obtenir sa carte de séjour.
Le film est un récit très ample d’initiations adolescentes où le personnage est tout à tour aidé ou rejeté.
La réalisatrice Danielle Arbib raconte un morceau de l’histoire de France : celle de Charles Pasqua, période sombre où l’on cherchait à faire fuir les immigrés par tous les moyens administratifs, et qui fait tristement écho à notre actualité.
Ce film est un véritable plaidoyer à la solidarité et à l’intégration. RV

Diane a les épaules (Fabien Gorgeat)

note: 59 mois de grâce Les bibliothécaires - 4 juillet 2018

Diane porte l’enfant d’un couple d’amis homosexuels lorsqu’elle rencontre Fabrizio et en tombe amoureuse. Contrairement aux apparences, la gestation pour autrui n’est pas tant le sujet du film mais plutôt le prétexte à une comédie dramatico-sentimentale.
Diane est une femme libre, extravertie et solaire qui prête juste son corps au désir de paternité de ses amis. Et alors ? Elle sépare « sa tête de son ventre ».Cependant, le film avance au rythme des doutes de son héroïne. Clotile Hesme crève l’écran, la complexité de son personnage permet de montrer toute l’étendue de son talent.
Ce film n’est absolument pas militant mais grâce à son humour il encourage le spectateur à s’interroger sur cette question sociétale. CG.

All melody (Nils Frahm)

note: 4Doux, envoûtant et hypnotique. Les bibliothécaires - 8 juin 2018

Influencé par les univers minimalistes de Steve Reich ou Max Richter, le pianiste Nils Frahm, de formation classique, propose avec All melody une musique instrumentale intimiste et contemplative mixant habilement musique électronique et musique "classique". Sur cet album, ses compositions au piano sont colorées par de subtiles collaborations qui ouvrent des ponts entre les genres. Cuivres et cordes notamment apportent une densité et une variété de paysages sonores.
C'est un album à la fois doux, envoutant et hypnotique. CG

Dans un recoin de ce monde (Sunao Katabuchi)

note: 5Fresque poétique Les bibliothécaires - 8 juin 2018

Dans un recoin de ce monde est un film d’animation de Sunao Katabuchi tiré d’un manga de la dessinatrice Fumiyo Kouno. On y voit la vie quotidienne d’une famille japonaise pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le récit passe en revue 15 ans d’histoire, des années 30 jusqu’à la capitulation japonaise en 1945. On suit la vie de Suzu Urano, une jeune fille d’Hiroshima s’apprêtant à quitter sa famille pour rejoindre son mari à Kure, un port militaire limitrophe d’Hiroshima. Déracinée, elle apprend à connaître sa nouvelle famille et à les aimer. La jeune fille s’échappe de son quotidien grâce au dessin qui lui permet de mettre de la beauté dans un monde bouleversé par les horreurs de la guerres. La force du récit s’appuie sur le méticuleux travail de reconstitution réalisé par Katabuchi qui arrive à lier la grande histoire avec la petite, tous les détails du quotidien sont montrés sans fioriture, le dessin est simple, presque enfantin, le but étant de mettre en exergue l’amour. Ce souci du détail explique que les œuvres de Katabuchi soient si rares. Ce film est un petit chef-d’œuvre de l’anime, peut-être l’un des meilleurs traitant de ce sujet avec Le tombeau des lucioles. RV

Silicon Valley saison 1 (Mike Judge)

note: 5Cynical Valley Les bibliothécaires - 8 juin 2018

Cette série parodique sur le monde de la high tech suit le parcours d’un programmeur timide, Richard, dans les couloirs de la grande multinationale, Hooli (une caricature de Google. Sur son temps libre il travaille dans un modeste incubateur de start-up à Palo Alto (le Beverly Hills de la Silicon Valley) sur son application révolutionnaire de compression de fichiers. Les géants de la Silicon Valley prennent conscience du potentiel de son invention et vont tout faire pour obtenir les droits d’exploitation de son algorithme.
Dans cette série, tout le monde en prend pour son grade, les grands comme les petits, qui prétendent vouloir “rendre le monde meilleur” avec leurs applications Les épisodes montrent les obstacles que Richard devra surmonter, l’un après l’autre, pour créer son entreprise Pied Piper. David contre Goliath revisité à l'ère du 2.0 ou l’utopie du rêve américain des grandes entreprises d’informatique. On regrettera l’absence de personnages féminins forts. Les premiers épisodes sont un peu poussifs et ennuyeux car on colle trop à la réalité, mais plus on avance dans la série, plus le scénario est audacieux et hilarant. RV

A voix haute (Stéphane de Freitas)

note: 5C'est d'la bombe bébé ! Les bibliothécaires - 2 mai 2018

Inspirer haut et fort, jongler avec les mots, maitriser les règles de l'humour courtois : autant de plaisirs simples auxquels vous aurez gouté en buvant les paroles tantôt hésitantes, tantôt assurées de cette bande de jeunes étudiants en quête d'éloquence. Ce film documentaire est un antidote à la timidité, joli moment d'une expérience tant individuelle que collective.
Comme l'ont chanté leurs ainés, il y à 20 ans , assurément la scène Seine Denis, c'est d'la bombe bébé ! CG

Imani. Vol. 1 (Blackalicious)

note: 5Un album à découvrir Les bibliothécaires - 2 mai 2018

Imani Vol.1 est le quatrième album studio du groupe Blackalicious composé de The Gift of Gab et Chief Xcel. Le duo est connu pour son impressionnante capacité à rimer. En 2012, Gift of Gabe souffre d’insuffisance rénale, ce qui contraint le groupe à repousser la sortie de l’album en raison de la longue convalescence de Gift of Gab. Trois ans plus tard le disque sonne comme un remerciement à la vie notamment dans le titre Love’s gonna save the day qui est un hymne à l’amour. Autre titre évocateur, Escape qui oppose une vie de créativité à une vie de délinquance. Toute cette positivité est agrémentée par des rythmes de jazz légers et des rythmes funk, écho du hip-hop des années 90, et plus spécifiquement dans les morceaux Twist of Time et Blacka qui ne sont pas sans rappeler IAM en France. RV

Bonne pomme (Florence Quentin)

note: 5Pas si paumé que ça.... Les bibliothécaires - 2 mai 2018

Bonne pomme signe les retrouvailles du célèbre couple Depardieu et Deneuve, dans une comédie attendrissante. Gérard est un garagiste sexagénaire passionné par son travail mais il supporte de plus en plus mal sa situation au sein de sa famille. Sa femme le trompe et il sait qu’il risque de tout perdre. Bien décidé à reprendre sa vie en main avec le petit pactole qu’il a mis de côté, Gérard décide de tout quitter. Sa fugue le conduit dans le Gâtinais où il compte reprendre un garage dans un petit village paisible, ou presque, puisqu’en face du fameux garage se trouve l’auberge de Barbara incarnée par Catherine Deneuve, une femme complètement fantasque. Même si ces retrouvailles constituent un véritable plaisir pour les spectateurs, le film pâtit d’un scénario et d’un casting peu aboutis. Florence Quentin ne révolutionne pas le genre puisqu’elle reprend des typologies de personnages que l’on retrouve déjà dans la filmographie des deux comédiens. L’atout majeur de cette comédie farfelue reste cependant le personnage de Barbara, cette madame sans-gêne qui mène tout son petit monde et surtout le nouvel arrivé, par le bout du nez.
Un film dont on se délecte comme d’un bon fruit, sur le moment, mais qu’on aura vite digéré. RV

Blood (Rhye)

note: 5La délicatesse Les bibliothécaires - 14 avril 2018

Un corps de femme dénudée s’affiche sur la couverture de cet album.
A l’écoute, une voix singulière, qui n’est pas sans rappeler celle de Sade. A l’instar de Cigarettes after sex, la frontière entre masculin et féminin s’estompe. Laissez-vous effleurer par cette voix caressante qui évoque l’amour, sa fin et le renouveau.
Une pop-soul sensuelle à ne pas rater. CG

Petit paysan (Hubert Charuel)

note: 5Des vaches et des hommes Les bibliothécaires - 4 avril 2018

Pierre, jeune éleveur de vaches laitières va tout tenter pour sauver sa petite exploitation alors que son troupeau est menacée par une épidémie.
Pour ce premier long métrage, Hubert Charuel porte un regard lucide et authentique sur cette profession en difficulté. Son ambition n’est pas uniquement de filmer le réel; en effet, très vite, il insuffle une dose de suspense et amène son film à la lisière du thriller psychologique avec une touche de fantastique.
Pierre, le Petit Paysan en question, c’est Swann Arlaud. Il interprète un personnage taiseux, quasiment asocial, porté par un quotidien réglé au cordeau. Il porte davantage d’attention à ses bêtes qu’à son prochain, instaurant une relation quasi paternelle à son cheptel. Face à l’inéluctable évidence, son monde va s’écrouler. Sa sœur vétérinaire, jouée par Sarah Giraudeau occupe une place à part ; elle est à la fois la complice fraternelle et la rigueur professionnelle, une représentante de la loi soumise à l’application du principe de précaution.
Hubert Charuel ne propose pas tant un film sur la condition paysanne qu’une réflexion sur la condition humaine. CG

Good time (Benny Safdie)

note: 5Une vraie expérience de cinéma. Les bibliothécaires - 10 mars 2018

Un braquage amateur tourne mal. Connie parvient à s’enfuir, son frère Nick est arrêté. Connie n’a plus qu’une idée en tête : libérer son frère et commence alors une virée frénétique et hypnotique dans les rues crades de New York. Le New York des frères Safdie est peuplé de marginaux, chaotique et imprévisible. Caméra au poing, visages filmés en plans rapprochés, leur cinéma se rapproche du documentaire et capte l’urgence comme l’inéluctable dérive de Connie. Les décisions prises ne sont jamais les bonnes et leur enchainement frise même l’absurde. Cette atmosphère survoltée, soutenue par la musique hypnotique d’Oneothrix Point Never (primé au Festival de Cannes) achève de faire de cette cavale urbaine une vraie expérience de cinéma.Cg

Tramontane (Vatche Boulghourjian)

note: 5Une révélation à voir sans attendre! Les bibliothécaires - 10 mars 2018

Vatche Boulghourjian signe avec Tramontane un film bouleversant. Rabih, un jeune Libanais aveugle, doit voyager en Europe pour une tournée avec sa chorale. Lors des formalités pour obtenir son passeport, on lui explique que sa pièce d’identité est fausse et qu’il risque des poursuites judiciaires. Sa recherche identitaire se heurte alors à l'ignorance et aux mensonges de son entourage. Mais son insistance lui permet de découvrir qu’il a été adopté. Rabih est né un an avant la fin de la guerre civile qui a duré 15 ans, son oncle Hishamn, frère de sa mère adoptive, l’a recueilli près d’une zone de combats où ont été tués ses vrais parents. La quête de vérité pousse Rabih à traverser le pays, et ce voyage devient le symbole d’un passé douloureux qui refait surface à la fois pour lui mais aussi pour tout un pays. Le cinéaste montre à quel point il est difficile d’obtenir des réponses dans un pays où l’on cherche à fuir un passé fratricide. Vatche Boulghourjian lance un message fort en choisissant un acteur aveugle pour son premier film, celui de l’espoir. L’espoir de toute une nation qui doit apprendre à se pardonner, car elle ne peut revenir sur son passé, tout comme Rabih ne peut réécrire son histoire. Le film est porté par la performance de Barakat Jabbour (Rabih), acteur aveugle dont c’était le premier rôle au cinéma. Les chants traditionnels qu’il interprète avec sa chorale sont juste poignants. Une révélation à voir sans attendre

Misery (Rob Reiner)

note: 5A conseiller aux amoureux des films d’épouvante. Les bibliothécaires - 10 février 2018

Auteur à succès, Paul Sheldon vient tout juste de terminer son dernier manuscrit. Lorsqu’il quitte l’hôtel où il a l’habitude de se rendre pour écrire et trouver l’inspiration, il est surpris par une tempête de neige et finit par avoir un accident. Il est alors secouru, enseveli dans la neige, par Annie Wilkes, une admiratrice de sa saga de romans Misery. Gravement blessé, il est soigné par cette infirmière apparemment bienveillante, qui vit seule dans une maison isolée, mais Paul ne va pas tarder à voir sa convalescence tourner au cauchemar quand Annie, lisant le dernier roman de Misery, découvre que son héroïne préférée est morte…
Adapté du roman éponyme de Stephen King, Misery est un film d’épouvante jouant aussi bien sur le gore que sur la pression psychologique, que ce soit au niveau de la tension générée par ses scènes de suspens que par le personnage de Annie Wilkes et ses crises de colère imprévisibles. Rob Reiner réussit ainsi à alterner scènes d’actions et de tortures violentes, et une atmosphère glauque mettant nos nerfs à dure épreuve. À noter, l’incroyable prestation de Kathy Bates qui reçut l’Oscar de la meilleure actrice pour son rôle en 1991.
Au final, Misery ne nous laissera pas indifférent, le réalisateur nous tenant en haleine tout au long du film, à nous faire nous demander qui du héros ou de sa geôlière s’en sortira vivant… Mais pas indemne. On pourra regretter toutefois une fin un peu trop empressée, après toutes ces minutes d’angoisse, comme souvent chez King.
Du bon Stephen King donc, un classique même, à conseiller aux amoureux des films d’épouvante.

The lost city of Z (James Gray)

note: 5la jungle leur appartient …. Les bibliothécaires - 10 février 2018

Trés loin de New York, sa terre de prédilection, James Gray nous entraîne en forêt amazonienne pour relater l'histoire vraie de l'explorateur Percy Fawcett. Ce Britannique est missionné en Bolivie par la Royal Geographic Society pour cartographier des régions jusque-là inexplorées. Mais là-bas, il trouve des restes d'une possible cité perdue.
Sous ce récit d'aventures, James Gray ravive ses obsessions pour des personnages tiraillées entre deux mondes ou mus par des pulsions contraires. Et puis, içi encore, à l’instar de La nuit nous appartient, la question de la famille constitue le dilemme suprême. Au cœur de l’hostilité verdoyante, il pense à sa famille laissée en Angleterre mais une fois rentré, il demeure tourmenté par ces contrées inexplorées et cette cité inconnue. Il incarne nos aspirations à l’ailleurs.
C’est un film subtile et grandiose, une quête identitaire aux allures de film d’aventures. Cg

Awaken, my love ! (Childish Gambino)

note: 5Un album qui réveille Les bibliothécaires - 10 février 2018

Derrière Childish Gambino se cache Donald Glover, l'interprète, compositeur, auteur et réalisateur habitué du petit écran dans la série Community où il incarne Troy Barnes ou plus récemment sur grand écran au côté de Matt Damon dans Seul sur Mars. Awaken, My love ! son troisième album quitte l’univers hip-hop très présent dans ses deux premiers opus pour un style plus funk, néo-soul comme dans le morceau Boogieman qui puise ses sonorités dans le disco funk des seventies. D’autres comme zombies ne sont pas sans rappeler des influences électro de la scène française en particulier Kavinsky. Childish Gambino change de style et ça lui va plutôt bien, c’est dans ce nouveau registre qu’on espèrera le retrouver.

13 (Indochine)

note: 513 comme rêve et espoir Les bibliothécaires - 10 février 2018

C’est avec plaisir que l’on retrouve le mythique groupe de rock français des années 80 Indochine. Il s’agit du treizième album de la formation dont la pochette est signée par le photographe Erwin Olaf, mettant en scène treize enfants portant des costumes colorés avec des bannières. Depuis l'arrivée d’Oli de Sat au synthé, le groupe est marqué par les influences électro pop et new wave. Ce treizième opus n’échappe pas à la règle et il est porté par la voix posée du leader Nicola Sirkis qui signe l’ensemble des textes de l’album. Ces textes sombres dressent le portrait du monde actuel où les drames de l’actualité se succèdent comme dans Un été français qui évoque les attentats de Paris et du Bataclan, mais l’espoir n’est jamais loin comme avec le titre 2033. Indochine reste fidèle à ses thèmes de prédilection : la tolérance, l’égalité des droits, la mort, l’oppression, l’espoir, c’est pour cette raison que le groupe plaît toujours autant aux plus jeunes et aux moins jeunes.
A écouter sans attendre.

Harmonies (Lord Echo)

note: 5Une musique délicieuse et envoutante Les bibliothécaires - 3 janvier 2018

On prend du reggae, du rocksteady, de la disco, de la soul Africaine, un peu de techno, on mélange le tout et c’est ainsi qu’on obtient la recette magique de Harmonies. La sauce Lord Echo, c’est une musique répétitive qui fusionne les genres. Le résultat est aussi délicieux qu’envoutant.

Après la tempête (Kore-eda Hirokazu)

note: 4L'espoir empêche de vivre Les bibliothécaires - 3 janvier 2018

Dans son film Après la tempête, le réalisateur Kore-Eda dresse le portrait mélancolique d’une famille japonaise d’aujourd’hui, distillant par petites touches une note d’espoir à travers l’histoire d’un père qui essaie de reconquérir sa famille. Ryota, ancien écrivain prometteur, devenu détective privé, possède les mêmes travers que son défunt père: il joue aux courses, ment pour soutirer de l'argent à son entourage, et contraint ainsi son ex-femme Kyoko à le menacer de payer la pension alimentaire afin que celui-ci puisse voir son fils. Les deux personnages s’opposent : elle souhaite avancer, se reconstruire dans une nouvelle relation, tandis que lui cherche désespérément à redorer son blason de père et d’époux. Puis soudain, l’espoir renait lorsque la famille est à nouveau réunie. Fidèle à la tradition cinématographique japonaise, Kore-Eda se révèle être le digne héritier d’Ozu par les thèmes qu’il aborde, notamment celui de la famille ou en puisant dans les nombreux problèmes sociétaux japonais. Il parvient à créer une histoire à partir de petits moments de vie banals.
La morale de cette fable pourrait être que les blessures ne s’effacent jamais totalement, et qu’il reste toujours l’espoir que les choses s’améliorent comme le calme qui se dessine après tempête.

Grave (Julia Ducournau)

note: 4La chair et Le sang Les bibliothécaires - 2 décembre 2017

Végétarienne de mère en fille, Justine, étudiante en école vétérinaire, se voit forcer d’ingurgiter de la viande crue lors d’un rituel de bizutage. Dès lors, LA véritable nature de Justine se dévoile…
Avec Grave, Julie Ducournau marque une entrée fracassante dans le cinéma français en explorant le cinéma de genre.
Attention, ce film est déconseillé aux âmes sensibles et certaines scènes hyperréalistes mettent à rude épreuve les nerfs du spectateur. Le rire jaune n’est jamais très loin, questionnant ainsi notre position écartelée entre dégoût et curiosité morbide.
La question tabou du cannibalisme est ici traitée en corrélation avec la recherche d’identité. En effet, Justine se trouve confrontée à son animalité, à CE corps aux appétits hors-normes. La transition vers le monde des adultes s’accompagne de révélations horrifiques qui mettent à mal les certitudes de l’enfance.
Le tandem des deux soeurs ne laisse pas non plus indifférent, entre attraction et répulsion, confrontation et complicité, intérêt et convoitise pour la même proie.

Rock 'n' roll (Guillaume Canet)

note: 4Mais pourquoi t’as fait ça?! Les bibliothécaires - 4 novembre 2017

Dans Rock’n roll Guillaume Canet joue son propre rôle, et tout semble aller pour le mieux dans sa vie personnelle et professionnelle mais tout est remis en cause par une jeune comédienne qui lui reproche de ne pas faire assez rock. Et là tout bascule, le gendre idéal qu’incarne Guillaume Canet entame une métamorphose ; Guillaume se cherche une nouvelle jeunesse en passant par des solutions extrêmes qui auront à la fois des conséquences sur sa vie familiale et sur sa carrière.
Rock’n roll est une satire du monde du show business dans lequel des hommes et des femmes courent après leurs gloires passées. Guillaume Canet fait preuve d’autodérision avec cette version ridicule du couple qu’il forme avec Marion Cotillard. On est loin, très loin du glamour auquel ils nous ont habitués.

Une vie (Stéphane Brizé)

note: 4La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit Les bibliothécaires - 4 novembre 2017

Stéphane Brisé, réalisateur de la Loi du marché, s’attaque à l’adaptation du premier roman de Guy de Maupassant, publié en 1883.Jeanne, jeune aristocrate provinciale, à peine sortie du couvent retrouve le château-cocon de son enfance et des parents tendres et protecteurs. Ses perspectives d’avenir se limitent à réussir un beau mariage et fonder une famille.
Ses parents la laissent épouser le vicomte Julien de Lamare. Dés lors, la candide Jeanne vit les premières désillusions de sa vie d’adulte et l’intrigue progresse inexorablement vers des trahisons et des drames que le spectateur sent poindre.
La construction du film n’est pas linéaire et chronologique de manière à souligner le passage du temps. Le film est tissé de ruptures narratives, d’ellipses. Les flashbacks notamment illustrent parfaitement le ressassement de l’héroïne, le passé devenant un refuge face à la brutalité du présent. La représentation de la Nature omniprésente apparait également intéressante, à l’unisson de la psychologie de Jeanne. Le réalisateur exploite intensément les sons de la Nature.
Ce film est nimbé d’une grâce et d’une poésie absolue, incarnée par la présence singulière de Judith Chemla qui donne à Jeanne sa fraicheur et sa noirceur.

Her tape #1 (Her)

note: 5A la bonne Her Les bibliothécaires - 3 octobre 2017

Le disque de Her s’ouvre sur une ode aux femmes et à la féminité. Ce duo breton écrit des morceaux sensuels matinés de soul et d’une pointe d’électro pour donner langueur mais intensité.
Sur ce mini album, ils confrontent leur morceaux produits à leur verson live plus dépouillée.On y trouve d’ailleurs un belle reprise de Sam Cooke A Change is gonna come. C.G.

Cigarettes After Sex (Cigarettes After Sex)

note: 5L'amour, c'est comme une cigarette... Les bibliothécaires - 3 octobre 2017

Ambiance enfumée et sensuelle pour ces ballades de Cigarettes after sex. Rarement groupe n’aura si bien porté son nom tant l’ambiance suggestive habille chaque morceaux de cette album.
On trouve la même patte sonore sur chaque titre et néanmoins aucun sentiment de lassitude à l’écoute de cette pop intimiste. La voix est également troublante : celle d’un homme dont le timbre se rapproche de celui d’une femme. Sans grande surprise pour autant, cela parle d’amour et du souvenir de l’amour comme pour illustrer une comédie tristement romantique. C.G.