CINE-CLUB JEAN DOUCHET

Cycle Ingmar Bergman

Auteur d’une cinquantaine de longs-métrages réalisés entre 1946 et 2003, Ingmar Bergman occupe une place essentielle dans le patrimoine cinématographique mondial. Influencé aussi bien par le cinéma français des années 1930 que par le néoréalisme italien ou le romantisme allemand, le « magicien du Nord » n’a eu de cesse d’autopsier les rapports familiaux et amoureux, dévoilant ainsi sa passion pour les femmes – et les actrices – mais aussi sa lucidité face à la vie de couple et à la famille. Cette rétrospective en sept films propose de (re)découvrir une oeuvre protéiforme, parfois onirique (Le Septième Sceau, La Source), parfois légère (Sourires d’une nuit d’été), souvent tragique (Scènes de la vie conjugale, Sonate d’automne) où Bergman se révèle un formidable peintre des visages. Plus de six ans après la mort du cinéaste, son oeuvre reste indéniablement une référence majeure pour de nombreuses générations de réalisateurs, de Woody Allen à Pedro Almodóvar, de Philippe Garrel à Arnaud Desplechin en passant par Asghar Farhadi.

« Il est le seul cinéaste auquel je m’interdis de penser en faisant un film, sous peine de tout arrêter. » (Arnaud Desplechin)

« La grandeur de Bergman est tout entière dans sa compréhension vertigineuse de l’humain. » (Olivier Assayas)

« Il a fait les plus beaux plans du monde, parce qu’il sait tout du visage de l’acteur. » (Patrice Chéreau)

Jean Douchet animera ces séances avec sa pertinence et sa convivialité habituelles, en établissant, à l’issue du film, un dialogue avec les spectateurs autour de l’analyse de l’œuvre et de sa perception.

Jean Douchet est cinéaste, critique et enseignant : figure majeure de la cinéphilie depuis les années 60, il parcourt inlassablement les salles d’art & essai, les cinémathèques et les colloques pour faire entendre la voix du cinéma.

Programmation

  • Mardi 1er Octobre 2019 : Monika
  • Mardi 12 Novembre 2019 : Sourires d'une nuit d'été
  • Mardi 10  Décembre 2019 : Septième Sceau
  • Mardi 14 Janvier 2020 : Le silence
  • Mardi 25  Février 2020 : Persona
  • Mardi 17  Mars 2020 : Cris et chuchotements
  • Mardi 21  Avril 2020 : Sonate d'automne
  • Mardi 19  Mai 2020 : De la vie des marionnettes

Jean Douchet est une figure majeure de la cinéphilie. Il parcourt inlassablement les salles d’art & essai, les cinémathèques et les colloques pour faire entendre la voix du cinéma. Tous les films sont en copies numériques restaurées.

Un événement en collaboration avec le Centre des Arts

Projection au Centre des arts (12-14 rue de la Libération, Enghien)

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CYCLE BERGMAN : OCTOBRE

Monika (1953)

C’est avec ce film sorti en 1953 que Bergman explose sur la scène internationale. Adapté du roman naturaliste éponyme de Per Anders Folgeström, Monika fait scandale et se voit même taxé de pornographie à cause du corps nu de son actrice Harriet Andersson : affranchie, sensuelle, cette dernière a véritablement frappé les esprits avec son célèbre regard-caméra qui marquera les futurs cinéastes de la Nouvelle Vague.

durée : 98 minutes

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CYCLE BERGMAN : NOVEMBRE

Sourires d'une nuit d'été (1955)

Suède, 1900. De grands bourgeois et leurs domestiques sont pris dans une intrigue amoureuse, dont ils essaient de démêler les joies et les peines.

Tourné en seulement 55 jours, Sourires d’une nuit d’été joue habilement avec l’héritage théâtral européen : on y retrouve notamment l’influence des comédies shakespeariennes – Songe d’une nuit d’été en tête –, du fameux Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux ou des vaudevilles à la Feydeau. Le résultat est un film atypique et hilarant, à mi-chemin entre la comédie de mœurs, la tragédie et le surréalisme.

durée : 1h49

 

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CYCLE BERGMAN : DÉCEMBRE

Le septième sceau (1957)

Une chevalier cherche des réponses aux mystères de la Vie, de la Mort, de Dieu, tout en jouant avec la Grande Faucheuse pendant que la Peste Noire fait des ravages.

Ce film est, selon le cinéaste, « une allégorie dont le thème est fort simple : l’homme, sa recherche éternelle de Dieu, avec la mort pour seule certitude. » Le point de départ du Septième Sceau est à la fois spirituel et esthétique ; Bergman part d’un psaume tiré de l’Apocalypse selon saint Jean – qui donne notamment son nom au film – et d’une peinture du Suédois Albertus Pictor intitulée La Mort jouant aux échecs. La quête métaphysique du héros se pare alors d’une esthétique très médiévale, aux confins du fantastique, à travers une succession de tableaux de genre.

Prix spécial du Jury Cannes 1957

durée : 1h36

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CYCLE BERGMAN : JANVIER

Le Silence (1963)

Deux sœurs, Ester et Anna, voyagent en Europe centrale à la veille de la guerre.

Considéré comme l’un des films les plus sexuellement provocants de Bergman, Le Silence conte le récit de trois solitudes évoluant dans un univers spirituel vide et incompréhensible pour elles – il s’agit du dernier volet de sa trilogie sur « l’absence de Dieu ». Une sensation d’oppression se dégage durant tout le film, renforcée par l’effet de huis clos. Le Silence est un film d’une grande noirceur que vient toutefois contrebalancer le personnage de Johan, petite lueur d’espoir et premier pas vers une forme de communication entre les êtres.

durée : 1h36

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CYCLE BERGMAN : FÉVRIER

Persona (1966)

Une infirmière, qui s'occupe d'une actrice devenue muette, voit sa personnalité s'altérer dans une relation fusionnelle...

À travers ces deux personnages féminins, Bergman multiplie les expérimentations cinématographiques pour jouer sur les notions de dédoublement et d’opposition, à la fois sur le plan physique et mental. Le thème de la psychanalyse est ainsi présent tout au long du film ; la persona désigne le masque social revêtu par une personne au quotidien, en conflit permanent avec le subconscient – désigné par le terme alma, qui est ici le prénom de Bibi Andersson dans le film. Bergman réalise ici une œuvre audacieuse aux multiples lectures.

durée : 1h25

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CYCLE BERGMAN : MARS

Cris et chuchotements (1972)

Karin et Maria se relaient au chevet de leur soeur Agnes, atteinte d’un cancer incurable. Sa servante Anna, qui entretient avec sa maîtresse une relation privilégiée, tente elle aussi d’apaiser les souffrances de la malade...

Sorti en 1972, Cris et chuchotements a fait l’effet d’une véritable bombe dans le paysage cinématographique mondial. Bergman dresse un portrait de quatre femmes, d’une violence rarement atteinte, contrebalancé par un sens inégalé de l’esthétisme. Le cinéaste aborde une nouvelle fois ses thèmes de prédilection : la déliquescence de la famille, la prégnance des conventions sociales, l’omniprésence du corps et in fine de la mort – obsession ultime du cinéaste. Peinture sans concession de la condition féminine portée par un grand quatuor d’actrices, Cris et chuchotements est un chef-d’oeuvre absolu !

durée : 1h36

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CYCLE BERGMAN : AVRIL

Sonate d'Automne (1972)

Charlotte, ancienne pianiste célèbre, passe quelques jours chez sa fille Eva, qu’elle n’a pas vue depuis sept ans. Les retrouvailles entre mère et fille vont vite tourner au règlement de comptes…

Malgré un tournage assez difficile – les relations entre les deux Bergman sont plutôt tendues –, Sonate d’automne est une formidable confrontation en huis-clos entre une mère et sa fille, une déconstruction bouleversante de la traditionnelle dévotion maternelle. La froideur des sentiments est en constante opposition avec la chaleur des couleurs automnales du film, et son éclairage à la Vermeer. Ingrid Bergman et Liv Ullmann livrent toutes deux une incroyable performance d’actrice

durée : 1h39

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CYCLE BERGMAN : MAI

De la vie des marionnettes (1980)

Une nuit, Peter Egerman, petit bourgeois respectable, commet un crime particulièrement sordide sur une prostituée.

De la vie des marionnettes est une merveille de construction filmique mêlant différentes strates temporelles, alternant entre la confession face caméra, la reconstitution « classique » des événements, le tout enveloppé par une voix off. Ce film a des allures de puzzle psychanalytique : pièce après pièce, le cinéaste essaie de mieux cerner la personnalité du tueur. Comptant parmi les œuvres préférées de Bergman, De la vie des marionnettes est une brillante variation sur l’échec du couple et le sentiment de mal-être chronique, où semblent résonner toutes les angoisses existentielles du maître suédois.

durée : 1h44

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